CR de l’Assemblée Populaire du #63Mars – 02 mai 2016

Retour des commissions
Commission action → tractage rue Alsace-Lorraine, plutôt positif mais avec des gens agressifs (amalgame avec Staline, fainéant…). Retour radio news.fm intéressant, remerciements.
Appel de Grenoble: quel stratégie à cours terme? Avoir les numéros des députés.
Faire pression sur les communes environnantes pour les inciter à ce positionner contre la loi travail. S’imposer dans les conseils municipaux qui sont pour la loi travail.
Évènement Paris: ça chauffe, probabilité d’intervention militaire ce soir (02/05).
Débat intermittence et précaire:
– Intervention sur l’historique (création de caisse de solidarité, 1958 gestion des caisses avec le patronat, salaire sur le temps déclaré pour les artistes (pas les répétitions) > compensé par l’assurance chômage, le patronat remet en cause la logique du salariat),
-années 90 débat entre CGT et CIP sur des postes pérennes dans le spectacle. La généralisation de la précarité dans le spectacle a impliqué la recherche de solutions (Elargir le périmètre de droit). La CFDT est contre l’intermittence (caisse a part) > c’est ce qui se dessine. Les employeurs sont content d’avoir des professionnels du spectacle disponible tout le temps. 75% des intermittents gagnent moins de 1800 euro par mois. Le medef se bat pour supprimer ce régime (souhait d’indemnités dégressives). Le CIP s’est battu pour le droit rechargeable. Baisse des cotisations par les gouvernements > création de déficit (dont les caisses des intermittents) > solution libéral = rogner des droits des intermittents.
Prises de parole:
-info et questionnement sur les régimes d’assurance chômage.-
-juridique: infos sur les négociations unedic: les patrons et salariés ont négocié par rapport a une lettre de cadrage définie par le medef et la cfdt. Accord conclu entre partenaire sociaux plutôt bon: closes de rattrapes, généralisation du cachet de 12 heures, les heures d’enseignement sont prises en comptes maintenant, le congés maternités permet de garder le statut d’intermittent. Mais augmentations des cotisations de 1% des employeurs du secteur culturel. Le medef menace de se retirer des négociations.
-actions: occupation de la mc2: la direction s’est opposé a l’occupation de nuit, il est donc possible de réaliser une occupation de jour dans la salle de la cantine de la mc2. Demande de mise à dispo de la salle attenante à la cantine a la mairie et la mc2. Demande de visibilité auprès des spectateurs avant ou après les spectacle. Ils visent/s’attendent au rapport de force pour l’avenir. Souhait d’agir avec nuit debout.
Prise de parole:
-Réaction sur le droit au salaire des intermittents
-question sur la position de Pierre Gattaz et la stratégie a avoir.
-question sur le travail à plein temps, découpler le travail du salaire. Si on doit être flexible alors droit a une assurance monétaire.
-Libérer du temps, rapport au travail, avoir du temps pour réfléchir. Accord intermittent / ne pas tomber dans le panneaux d’une logique comptable (faux débat), les grandes entreprises payent peu d’impôt (évasion fiscale) reprendre le contrôle sur la fiscalité. Souhait de baisser massivement le temps de travail.
-Droit rechargeable: épuiser ses droits pour pouvoir en avoir de nouveaux (Nécessité des précisions pour le compte rendu…)
-socialisation du salaire: ca ouvre des espaces de création, de réflexions.
-récupérer du temps est super important > salaire à vie = choisir quant on veut travailler. C’est attaquer le capitalisme.
-salaire à vie pour les jeunes
salaire à vie : pas d’accord, ce n’est pas comprendre ce qu’est le capitalisme, avoir un débat sur la création de valeur, sur-valeur définie par K. Marx
– débat sur le salaire à vie de Bernard Friot : toute activité est créatrice de richesses, ont doit récupérer les moyens de productions >remises en cause du capitalisme. Trouver 40 milliard pour financer le salaire à vie dans le cadre du capitalisme.
-Marx à écrit en Angleterre au 19eme, on doit donc le réinterpréter et le repenser.
Appel de Grenoble: texte à venir
lecture de l’appel de Grenoble.

Réponse à l’appel de Grenoble des 61 et 62 Mars (anciennement 30 avril et 1er mai 2016).

Préambule

Depuis le 40 mars (anciennement 09 avril 2016), Nuit Debout à Grenoble occupe l’espace public devant la MC2. Les rencontres entre les hommes et les femmes debout qui s’y déroulent ont montré la diversité de ceux et celles qui veulent agir dès maintenant pour la réalisation de mondes nouveaux. Suite à l’appel de Grenoble, discuté par plusieurs villes le week-end des 61 et 62 mars (30 avril et 1er mai 2016), il apparaît primordial que Nuit Debout se dote d’un outil appropriable par toutes et tous prenant en compte les spécificités de chaque Nuit Debout dans le respect de leur localité, de leur autonomie, de leur liberté.

Cet outil textuel itératif se compose de différentes briques déplaçables, modifiables, ajoutables, qui prennent comme point de départ un début de réponse aux cinq questions posées par l’appel de Grenoble. Nous proposons que ce texte soit lu et discuté dans toutes les assemblées Nuit Debout puis retravaillé, complété, trituré lors des rencontres de convergence de Nuit Debout qui se tiendront chaque week-end.

Notre volonté est d’inventer ensemble cet outil commun qui nous manque aujourd’hui pour réussir à mettre en situation permanente dans l’espace et dans le temps Nuit Debout. L’objectif est de permettre à toutes et tous d’exister dans le processus continu de convergence puis d’union, à la fois des luttes menées et des diversités des moyens d’agir. Il s’agit de dépasser l’idée d’un consensus inhabitable pour parvenir ensemble à la réalisation ici habitable de notre devenir.

La problématique du campement des Nuits Debout.

Nous avons discuté des occupations respectives des espaces publics. A Paris, Toulouse, Lyon, Aix-en-Provence et Marseille, l’occupation est temporaire afin d’organiser des temps d’assemblées populaires et de commissions. A Grenoble, un campement permanent a été construit. Tenir un lieu au quotidien demande de la détermination, entraîne de la fatigue et fait émerger de nouvelles problématiques. Mais cela permet également de ré-insuffler de la politique dans le quotidien pour commencer à transformer nos rapports sociaux dès maintenant. Le campement est un grand espace d’expérimentation et de politisation, qui permet d’avoir du temps et les moyens de déconstruire et d’analyser nos vies.

Quelle stratégie à court terme pour le retrait du projet de loi travail ?

Nous poursuivons la lutte de manière déterminée en organisant de nouvelles actions et des manifestations locales et nationales. Les député.e.s et futur.e.s candidat.e.s aux législatives seront interpellé.e.s personnellement pour qu’ils ou elles se positionnent clairement contre ce projet de loi. Nous exigerons des pouvoirs locaux (conseils municipaux et métropolitains) qu’ils adoptent des prises de position contre la loi travail, l’austérité et la précarité. Nous envisageons s’il le faut de mener des actions d’occupation des CCI, des locaux parlementaires et de toutes les institutions. Enfin, des actions de blocage économique seront lancées dans le cadre d’échanges et de coordinations entre les différentes Nuits Debout, les syndicats et les associations.

Quelles réactions coordonnées face aux violences policières et à l’état d’urgence ?

Nous avons tous vécu ou constaté ces dernières semaines que le pouvoir utilise la police et la gendarmerie pour la défense des intérêts des dominants et dans le but de décrédibiliser injustement notre mouvement. Nous dénonçons vivement toutes les violences policières envers les manifestants du mouvement social et envers les habitants des quartiers populaires qui vivent ces violences au quotidien. Nous dénonçons aussi le régime d’état d’urgence qui, ne l’oublions pas, a historiquement une origine coloniale. Nous pensons que l’organisation et l’existence même des forces de police sont à remettre en cause : elles sont aujourd’hui instrumentalisées par les détenteurs des pouvoirs économique, politique et médiatique. Nous affirmons enfin notre droit légitime de nous rassembler et de nous exprimer dans l’espace public.

Quelles conditions d’une convergence avec les quartiers populaires, les organisations syndicales et toutes les luttes révolutionnaires ?

Au-delà de la loi travail et son monde, nous voulons revoir la notion même de travail, refuser la propriété lucrative pour une propriété d’usage, combattre le capitalisme et toutes les formes d’exploitation et de domination des humains et du vivant en général. Nous condamnons l’identification des individus en fonction de leur statut social, de leur travail ou de leurs revenus. Nous refusons les élites, le patriarcat, le régime parlementaire et les discriminations sous toutes ses formes.

Comment articuler nos moyens d’action entre citoyennisme, activisme radical et désobéissance civile ?

Ne nous leurrons pas, l’insurrection est là, elle découle d’un mécontentement global qui fait émerger des formes d’action et de protestation composites. Nous avons tendance à catégoriser et juger ces formes d’action, mais gardons à l’esprit que ces catégories pourraient nous diviser alors que nous devrions multiplier, diversifier et inventer des moyens de lutte dont les objectifs sont précis et en accord avec les revendications de tous ces mouvements qui nous constituent. A l’heure où l’unité sera notre seule force face aux oppressions croissantes dont chacun et chacune fait face à chaque instant, donnons-nous les outils qui permettent de nous regrouper et d’incarner une réelle puissance sociétale. Imaginons une école populaire technico-pratique à partir de nos expériences et ainsi lutter plus efficacement. Démultiplions nos rencontres dans les différentes villes.

Comment organiser un processus constituant populaire, faut-il aller vers la chute de la 5ème République ?

Nous nous organisons en vue de la destitution de l’État représentatif et libéral actuel et appelons à un processus instituant une nouvelle constitution et une réelle démocratie.

Un processus constituant est proposé à Toulouse, suffisamment avancé. Il vise à permettre une écriture directe d’une constitution par les assemblées « Nuit Debout ». Il semble intéressant que l’ensemble des Nuits Debout qui le souhaitent procèdent à un test de ce processus à l’échelle de son assemblée. Ceci afin d’améliorer le processus, en vue de le mettre en œuvre à l’échelle nationale des Nuits Debout. Nous appelons l’ensemble des assemblées populaires qui le souhaitent à tester ce processus en local avant la fin de l’été afin d’être en mesure de le mettre en place nationalement à l’automne.

L’appel de Toulouse est lancé pour le week-end du 68 et 69 Mars (anciennement 07 et 08 mai 2016) : toutes les Nuits Debout qui le souhaitent sont appelées à y converger, pour se rencontrer et continuer de construire ensemble perspectives, actions et solutions communes.

Interventions:
-pleins d’idées qui partent dans tout les sens, nécessite un débat sur la sortie du capitalisme.
Aller vers une société sans argent.
-reportage de radio canut se soir, invitation a prises de paroles et raconter expériences.
-risque de se faire virer se soir par la préfecture (à Paris c’est le bordel, occupation illégal à Grenoble, donc…). La mairie fait pression pour arrêter le camps la semaine (sauf les week-ends).
-proposition atelier “harcèlement policier et électronique”
-proposition création commissions (blocage au Havre (flux économique)) pour blocage total à Grenoble le 23 mai.
-peuple syrien: demande de mobilisation (des syriens de Grenoble) contre les bombardements. Lecture d’un appel> demande de vote sur l’appel pour signature = nuit debout signe le texte.
-Y’a pas que la Syrie, faut penser aux autres aussi.
-infos: demain 15 19 heure conférence “parlons du travail” sur le campus, thematique sur l’anti travail a avoir (en débat). Bshm salle 20
-com animation: leur pler pour organiser des débats si on a envie.
-poème raconté en direct sur la Palestine.
-travail avec des syndicat, des associations pour faire vivre nuit debout. Idée de faire un bal populaire sur la mc2.
-le capitalisme: économie US basé sur l’armement, il fait tourner toute la machine économique.
Retour sur l’expérience Podemos: agir diffusément pour pouvoir réoccuper en masse plus tard.
-appel de Grenoble: choqué par le terme “zone d’exclusion aérienne en Syrie” > pourquoi défendre l’interventionnisme français la bas ?
-lecture d’un poème sur la police.
-intervention sur la critique du Tafta (poulet chloré, Ogm). Mais où on va ?
-dans le Vercors, nuit debout a Villars de Lans à partir de mercredi matin sur le marché, demande d’intervention de grenoblois en soutien.
Calendrier_MG_0050_2
Lundi prochain AG des intermittents
 
Lancement des commissions:
com animateurs : redéfinir le fonctionnement de l’AG
com groupe de réflexions sur le fond de nuit debout.
com lieu de vie
com communication
com auto-défense populaire
com cabane
 
Retour de la commission animation
proposition de modifier la structure des assemblées populaires, mettre la parole libre à la fin, apres les commissions.
-laisser la parole libre après le débat
-garder la parole libre à un moment important car c’est une force de nuit debout, ne pas chercher a réglementer a tout prix les assemblées
Animation, pense que la parole libre n’est pas vraiment libre. C’est souvent les même personnes peu de filles s’expriment, souhaitent le mettre a 20h30 pour la laisser libre … toute la nuit si on veut.
-je reviens sur l’opposition parole libre vs temps de débat, problème de la succession de monologue. Réfléchissons tous ensemble
-contre la parole libre à la fin de l’assemblée, ce serai méprisant a l’égar de ceux qui ont des choses a dire.
Animation: on ne veut pas supprimer ce temps mais ça permettrai de mettre plus l’accent sur les comissions qui sont un espace plus prévilegié pour que tout le monde s’exprime.
– Merci aux animateurs, c’est un rôle pas évident et c’est bien que ce soit chaque fois des personnes différentes. Ne restez pas neutre dans votre rôle.
– Parole libre = monologue, moi je trouve ça bien, ça permet a des gens de se sentir exister.
– Proposition de faire le retour de comissions le lendemain
– proposition de mettre un cadre, 3 min 2 x par Assemblée populaire.
Demain on vote pour la forme des AG
 
Retour de la commission du « fond » de nuit debout
Nuit debout Grenoble est un mouvement ouvert a tous, en prenant garde que les personnes parlent en leur nom et pas au nom d’une étiquette.
Reflexion sur le capitalisme, qu’est-ce qu’on peu en garder, avis très differents, rôle du travail, le supprimer, l’ammenager, l’argent…
Proposition: profiter de la réflexion de Francis Cousin, pour projection
reste a parler de problème d’environnement et de développement
– intervention pour parler de l’implication possible de Cousin dans un mouvement d’extreme droite
réponse: effectivement il parle avec égalité et reconciliation mais ça ne veut pas dire qu’il partage leurs idées
– intervention, la limite c’est le fascisme , je suis contre , egalité et reconciliation, moi je ne veux pas donner la parole à des citoyens fasciste.
on va pas se mélanger avec ces gens la, je suis contre.
Conclusion: a discuter avec la commission animation pour les projections.
 
Appel de grenoble
modification de quelques mots
on echange avec toulouse pour la finalisation du texte.
 

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