Compte-rendu de l’AP du #405 mars (9 avril 2017) Anniversaire de NDG

 

 

C’était ce dimanche l’AP anniversaire de Nuit Debout Grenoble (NDG). Après un petit JT, on a un peu parlé de ce qu’est ou était Nuit Debout Grenoble. Nous étions une cinquantaine, selon les chiffres de la police. Les prises de parole ont été nombreuses. Je n’ai pas pu tout prendre en note mais voilà grosso modo ce qu’il s’est dit : (chaque « – » est un(e) intervenant(e) différent(e)

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-Retour sur la journée du 31 mars 2016, sur ce qu’elle a été et sur comment elle s’est terminée.

Il faut prendre en main nos vies.

-Je suis arrivée à ND, le camp était déjà installé. Je venais de Metz. A Metz, dès le début, c’était mal parti. Peu de monde. Problèmes entre différents groupes voulant récupérer le mouvement. Propos antisémites. Mouvement cassé mais les luttes ont continué.

A Grenoble j’ai pu rentrer dans le mouvement.

-Joyeux anniversaire nuit debout. Anniversaire de la fin du PS au profit de Mélenchon, Poutou ou autres.

Nuit debout, l’an passé il y avait beaucoup de monde. Belle lutte et belles rencontres. A bas le système.

-Nuit debout m’a permis de rencontrer pleins de gens différents. C’est une richesse. Il y a de la confiance même si parfois il y a aussi des conflits.

-J’ai découvert la vraie démocratie à Nuit debout. Le pouvoir au peuple pour prendre en main l’avenir.

-Un jour une action était prévue, le rdv était secret .C’était devant la bobine, nous étions 4. Nous voulions occuper le Medef mais à 4 ça faisait un peu court. En plus c’était samedi, le Medef était fermé. Le même jour il y a eu le pique nique à Carrefour qui fût une réussite.

Il y avait de l’effervescence.

-Le jour de la course de la résistance (8 mai) il y avait des participants à ND. On les a soutenus au départ et tout le long du parcours. Un gros travail avait été fait : panneaux, tracts, maquillage, etc. Certains des Roms qui étaient en face du camp sont venus tracté avec nous.

Nous faisions société.

-J’étais très investi sur le campement il y a eu des moments durs mais aussi des moments très bien.

J’ai participé à des mouvements style CPE, etc. Mais avec ND les gens se sont retrouvés, cela a créé de la cohérence. On avançait ensemble.

-On n’a pas parlé de la manif le jour du 49.3. On est parti à pied, à environ 200 personnes de la MC2 . Beaucoup de monde nous à rejoint en cours de route, nous étions de plus en plus nombreux. C’était une manif plutôt festive. Puis il y a eu la répression violente de la police.

Suite à cette manif il y eu des débats à ND sur violence/non violence. Ce sont des moments marquants.

-Si les gens ne se souviennent pas de nous, moi je me souviens de vous. Ce mouvement m’a poussé à réfléchir.

-Nous avons planté des graines et donné de l’énergie et de l’espoir.

-La première fois que je suis venu à ND, il y avait les tentes.

-J’ai toujours été très bien accueilli a ND. J’ai donné de mon temps, je ramassais ce qui étais par terre. Face à la police, j’étais avec vous même si je ne pouvais pas être face à la police. J’étais inquiet pour vous. Maintenant quand je vois un sdf ou une personne seule, je lui parle et ne passe pas à coté.

-Lecture d’un poème de Vladimir Maïakowski « 150 millions » :

http://cpc.cx/j4H

-Ce dont je me souviens, c’est la bonne nourriture, merci à la cantine. Je regrette que pas assez de personnes ne soient restées pour dormir sur place. Des gens ne nous ont pas rejoint même si ils étaient proche de nous.

On a gagné à vivre ces moments-là.

-Je vous aime.

-Mes souvenirs, la soirée pizza avec les enfants du campement.

-Occupation de la MC2 avec les intermittents.

-On a failli se faire le local du PS.

-Le cortège de la CGT avec la sono, etc. Il y avait beaucoup de monde. Le début de quelque chose.

Je milite depuis longtemps et dans ma vie de militant, ND à été très importante pour moi.

Beaucoup de tolérance dans les rapports militants. Tout le monde pouvait s’exprimer. Faire du commun, ces expériences m’ont marquées pour toujours.

Il faut suivre ce qui se passe en Guyane en ce moment.

Pas de tribun suprême, ça changera par en bas.

-ND est un acquis ; c’est une palette militante. Le vécu de ND participe d’un pas en avant. La révolution se prépare.

-Après les discussions du 10/05 sur la violence, j’ai eu des discutions longtemps après sur ce sujet. Les positions avaient évolué de part et d’autres. Il y a différentes manières de lutter mais on se retrouvera.

-Ça fait trop plaisir d’être là, certains visages me sont familiers mais d’autres pas. L’an passé je passais mon bac et je me suis trouvée là. Le lieu s’est transformé, j’ai plein de souvenirs. Il y a eu plein de choses construites.

Pour moi la politique a commencé par ce lieu de vie.

-J’ai rencontré des sdf et des roms prenant pars au mouvement. Il y avait des problèmes sur le camp parfois. Même après le campement, nous étions toujours ensemble. Nuit debout me tient debout.

-Je suis allée à ND Paris cet hiver. Puis à l’anniversaire le 2 avril. C’est dommage le micro tournait toujours entre les mêmes personnes. J’ai pris la parole, une caméra de média s’est mise sous mon nez, ça m’a gênée. ND ne se construit pas à travers un écran.

J’ai grandi grâce à vous.

-Le sujet qui me tient à cœur, c’est le sort réservé aux chibanis. Rien n’a été fait.

-ND nous a éveillé. C’est la chose la plus sensée de ma vie. Je vous remercie. Je vais revenir.

L’état c’est nous, il faut continuer. Il faut débattre et plus s’investir. J’ai repris ma vie en main.

-Un point financier est fait sur la caisse de ND.

-C’est une expérience sociétale. Liberté organisationelle. Il ya eu beaucoup de mobilisation. Il y a le besoin de s’organiser.

-Ce qui fait peur ce sont les coups, les flics et la justice qui exerce de la violence aussi. Quelle attitude adopter face aux flics ? Comment faire face aux violences policières ? Répondre aux armes par l’intelligence collective.

-Le 7 mai appel à manif à 20h02.

-Ce qui est important c’est ce qui est partageable.

-S’informer par des médias indépendants : HARO, ICI GRENOBLE, INDYMEDIA GRENOBLE, LE TAMIS, LE CRIC.

-La rébellion est différente de la révolution. On est juste des esclaves.

-ND est un brouillon, on s’est autorisé à être libres. Notre rôle a été de faire connaître les luttes. On n’a pas eu assez de liens avec les ND d’ailleurs.

-Que fait-on de ND ? Besoin de ND dans les semaines à venir.

-Il faut répondre à l’urgence mais aussi travailler sur le long terme. Il faut s’organiser par quartier et s’impliquer sur la durée.

-Faire de la culture. Peu de différences entre la culture et la politique.

-En étant un militant politique, on ne peut pas faire de proposition à ND.

-Que faisons-nous? Nous sommes 10 à tenir le mouvement. On va rester pour les semaines à venir.

NDG permet la connexion avec les milieux militants.

-Il y a une seconde assemblée des communs en juin. ND peut participer.

-Il faut avancer sur les questions de notre époque. Envisager une plateforme de revendications. Avoir 20-30 revendications, avoir une base de travail.

-Indépendance complète de ND.

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Pour résumer : envie de continuer.

Participer et aider les luttes.

Assemblées thématiques.

Retourner dans l’espace public.

Plateforme de revendications.

Agir par quartier ?

Prochaine assemblée le jeudi 20 avril ,place St-Bruno, à 19h (coté square).

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