Expression libre


thjh

Pour vous exprimer, laissez un commentaire à la fin de cette page
Cela sera modéré dès que possible…

 



Haro :

Souvenez-vous, c’était le 23 juin dernier, chaude journée de lutte contre la loi travail et répression musclée. 6 personnes avaient été arrêtées. Haro avait livré un récit en 4 rounds :

Round 1- Blocage de la Presqu’île scientifique – La France qui se lève tôt
Round 2-Manif de jour
Round 3- Manif de nuit – Les flics s’en donnent à coeur joie
Round 4- Prison ferme, perquisitions, interdiction de manifester – Suivi de la répression

Parmi les interpellés, Romain et Damien* avaient refusé d’être jugés en comparution immédiate. Après quatre mois obligés de pointer au commissariat 2 jours par semaine – l’un étant interdit de se rendre à Grenoble, l’autre de participer à tout rassemblement ou manifestation – ils sont passés tous les deux en procès ce lundi 7 novembre.

Initialement, ils étaient accusés de jet de projectiles sur les forces de l’ordre et de jet de projectiles sur une banque. Malgré les allégations de la procureure dans ce sens (elle a requis 4 mois de prison), la justice, faute de preuves, n’a pas pu leur faire endosser la responsabilité de ces actes (qu’ils n’ont pas commis). Qu’à cela ne tiennent : ils ont tout de même été condamnés à 105 heures de travaux d’intérêts généraux, en vertu de l’article 222-14-2 du code pénal :

« Le fait pour une personne de participer sciemment à un groupement, même formé de façon temporaire, en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, de violences volontaires contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende. »

Cet article issu de la loi du 2 mars 2010 « renforçant la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d’une mission de service public », permet de condamner des personnes participant à un rassemblement où des actes délictueux sont commis, même si elles n’ont personnellement commis aucun délit. On voit l’intérêt pour l’Etat de telles dispositions légales en période de mouvement social.

C’est la première fois que Romain était arrêté et qu’il passait 36 heures en garde à vue. Il a ressenti le besoin de mettre des mots sur cette expérience. Le texte qu’il nous envoie a été terminé la veille de son procès. On le partage avec vous parce qu’il nous a touché. Loin des fanfaronnades militantes, il dit la peur, le doute et la sollitude qui nous envahissent lorsque les griffes du pouvoir se referment sur nous. Le texte a été publié ici : https://haro-grenoble.info/spip.php?article142

Nous publions également un compte-rendu de son procès écrit par l’intéressé : https://haro-grenoble.info/spip.php?article144

On vous invite également à jeter un oeil au blog que Romain tient avec un (ou une ?) ami-e : https://copiequonforme.wordpress.com/


Haro ! > Les dessous de la cuvette > Condamné, Le Postillon fait appel

Condamné, Le Postillon fait appel communiqué de presse

lundi 26 septembre 2016

Il y a deux mois, nous avions interrogé le Postillon à l’occasion de son procès intenté par Christophe Ferrari, président de la Métro, pour injures et diffamation. Le rendu vient de tomber : le journal est reconnu coupable et condamné à payer 6900 €. Les vilains garnements du Postillon ont décidé de faire appel. Nous reproduisons ci-dessous leur communiqué. La liberté de la presse ne s’use que si on ne se bat pas !

« Le Postillon est reconnu coupable ». On l’attendait avec impatience, le jugement rendu ce lundi 26 septembre 2016 à Grenoble. Notre journal était attaqué pour injure et diffamation par le maire de Pont-de-Claix et président de la métropole, Christophe Ferrari, et sa directrice de cabinet à la mairie, Yveline Denat. Le procès avait eu lieu le 29 juin et les juges s’étaient donné l’été pour réfléchir.

Mais ce 26 septembre, la juge qui lisait le rendu n’y mettait pas beaucoup d’entrain. En 49 secondes, le Postillon et son directeur de publication ont été déclarés « coupables » et condamnés à verser « 2 000 euros d’amende, dont 1 000 avec sursis », à « publier en une du journal et sur son site internet le jugement », à verser également « 2 000 euros de dommages-intérêts à Yveline Denat », plus « 1 500 euros de dommages-intérêts à Christophe Ferrari », plus « 1 200 euros chacun pour le remboursement de leurs frais de justice ». Vous pouvez sortir vos calculettes : ça fait 6 900 euros, plus 1 000 euros avec sursis. C’est pas rien : ça correspond à 2 300 Postillons vendus cash – et encore heureusement qu’on vient d’augmenter le tarif à trois euros.

Quelque chose clochait, et pas seulement le ton trop neutre de la juge. D’abord l’amende pénale est étonnante. Il est rare que le tribunal aille au-delà des réquisitions du parquet, et dans notre cas la procureure n’avait rien requis contre nous.

Et puis il y a une demande des plaignants à laquelle le tribunal n’a pas accédé : « l’exécution provisoire », c’est-à-dire que notre journal n’est pas obligé de publier le jugement en une avant la fin de la procédure. Si nous faisons appel, nos lecteurs ne sauront rien de notre condamnation initiale. On l’a vu comme une invitation à retenter notre chance.

Enfin ce qui nous surprend le plus, c’est d’être déclarés « coupables » suite à la façon dont s’est déroulé le procès.

On n’a jamais été objectifs, et là encore moins, mais franchement notre avocat, Me Steinmann, avait fait ce 29 juin une plaidoirie qui déchirait tout. Faut dire qu’on lui avait facilité la tâche, obligeant Ferrari et Denat à changer de ligne d’attaque. Dans les citations à comparaître, ils arguaient que les éléments à charge présents dans notre article « Le système Ferrari à plein régime » (Le Postillon n°33) étaient issus de « prétendus témoignages ». Sous-entendu : nous aurions tout inventé pour nous payer le président de la Métropole. Comme les fonctionnaires tenus au « devoir de réserve » n’ont pas le droit de témoigner publiquement sous peine de sanction, ils pensaient pouvoir tenir cette accusation. Une tactique qui n’a pas fonctionné : pour le procès, nous avons présenté une dizaine d’attestations d’anciens agents de la mairie de Pont-de-Claix, à la retraite ou partis travailler ailleurs. Ces témoignages – dont certains étaient accompagnés de longs textes écrits plusieurs années auparavant pour alerter sur la situation – confirmaient largement les éléments à charge présents dans notre article. Notre avocat souligna même qu’au vu de ces documents, nous avions fait preuve d’une « grande prudence ».

Comme l’avocat des plaignants, Me Supplisson, ne pouvait plus affirmer qu’on avait tout inventé, il chargea ceux qui avaient relaté leur souffrance au travail, en prétendant qu’il s’agissait de « mécontents » et « d’aigris du système qui se défoulent ». À court d’arguments, il en était réduit à fustiger également la non-signature des textes dans notre journal, prétendant qu’on était un « journal à cagoules », comme peuvent le confirmer les milliers de personnes nous ayant déjà vu vendre notre journal à la criée, tête nue.

Devant cette faiblesse de la partie adverse, et la démonstration de notre avocat, on s’attendait donc légitimement à une issue positive. On ne peut pas encore expliquer cette incongruité : nous n’avons pas encore pu lire les motivations du tribunal sur ce jugement.

Mais nous pensons à cette juge, qui a rendu le verdict en quarante-neuf secondes de cette voix sans conviction. En janvier 2015, sans doute était-elle Charlie. Peut-être a-t-elle mis des posts sur Facebook sur la liberté de la presse et le droit à la caricature. Peut-être a-t-elle même donné de l’argent pour sauver la presse indépendante.

Et quelques mois plus tard, voilà qu’elle condamne le seul journal papier indépendant de Grenoble et sa région. Alors c’est sûr : depuis Charlie, il y a eu Paris, Nice, Saint-Etienne-du-Rouvray, et ils sont loin maintenant les dessins de stylos et de kalachnikovs, et les déclarations d’amour à la satire. Mais quand même : ça doit relever d’une certaine dissonance cognitive, voire même d’une vraie souffrance au travail, d’énoncer un tel jugement.

Alors pour elle, mais aussi pour Ferrari et Denat, qui eux aussi ont été « Charlie », et se déclarent à l’occasion « extrêmement respectueux de la presse et de la caricature », nous faisons appel de cette décision. Parce que la justice, et Le Postillon, méritent mieux que ça.

A Grenoble, le 26 septembre 2016,
Le service juridique du Postillon

PS : La meilleure manière de nous soutenir est, on le répète, de nous fournir des informations et de nous acheter. À ce propos, le numéro n°37 est sorti depuis trois jours et est disponible chez tous les bons buralistes (http://www.lepostillon.org/-Octobre-2016-.html). La parole à notre meilleur commercial, Jérôme Safar, qui le 24 septembre écrivait sur sa page Facebook :

« Dire que je suis super fan du journal en question serait assez exagéré même s’il est beaucoup plus drôle à lire quand on est dans l’opposition… mais là… je ne peux que vous inciter à le lire et vous verrez ainsi comment aujourd’hui une première adjointe travaille sérieusement sur le dossier du « plan de sauvegarde ». Pour moins que ça on a réclamé des démissions ! »

 Claire

11 juin
à lire en AP à ma place tout le texte qui suit jusqu’en bas, mon nom peut être mentionner :
je peux pas être aux AP avant mercredi.
Les services techniques de la mairie viennent lundi matin enlever les poubelles et sacs pleins d’excréments laissés aux abords des anciennes toilettes sèches.
Lundi, lorsque les employés des services techniques se seront salis à déplacer des poubelles intransportables et auront respirer l’odeur irrespirable, Nuit Debout Grenoble (nous tous) aura mérité l’image que les Services Techniques se feront de nous à l’occasion de cette corvée.
Killian a déplacé les poubelles en les faisant glisser précautionneusement pour éviter tout renversement) pour que tout ça paraisse plus ordonné. 
Chaque poubelle est insoulevable même à deux personnes. Elles sont gorgées d’eau de pluie car les couvercles étaient trop petits.
Il serait sage de songer à être là lundi matin pour épauler les services techniques de la mairie.
leur proposer toute solution pouvant les aider et même un coup de maain et au moins la présence pour qu’ils comprennent qu’on est au courant de la nuisance et de la corvée.
il faut sans doute leur moyens techniques : intransportable en voiture ou camionette fermée à cause de l’odeur qui impregnerait le véhicule. faire glisser les poubelles sur des palettes pour ne pas avoir à les soulever à la main, puis monte-charge, … , camionette sans toiture pour que les poubelles soient à l’air libre.
nous ne savons pas si une déchetterie acceptera une telle marchandise.

Le compostage de ces excréments pourraient être composté (ailleurs bien sûr, à cause de l’odeur exclue en ville), mais dans les vrais conditions de compostage : il faudrait refaire le compost en manipulant de nouveau tout ça, extraire les déchets plastiques et verres, réintroduire des déchets de cartons pour faire une vraie qualité de compost, et laisser la température au coeur du fumier chauffer, longtemps : c’est la chaleur qui détruit les germes. info technique : les germes sont détruits à 40 degrés.

nous ne pouvons pas au « jardin de Boue » de la MC2 utiliser le contenu des fameuses poubelles telles quelles pour composter nos légumes, surtout pas : sur la ZAD de Sivens ou de Notre Dame des Landes, je ne sais plus laquelle, des eaux de ruissellement venus de contenus de toilettes sèches déversés en forêt avaient provoqué l’intoxication de tout le campement car les eaux de ruissellement contaminées avaient touché des fruits / légumes.
nous ne pouvons pas non plus au jardin de Boue de la MC2 vous décharger de cela en prenant en charge ce compostage au jardin à cause de l’odeur trop forte. ce serait irrespirable.
Pour info : la présence de ces déchets nous a valu les foudres des services techniques et des fonctionnaires de la mairie venus sur site ce vendredi et menace directement l’autorisation demandée de cultiver officiellement le « jardin de Boue ».
Voilà, l’image de Nuit Debout Grenoble dépend de nous, de nos actes passés et à venir. sur cette action-là comme sur une autre.

Sylvie


Carte postale de Maastricht

Il a fait gris et froid pendant la semaine, et là, le ciel, la ville et les gens, tout est ensoleillé. Les ruelles courbes sont pleines de monde, les oiseaux de bonne humeur et les terrasses de cafés bondées. Une librairie est installée dans une église du 13° siècle. Le printemps est toujours surprenant.

Et, au milieu d’une phrase anodine, une question surgit en moi : comment vont réagir les gens, tous ces gens de bonne humeur, quand ils vont comprendre que tout ça c’est fini. Non, pas cet après midi, mais ce soir, demain ou dans une semaine. Le miroir dans lequel nous nous regardons consommer est brisé. Les morceaux sont toujours en place, mais la prochaine secousse les fera tomber. Qu’y a-t-il de l’autre côté ? Et nous n’aurons plus tous ces objets inutiles qui servent de pansements à notre mal-être.
Comment réagirons-nous ?

Beaucoup de gens auront besoin de parler la nuit, debout.

Sylvie T.

Le 17 mai

Bonsoir,
Suite aux diverses discussions lors des manifs, je vous informe que le SNES-FSU appelle les personnels des collèges et lycées à la grève le jeudi 19 mai pour le retrait de la loi travail et pour le retrait de la réforme Collège 2016 contre laquelle nous nous battons depuis plus d’un an et pour laquelle la seule réponse du gouvernement a été la publication en urgence des décret et arrêté le 19 mai 2015.
Depuis, la seule réponse aux mobilisations n’est que mépris et déni de la réalité de ce que le collège a besoin.

Debout la nuit, le jour, toujours…

François Lecointe
Secrétaire académique adjoint du SNES-FSU de Grenoble
www.grenoble.snes.edu


Le 15 mai

Bonjour,

Je regrette que nous n’ayons pas pris le temps dans les AG de préparer Global Debout de ce Dimanche, A Grenoble, par sa spécificité et ses multiples ressources militantes, nous aurions pu faire une belle journée et relancer une dynamique dont nous avons tant besoin. J’ai tenté d’en parler depuis le début du lancement de l’appel en avril dernier, mais peu d’écho, on me dira que j’aurais du prendre en main une commission de préparation, mais de multiples actions étaient lancées de part et d’autre, donc dilution de militants dans de diverses commissions qui au final n’ont pas été suivies d’effet, beaucoup de commissions tournent au ralenti ou se sont éteintes…. Une commission organisée à « l’arache » hier soir pour préparer cette journée, donc pas de temps pour communiquer large et donner visibilité à cet événement important à mon sens.

J’ai néanmoins informé et invité mon réseau et carnet d’adresse pour informer que l’AP se passera au Jardin de Ville dans le cadre du mini Global Debout 😉

Je me rends aux Ag tous les jours depuis le début, ces derniers jours nous sommes englués dans des divisions, d’une part sur la logistique du camp, avec ses problèmes humains et sociaux qui sont difficilement gérables et qui font fuir les gens même les plus intéressés par le processus de Nuit Debout.

D’autre part un dissensus très marqué sur les modes d’actions : je ne reviendrai pas sur le débat, mais l’AG de jeudi dans laquelle nous étions nombreux et nombreuses, sauf que de nombreuses personnes étaient là juste pour faire basculer des votes sur des positionnements (de part et d’autre).

A mon sens le format des AG et le lieu n’est plus adapté pour faire évoluer le processus de Nuit Debout à Grenoble. Des outils démocratiques doivent se mettre en place pour éviter ce qu’il s’est passé jeudi soir à l’AG (je reconnais néanmoins que cette AG était très intéressante sur les discussions de fond…)

A mon grand regret je ne peux être présente en dehors des AG du soir…j’ai tenté de participer à la commission communication mais pour l’instant tout est trop confus et désorganisé pour moi.

Aussi je prends peu la parole, je regarde parfois sidérée, j’aimerais dire tellement de choses (et participer) mais je n’ose plus tellement les relations sont tendues et que malgré tous les efforts engagés pour permettre à chacun-chacune de prendre la parole, une grande retenue se fait sentir pour la plupart des participant-e-s. Il n’y a plus de « bienveillance » mais un rapport de force entre certaines personnes, ça se voit comme un nez au milieu de la figure pour celle ou celui qui prend du recul, c’est très dommageable.

Je n’ai pas de solution, mais je crois qu’il faut absolument que Nuit Debout sorte de ce piège d’un campement permanent et mettre en place des outils démocratiques pour permettre l’implication du plus grand nombre et d’égal à égal. Difficile de dire cela devant des hommes et des femmes qui vivent sur le camp depuis un mois et qui y trouve une vie sociale…très difficile.

Bref j’espère que les mobilisations de la semaine prochaine permettront de repartir sur des Nuits Debout réorganisées et avec un projet pour agir dans la durée et se coordonner avec les autres villes (partage des outils collaboratifs, de communication, partage des expériences, mutualisation des actions…et donner à voir au plus grand nombre que ce processus dépasse le microcosme Grenoblois….

Et bien entendu, la transversalité des luttes, indispensable pour tenter d’accumuler des forces face à un régime politique qui devient dangereusement autoritaire.
A bientôt

Myriam


Salut,
J’ai un problème : je suis intervenu en AP mercredi soir en proposant de soumettre un texte en commission, mais je suis carrément indisponible ces jours-ci. Je le regrette car j’ai conscience qu’une proposition se présente « en vrai » et se débat en collectif, mais je me dis que l’outil du site (bravo à ses artisan-e-s: j’ai pas et ne veux pas avoir facebook…) peut servir comme ça aussi.
Ce texte peut paraître inhabituel, mais j’espère qu’il ne sera pas jugé cucul. C’est juste un truc qui peut peut-être contribuer à sortir de la problématique « violence/non-violence » sans incriminer personne et en essayant de capter la sympathie des gamins, mais surtout de leur entourage… Il est destiné à nous aider à ne pas tomber dans le sempiternel piège du pouvoir, celui de la division. Et puis ça peut faire rire aussi un peu, ça peut pas faire de mal…
Y’a 2 versions : une que je differai dans la mesure de mes moyens mardi et/ou jeudi prochains, pas spécialement signée (et peut-être avec des ballons de baudruches/slogans pour les gamins, youpi) et une version « Nuit debout », que je n’utiliserai évidemment pas si le texte n’est pas jugé utile. Le tout est bien sûr amendable et modifiable.
Merci, courage, et à bientôt dans la rue,
Xavier

«  » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » »
Tract pour les petit-e-s (et les grand-e-s)

Bonjour !
Tu as peut-être entendu parler de la loi travail. C’est le président et son copain Manuel et Monsieur Gattaz qui l’ont décidée tous seuls. Ils se prennent pour des dictateurs ou quoi ?
Mais y’a plein de gens qui sont pas d’accord, comme nous, parce qu’on veut pas que ça soit toujours le plus fort (le patron) qui décide et qu’on trouve que y’a déjà plein de choses qui sont pas justes, alors faudrait mieux s’occuper de ces choses-là d’abord. Et puis les patrons riches, le Président leur a donné déjà des milliards et des milliards, plein plein d’argent, et ils veulent jamais partager.
Dans les manifestations, y’a beaucoup de policiers et ils en ont marre parce que les manifestations, ça leur fait du travail. Ils sont pas contents contre les manifestants et même souvent, ils sont pas d’accord avec eux, alors ils voudraient qu’ils arrêtent de protester et de défendre leurs droits. Alors ils essayent de leur faire peur, et des fois ils tapent en vrai avec leurs matraques et ça fait très mal à des copains et des copines qu’avaient rien fait de mal. Du coup, y’en a qui se mettent aussi très en colère et des fois, aïe, c’est la bagarre avec les policiers. Et la télé, beurk, elle montre ça au lieu de laisser les gens expliquer pourquoi ils protestent.
On espère que quand même, ça te plaît, les manifs. Nous, même si on est en colère contre la loi travail, on aime bien quand c’est la fête. Alors on est content-e-s que tu sois là et on espère que tu vas revenir avec tes parents et leurs ami-e-s et tes grands-parents et pleins de copines et copains, parce que quand on se rassemble à plein, c’est plus facile de se faire entendre pour se défendre et pour que le monde il soit plus juste et plus rigolo.

A bientôt !


En 48 ans quelques détails ont changé.

En 1968, on était en plein dans les 30 glorieuses. Ces années où la croissance alimentait la machine économique et l’espoir d’une vie meilleure pour tous. Pas de chômage, ou si peu. Pas de SDF, juste quelques clochards que tout le monde connaissait. Des gouvernants qui avaient l’air de suivre ce qu’il se passait. Pas de migrants socio économiques, des travailleurs qu’on allait chercher dans les anciennes colonies parce qu’il fallait bien que quelqu’un construise les routes pour une société où les voitures commençaient à pulluler. Un monde séparé en 2 blocs : facile à comprendre.

Un monde où les gens croyaient sincèrement que le bonheur passait par la possession d’une sorbetière.

Des jeunes gens de classe aisée, on ne choisit où on nait, ce sont révolté contre l’autorité poussiéreuse de leurs pères. L’espoir imbibait tellement la société que tout le monde a suivi pour un monde meilleur. Il en est sorti du bien … mais pas que.

En 2016, la société est au bord du gouffre, ou plutôt des gouffres. Le changement climatique s’amplifie. La nature n’en peut plus de nos pollutions. Des espèces animales et végétales disparaissent. Même celle dont nous avons besoin pour vivre ? Les migrants socio économiques sont devant nous, à voir et à accueillir. L’énergie fossile est presque épuisée. L’économie mondiale n’est plus sous contrôle. La prochaine crise sera pire que celle de 2008. Juste, on ne sait pas quand. Les gouvernants ne gère plus que leur intérêt propre … ou sale.

L’excès d’information nous assourdi, nos emplois n’ont plus de sens, l’avenir nous fait peur. La croissance ne reviendra pas, nous le savons tous, même ceux qui ne cesse de l’appeler. Et pourtant ses exigences sont toujours plus grandes. Sa violence n’est pas une vitrine brisée, ce sont des vies brisées.

Les sorbetières ont pris le pouvoir sous forme de téléphones, tablettes et autre GPS. L’espoir a fui. Google nous regarde. Nous sommes déchirés entre la sidération et le déni.

68 a canalisé un trop plein d’espoir.

Nuit debout exprime un trop plein de désespoir.

Plus difficile, plus long, plus incertain.

Sylvie T.


« C’est le dialogue qui compte » de Robin, Julie, Rachid, Radu, Alex peut importe qui je suis.

Voila, salut tout le monde.

Je participe au mouvement depuis le début. De ce fameux 31 mars… à aujourd’hui. Je suis là, j’écoute, j’écoute les gens causer, j’écoute attentivement les interventions et le déroulement des AG.

Chaque soir 18h vous pouvez être sûre que j’sois là, bien en chair ! Je ne veux surtout pas passer à côte de ce qui se passe parce que c’est plutôt important tout ce petit truc à la mc2.

Mais voilà, je me pose des tas de questions.

Je ne sais pas où me mettre dans ce mouvement, je n’arrive pas à y trouver ma place, à me sentir « à l’aise » ici.

Parfois il y a des moments où je me sens vivre en vous, où je sens cette petite flamme de l’espoir s’allumer ! Mais parfois j’ai le sentiment que votre projet s’écarte de certaines valeurs que je pensais communes… , que votre lutte, vos moyens de luttes, vos valeurs sont différentes, divergentes de celles qui nous rassemblent.

Pourtant, nous défendons la même cause, les même objectifs, qui vont bien plus loin que le retrait de la loi du travail.

Alors voilà : Qui est tu nuit debout?

Je vois des choses magiques qui se passent ici, à Grenoble et qui me transcendent : des AG ouvertes, des commissions, bref la mise en place d’un lieu de réflexion, de recherche, de lutte. Mais pas que, un lieu de partage, de vie, de joie, de fête.

Comment ne pas se sentir heureux en voyant un petit bout de ses rêves se réaliser?!

C’est simple: LA PEUR, le sentiment de ne pas être libre de sa parole, de ses idées. D’où cette lettre ! J’aurai pu vous faire face avec courage mais MERDE non! J’avais peur de ne plus pouvoir remettre les pieds ici. Peur d’être accueilli comme une merde alors que je veux faire avancer. ET CA CRAINT.

Ce sentiment de « peur » qui m’envahi car sous ses apparences, le dialogue n’est pas véritable ici. Par exemple, OUI les AG c’est super, il y a des idées, mais voilà, à chaque fois lorsqu’on arrive au vote quelque chose me travail… J’ai souvent eu envie de lever la main pour le « NON » , pour montrer mon désaccord sur la question posée. Mais le « non » n’est jamais bien reçu. D’ailleurs il n’existe presque pas. Et donc j’ai peur de lever cette main et de me faire envoyer chier. Alors soit je ne prend pas part au vote, soit je fais comme les autres je vote « oui »… car c’est lui qui l’emporte à chaque fois. Alors OUAI JE BAISSE MON FROQUE et CA CRAINT! MAIS PUTAIN C’EST PAS CA LA DÉMOCRATIE!

Je vais vous dire un truc, peut être pas plaisant, mais bon tenpis. La peur est une forme de répression. Peut être même la pire. ATTENTION, je ne vous accuse pas, loin de là. Je tire la sonnette d’alarme.

Je ne suis peut être pas le seul à me sentir comme ça, à avoir peur des répercussions si je m’exprime, si je vote non.

CHAQUE individualité est à prendre en compte. Il va de soi, qu’il faut S’ECOUTER entre nous, écouter ce que l’autre à à dire. Et justement c’est ça qui fait avancer le débat ou alors il n’y en a pas… Il faut écouter son prochain, écouter le PEUPLE… Nous combattons POUR la liberté, nous combattons CONTRE la répression, et la première arme de répression est la peur… Et moi, je me sent comme ça, pas libre ni de ma pensée ni de ma parole ici. ET POURTANT DIEU SAIT QUE JE LE VEUT!

Peut être que d’autre se sente comme moi, que se soit le passant ou l’habitué de la Nuit Debout.

Qui es tu Nuit Debout?

Je pensais que chaque personnes se retrouvant dans tes idées pouvait avoir sa place ici.

Es tu OUVERT à tous? Ou fermé à un CERTAIN public? Mais QUEL public?

J’aimerai DIALOGUER avec toi, et voir se putain de dialogue prendre racine dans ce lieu si symbolique qu’est la Mc2 (Mc3). Un dialogue où personne n’a peur de donner son avis, où la parole est libre tout comme la pensée.

MONTRE MOI que j’ai raison, que tu rassembles le peuple pour combattre ce capitalisme qui à pris le contrôle de l’économie, de nos politiques, de cette « gauche », de nos vies…

Une lettre, c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour te parler et me faire écouter.

Dis moi qui tu es? Dis moi si tu es ouvert à tous du moment où notre lutte est la même?

Cette lettre, elle est anonyme pour la simple raison que j’ai envie de continuer à assister à ce changement sans être mépriser et rejeter. MONTRE MOI QUE J’AI TORT DE PENSER CA!

PS: chaque jour ici est un jour de réussi.

Ah oui et encore un petit truc:

Que Piolle ou autre élu viennent voir ce qui se passe et prennent la parole : MAIS QU’EST CE QU’ON S’EN FOU ! MERDE!

C’est des gens comme vous et moi. Quand ils viennent ici, ils laissent leur travail là où il est et viennent en tant que citoyens. Ce n’est pas le maire qui est venu, c’est Eric comme Quentin, Thomas ou Julie.

Alors quoi? Maintenant il faut montrer sa carte d’identité, dire où l’on travail pour venir ici?! MAIS C’EST QUOI CE BORDEL? Qu’est ce que ça veut dire ?! On se bat contre ça non?! Alors ne reproduisons pas la même chose , ça serait CON.

Chacun a le droit à la parole. Soyons UNIS, tous autant que nous sommes, noirs, blancs, ivre, malade, français, africains, russe, américains, roumain, chômeur, étudiant, délinquant, ouvrier, cadre, élu etc. Nous sommes tous pareil, nous sommes d’abord HUMAIN et citoyens du monde.

Battons nous ENSEMBLE contre les mêmes choses en commençant par cette foutu loi. Si nos idées sont les mêmes, notre combat est le même, alors POURQUOI faire une DISCRIMINATION? Elle n’a pas lieu d’être ici, il me semble.

Laissons ceux qui veulent parler dire ce qu’ils ont sur le cœur, et surtout ECOUTEZ-LES, ECOUTEZ-VOUS, ÉCOUTONS-NOUS nous.

Robin, Julie, Rachid, Radu, Alex peut importe qui je suis, c’est le dialogue qui compte.

« Le lait sur le feux » par Olivier

Comme s’il y avait deux villes : celle qui imperturbable poursuit son enchevêtrement de journées routinières et laborieuses ; celle qui, bien plus petite, se fait bulle hors du temps, contre le temps, tout le temps, et se rêve éternelle – une question pourtant : durera-t-elle ?

Grenoble – le lait sur le feu – ne s’embrase pas encore, bouillonne à peine, quelques bulles à la surface qui s’agitent avec la ferveur naïve de l’enfance. Naïveté maintenue et revendiquée, malgré la pluie de matraques, malgré le brouillard asphyxiant des hommes aux carapaces bleues marines, malgré un premier rassemblement avorté – rien ne peut gâcher la fête d’un peuple qui se réveille : la nuit aura lieu, quelques jours plus tard. Il n’y aura pas eu de 31 mars à Grenoble. Tant pis. Il y aura un 40 mars, puis un 41, et un 42, et ce mois de mars est éternel – ne l’oublions pas : patience et longueur de temps valent mieux que force ni que rage. Peu importe le régime, il ne s’agit pas même de mordre le bâton qui tape, nous sourions encore à leurs faces écarlates – bien sûr qu’ils ont honte, et nous leur présenterons, au matin de chaque nuit désormais, ce même visage souriant et docile, puisqu’on ne se méfie jamais vraiment de l’eau qui dort. Nous ne dormons qu’à peine, certes, et nous limitons nos vagues – pour l’instant. Pour l’instant seulement. Notre seule présence les empêchera de dormir. Notre pacifisme les empêchera de nous écraser. Notre persévérance viendra à bout de leur indifférence de façade. Viendra le moment de porter l’estocade. Mais pour l’heure sourions et sourions encore. Le lait sur le feu monte lentement, presque sans bruit. Il faut raconter cette inexorable ascension.

Comme s’il y avait deux villes. La première, celle qui ne semble pas même avoir conscience de la seconde. La seconde, celle qui s’est établie au cœur de la première. La Maison de la Culture, la MC2, est devenue la MC3. Tout change. Les noms d’abord, évidemment. Et puis le temps. À partir du 40 mars, la MC3 fut fondée – sans fondations : la terre est respectée. Cabanes de fortune, constructions de bois, de palettes, de bâches, quelques clous, des fils tendus, des panneaux en carton, des inscriptions au feutre, à la peinture, on improvise des bancs, une place centrale et circulaire – le cercle est partout sur cet espace carré, de l’hémisphèrique assemblée aux rassemblements spontanés en ateliers, pôles et commissions – des tentes le long de la haie, après la cantine où l’on cuisine à partir de produits récupérés ou amenés par ces noctambules permanents que sont devenus les citoyens de la Nuit Debout, un point d’eau et l’électricité, fournis aimablement par la municipalité schizophrénique qui est aussi conciliante que répressive – sans savoir vraiment qui décide de quoi dans ce marasme d’état.

Dès le premier soir, l’enthousiasme est palpable – les gens se sont rassemblés sur les marches de la MC2 devenue 3, des centaines de tranquilles révolutionnaires conscients d’être condamnés à s’inscrire dans la durée pour fédérer, observent d’abord d’un œil amusé l’une des figures des soirées urbaines de Grenoble – Come Again – danser, gesticuler et éructer en tous sens, puis font face aux tribuns d’un jour qui défilent au micro – tous diront leur colère si longtemps tue, leur impuissance aussi, leurs rêves, surtout. Comme un symbole, en arrière-plan, le tram aux couleurs des soixante ans du planning familial, sous l’œil bienveillant du Vercors, cet ancestral repaire de l’insoumission.

Le lendemain – 41 mars de l’an 2016 – le campement s’étoffe et se discipline. Dans l’après-midi, des gens se rassemblent par grappes thématiques pour rêver à la construction du monde de demain, celui qui naîtra peut-être de tout ça – le monde fécondé sur les places de France, depuis République jusqu’à la MC3, en passant par les bouillonnantes de Rennes et de Nantes, par Toulouse, Bordeaux, Marseille, Lyon, Metz ou encore Le Havre et jusqu’en Guadeloupe et à Mayotte – le dernier département français, en grève générale dans un silence médiatique assourdissant depuis deux semaines – et l’Europe qui s’embrase dans un élan de pacifisme de citoyens déterminés à reprendre la démocratie qui leur a été volée. Et puis, une voix dans un micro, retentit l’appel à la grande messe citoyenne : l’AG – Assemblée Générale car tout le monde, oui ! tout le monde peut, non seulement venir y assister, mais également y prendre la parole : chômeur, étudiant, salarié, jeune ou moins jeune des quartiers populaires, retraité, sans-abris, marginaux de tous poils, activiste, syndiqué, handicapé, patron de petite ou moyenne entreprise, femme comme homme, et un enfant qui voudrait s’exprimer serait également entendu – deux minutes, comme tout le monde, même Eric Piolle, le maire, mêlé à la foule et exhorté à s’exprimer par celle-ci, ne doit pas déroger à la règle – aucun sujet n’est éludé, solidarité avec tous les démunis, tous les opprimés, tous les discriminés, tous les précarisés, tous ceux qui sont broyés par des décisions prises de plus en plus arbitrairement ces dernières décennies. On parle aussi d’actions à mener – légales comme illégales, malgré la surveillance inévitable des Renseignements Généraux – et la foule vote à main levée, selon le code en vigueur dans l’ensemble des Nuit Debout de France – ces mains qui s’agitent en l’air pour applaudir, qui moulinent pour intimer à l’intervenant d’abréger, qui réclament un point technique en formant un T brandi au-dessus de la tête. Il y a bien sûr celles et ceux qui rechignent à lâcher le micro, celles et ceux qui interviennent de manière intempestive depuis la foule, celles et ceux qui s’impatientent, qui veulent agir, qui disent que l’on manque de temps, qui désespèrent, qui râlent, qui se disputent, qui fulminent. Mais toutes et tous sont ici en apprentissage : il s’agit de renouer avec le débat, c’est-à-dire avec l’Autre – cet Autre pour l’instant si semblable et qui le sera de moins en moins à mesure que le mouvement drainera autour de lui celles et ceux qu’il appelle de toutes ses forces.

Je n’étais pas là le 42, mais je revins le 43, dans l’après-midi, pour faire à nouveau corps, mettre la main à la pâte, construire, agir, échanger, apprendre – ensemble. Là, dans la petite cité de la MC3, des personnages s’entrecroisent et discutent, coopèrent et fraternisent alors qu’ils ne se seraient pas même regardés dans la grande ville. Certains se reposent dans l’herbe, d’autres improvisent un spectacle acrobatique qui émerveille les enfants Roms du camp installé à proximité, d’autres encore, sous les tentes ou en plein air, tiennent des réunions en fonction de leur spécialisation (communication, action, cuisine, etc.) – des enfants tentent de chaparder des écussons représentant l’emblème du mouvement et ne restituent l’essentiel de leur butin qu’après avoir réussi à obtenir l’autorisation d’en garder quelques-uns – quelqu’un crie « Atelier clowns ! », d’autres peignent sur des pancartes les messages destinés aux passants longeant les abords de la MC3, certains épluchent des patates, quelques-uns s’affairent à la construction d’une nouvelle cabane. J’essaye de me rendre utile, on me propose de rédiger le compte-rendu de l’AG du soir. Plus tard, un homme de mon âge vient me voir pour me proposer son ordinateur – c’est lui qui finalement tapera le compte-rendu : on me laisse libre de faire ce que bon me semble du cahier qui m’avait été fourni. Je décide de prendre cette tâche à cœur, incertain cependant de pouvoir la mener quotidiennement – serai-je seulement là demain ?

Si le mouvement doit se doter de sa propre Histoire pour ne pas se laisser écrire par d’autres, il a alors bien sûr besoin de ses propres journalistes, secrétaires et autres scribes rendant compte – via… des compte-rendus – de ce qu’il se passe, nuit après nuit, jour après jour, commission après commission, AG après AG. Oui, il lui faut un journal, il lui faut du moins communiquer et résumer ce qu’il se dit ici.

Mais de même que la Nuit éternellement Debout doit contrôler son Histoire, elle peut aussi – n’en a-t-elle pas le devoir ? – rédiger son propre récit, sa narration – et puisque le rêve est permis ici : son épopée.

Comme il n’a pas de leader, ce mouvement ne doit pas avoir d’auteur. Les idées essaiment de tête en tête, le roman doit saigner de main en main, jusqu’au sublime de l’inachevé.

Je commence ce soir, pour la troisième AG – premier écrivain de la Nuit Debout de Grenoble – et m’éteindrai – peut-être – à son issue.

Je suis assis à même le sol de la modeste esplanade de la MC3 en attenant que débute la séance plénière. Soudain, l’animateur du soir appelle ses ouailles – appel salué par quelques vivats émanant des groupes éparpillés. Une chose frappe ici au-delà des sittings festifs et des déambulations curieuses : partout, tout le monde, tout le temps – ça discute. Les idées circulent, loin du prisme des télés, des journaux, des carcans quels qu’ils soient. Des enfants courent un peu partout entre les adultes et les installations – des enfants qui ne se rendent pas même compte de la beauté diverse et mélangée qu’ils nous présentent dans toute sa vitalité, jouent tous ensemble, sans distinction, qu’ils viennent du campement de l’autre côté de l’avenue Marcelin Berthelot ou qu’ils accompagnent leurs parents ingénieurs – ou autre.

Je migre, comme les autres, vers l’AG.

L’animateur amateur parle d’un « rassemblement de citoyens qui ont décidé d’agir ensemble » – une petite grappe de fillettes au teint hâlé situées au tout premier rang s’amuse à filmer l’assemblée avec un portable – elles, et quelques garçonnets tout aussi souriants et bronzés, naviguent parmi les gens rassemblés là, se promenant même parfois sur la modeste scène occupée par l’équipe d’animation (parité respectée).

La foule est d’une grande diversité et semble particulièrement attentive – quelques photographes, preneurs de sons, une poignée d’individus alcoolisés – le célèbre Come Again, dreads et veston à l’effigie de Bob Marley, vient s’assoir tranquillement sur scène. Des jeunes, en nombre, mais aussi des personnes plus âgées – syndicalistes, universitaires, soixante-huitard.e.s, salarié.e.s, retraité.e.s, etc.

Malgré les nuages, le soleil perce et chauffe ardemment, l’assemblée nimbée de la lueur du couchant, Vercors en arrière-plan. Décision est prise de diffuser largement les compte-rendus, à main levée, quasi-unanimité. Quelques flashs crépitent, des jeunes sont adossés à des vélos posés dans l’herbe.

Le point fort de ce mouvement est aussi son point faible à mon sens : fraîcheur et naïveté autant que détermination et lucidité. Mais la fraîcheur, si elle était nécessaire à notre quotidien si pesant, insinue le flottement, le manque d’assurance, et prête le flanc aux roués ennemis qui font face : système huilé par l’indifférence.

Nombreux points mis en avant dans le compte-rendu des commissions – atermoiements autour d’éléments de logistique concernant l’alcool, lequel est désormais banni le mercredi suite au vote de l’assemblée.

Evidemment, certains points sont de l’ordre du détail, mais la démocratie se fait aussi avec les détails – apprendre et réapprendre à débattre et décider par soi-même prend du temps, bien que certains ne semblent pas pouvoir le comprendre pour l’instant : « Ça ressemble à un camp de scouts ! » lance l’homme aux cheveux blancs ébouriffés, lunettes rondes et désinvolture agacée.

Les chiens aussi se promènent, quémandent un peu d’affection parmi la foule.

Il est question de créer un meilleur point d’accueil et de stockage du matériel – besoin d’une liste du matériel manquant à diffuser sur les réseaux sociaux, selon la femme qui rend compte des avancements de la commission Communication.

Le micro, malgré le relatif silence de la grosse centaine d’auditeurs, ne semble pas assez porter et est facilement couvert par les bruits de fond et interventions intempestives – volonté de créer un outil pour mettre en commun et diffuser les compte-rendus, recherche d’un ou d’une volontaire pour intervenir en direct sur la radio News FM.

Les nuages s’amoncellent, quelques gouttes éclaboussent l’agora improvisée. Ecouter sagement, même dans un esprit citoyen et d’interactivité, demande de la patience – je crois que le risque majeur que court le mouvement est très lié à ce manque inévitable de patience et/ou de temps pour être patient : l’essoufflement et le désintérêt croissant sont des épées de Damoclès qui doivent être émoussées par « des objectifs et des victoires intermédiaires », comme a pu le souligner l’un des orateurs les plus remarqués de la Nuit Debout parisienne.

Mais il faut être optimiste puisque des gens – nombreux – restent, reviennent, convergent et œuvrent pour maintenir la lutte.

Victoire notable, bien qu’anecdotique : obtention de cinq jours en hôtel pour un certain nombre de familles issues de centres d’hébergement qui ferment avec la fin de la trêve hivernale. L’homme au micro exhorte la foule à rester en nombre la nuit pour maintenir une présence sécurisante auprès du matériel et des personnes. À sa suite, intervention de Mathilde, voix éraillée de la commission Droit au Logement. Un par un, en couple ou en petits groupes, l’assemblée grossit continuellement en nombre. Il me semble qu’il y a plus de quadras-quinquas ce soir.

Un homme dénommé Jo est alors appelé au micro. La soixantaine tassée mais la détermination toujours vive, celui-ci alerte sur la situation des familles démunies qui se retrouvent à la rue. Sa colère à l’endroit des pouvoirs publics, bien que retenue, sourd puissamment de sa voix ferme et imprègne l’assemblée – froncements de sourcils, têtes qui opinent gravement, puis, enfin, applaudissements fournis saluant la silhouette désormais hésitante qui quitte la scène. Suivant cet exemple, deux autres hommes désirent alors intervenir sur cette thématique – mise en cause du déclin des aides sociales, notamment à l’enfance, puis désir de « faire tâche d’huile » pour mettre en œuvre des revendications au niveau national.

Pour ma part, ma mission du jour, ou du soir, ou de la Nuit – et encore un message demandant à ce que des gens restent la nuit – s’achève sur la prestation de l’inénarrable Come Again – auparavant Jeannot et son gilet jaune fluorescent invite la foule à s’éduquer à la lutte grâce au site Internet des zadistes de Notre-Dame-des-Landes – Come Again, venu faire un petit show tout en détente, demande d’abord à un jeune garçon de lui donner les lunettes de soleil qu’il lui avait confiées – « Allez, tout le monde y tape dans ses mains, oh ! » – et la foule se prête au jeu, rythme le soliloque de ce tendre fou peut-être bien moins fou que les autres, et salue enfin sa performance dans l’hilarité générale.

Je quitte alors la seconde ville pour reprendre le cours de mon existence dans la première, me jurant de revenir – que la Nuit de tous soit plus belle que l’écoulement sempiternel de nos jours – laissant là, à dessein, le lait sur le feu.

#37 par Olvier

#37

sous-marin sous-marin sous-marin
sous ma couette j’ai sorti le périscope
sur la place les idées fusent
se téléscopent
gens divers font le printemps
cherchent à reconstruire sur les cendres de maintenant
et ne bougeront pas
tant que ne bourgeonneront les graines ainsi semées
paysans veillant jalousement leurs plans
sur la comète traversent les étoiles en visant la lune
se sont arrêtés comme à tout jamais
le même jour qui se répète et se décale
avance en spirale
à l’infini depuis le 31 mars
la République revenue aux mains de tous le temps d’une place
et partout aux six coins du béret phrygien
et au-delà les cousins suivent le même chemin
de Puerta del Sol à Bruxelles
de Brest à Grenoble
les draps sont chauds et je m’enfièvre
dehors le froid les enflamme
coûte que coûte battre le pavé entre quidams
surtout pas de nom
surtout pas de visage
surtout pas de proue
il n’est pas question de naufrage
le radeau des médusés se métamorphose
en assemblées de capitaines
tous tiendront la barre tous moussaillons
peu importe où ils s’en alleront
ils décideront eux-mêmes et collectivement de leur destinée
et il n’y aura plus désormais que le peuple
guidant la liberté

31 thoughts on “Expression libre

  1. domenech

    Bonjour à toutes et à tous,

    Puisque nous sommes devant le risque (de nouveau…) de voir l’Extreme DROITE être élue, ne peut-on pas tous nous rassembler pour organiser un mouvement de masse contre l’EXTREME DROITE ? en manifestant notre refus de voir l’extrême droite arriver au pouvoir ?

    Je trépigne de colère de voir Fillon se présenter mais je me ronge les ongles plus encore en voyant marine le pen aux portes du gouvernement… Alors que fait-on ? ne faudrait-il pas nous rendre visibles nous tous qui sommes contre ce « parti » ? nous rendre visibles avant pour dès maintenant nous montrer contre ???

    Reply
  2. Ripert

    Bonsoir à tous,
    beaucoup d’entre vous s’étaient préoccupé du sort qu’avait réservé la justice française à Maître RIPERT, poursuivi pour des motifs autant puériles que stupides, et qui visaient surtout à le faire taire et l’écarter des prétoires… Chose faite puisque la cours d’appel de Grenoble, l’a condamné à trois ans d’interdiction d’exercer… Et ceux en s’asseyant confortablement sur le droit français !
    C’est pourquoi la Cours de cassation à prononcé aujourd’hui la nullité de ces poursuites, et ceux sans renvoi possible, ce qui veut dire qu’il peut de nouveaux exercer son métier ! Et que son combat pour la justice a été entendu !
    NO PASARAN !

    Reply
  3. Isabelle K.

    appel à signature du texte ci-dessous : contact@liberezantoine.org
    faites circuler cette information auprès de tous les militants contre la loi travail

    Justice et relaxe pour Antoine et François !

    Vous pouvez adresser tous vos messages de soutien à : contact@liberezantoine.org
    Plus d’info sur : http://liberezantoine.org

    Justice pour Antoine et François, le 2 février à Douai

    Antoine militant de la CGT et libertaire de Valenciennes, est un-e des nombreux-ses opposant- es à la loi Travail à avoir fait les frais de la répression aux ordres du gouvernement et du patronat au printemps 2016.

    Alors qu’il se rendait à une manifestation syndicale le 17 mai 2016 à Lille et qu’il tenait le drapeau de son union locale CGT Valenciennes, il a été violemment plaqué au sol par 3 policiers et mis en état d’arrestation. Pour avoir participé à cette manifestation, il a passé 3 semaines en détention préventive et a été condamné à 10 mois de prison avec sursis et 2 ans d’interdiction de manifestation dans le département du Nord.

    La mobilisation locale, nationale et internationale autour de son affaire a permis d’éviter une peine plus lourde à l’instar de celles qui ont frappé des centaines d’opposant-e-s dont plusieurs sont toujours en détention dans un contexte marqué par l’état d’urgence. Plusieurs témoignages et articles de presse ont alors démontré que l’accusation était montée de toutes pièces et que le gouvernement plus minoritaire que jamais dans l’opinion ne pouvait s’imposer que par la répression et l’intimidation afin d’empêcher le développement de la mobilisation.

    Lors de l’audience les avocats d’Antoine ont également pointé les contradictions et les incohérences de l’accusation, ainsi que les irrégularités dans la procédure. Cette affaire est donc bien politique. François, présent à la même manifestation, a aussi payé le prix de cet acharnement gouvernemental, policier et judiciaire. Il a été condamné à 6 mois de prison avec sursis et 2 ans d’interdiction de manifestation dans le Nord. Antoine ayant décidé de faire appel de sa condamnation, l’affaire sera rejugée, jeudi 2 février 2017 devant la cour d’appel de Douai.

    Aussi il est important que d’ici là et plus particulièrement ce jour-là la solidarité s’exprime en faveur d’Antoine et de François, afin que ce procès ne soit pas celui de deux opposants poursuivis pour leurs convictions, mais bien celui des responsables de la casse du code du Travail et de cette stratégie de la tension qu’ils ont voulu pour masquer le désaveu massif dont ils font toujours l’objet de la part de l’immense majorité des travailleuses et travailleurs.

    Nous appelons donc à un rassemblement
    de soutien à Antoine et à François
    Jeudi 2 février à 13h00
    Devant la cour d’appel de Douai

    Les structures et les personnes qui souhaitent soutenir cet appel peuvent envoyer leur signature à contact@liberezantoine.org

    Reply
  4. Haro

    Souvenez-vous, c’était le 23 juin dernier, chaude journée de lutte contre la loi travail et répression musclée. 6 personnes avaient été arrêtées. Haro avait livré un récit en 4 rounds :

    Round 1- Blocage de la Presqu’île scientifique – La France qui se lève tôt
    Round 2-Manif de jour
    Round 3- Manif de nuit – Les flics s’en donnent à coeur joie
    Round 4- Prison ferme, perquisitions, interdiction de manifester – Suivi de la répression

    Parmi les interpellés, Romain et Damien* avaient refusé d’être jugés en comparution immédiate. Après quatre mois obligés de pointer au commissariat 2 jours par semaine – l’un étant interdit de se rendre à Grenoble, l’autre de participer à tout rassemblement ou manifestation – ils sont passés tous les deux en procès ce lundi 7 novembre.

    Initialement, ils étaient accusés de jet de projectiles sur les forces de l’ordre et de jet de projectiles sur une banque. Malgré les allégations de la procureure dans ce sens (elle a requis 4 mois de prison), la justice, faute de preuves, n’a pas pu leur faire endosser la responsabilité de ces actes (qu’ils n’ont pas commis). Qu’à cela ne tiennent : ils ont tout de même été condamnés à 105 heures de travaux d’intérêts généraux, en vertu de l’article 222-14-2 du code pénal :

    « Le fait pour une personne de participer sciemment à un groupement, même formé de façon temporaire, en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, de violences volontaires contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende. »

    Cet article issu de la loi du 2 mars 2010 « renforçant la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d’une mission de service public », permet de condamner des personnes participant à un rassemblement où des actes délictueux sont commis, même si elles n’ont personnellement commis aucun délit. On voit l’intérêt pour l’Etat de telles dispositions légales en période de mouvement social.

    C’est la première fois que Romain était arrêté et qu’il passait 36 heures en garde à vue. Il a ressenti le besoin de mettre des mots sur cette expérience. Le texte qu’il nous envoie a été terminé la veille de son procès. On le partage avec vous parce qu’il nous a touché. Loin des fanfaronnades militantes, il dit la peur, le doute et la sollitude qui nous envahissent lorsque les griffes du pouvoir se referment sur nous. Le texte a été publié ici : https://haro-grenoble.info/spip.php?article142

    Nous publions également un compte-rendu de son procès écrit par l’intéressé : https://haro-grenoble.info/spip.php?article144

    On vous invite également à jeter un oeil au blog que Romain tient avec un (ou une ?) ami-e : https://copiequonforme.wordpress.com/

    Reply
  5. claire

    AGENDA DE LA JOURNÉE DU SAMEDI 15 OCTOBRE
    -SAMEDI 15 OCTOBRE ASSEMBLÉE LOCATAIRES MAL LOGÉS, SOUPE A 12H MC2
    -SAMEDI 15 JOURNEE DE L’INTERNATIONALISATION 14H-18H Salle Olivier Messiaen 1 rue du vieux temple ORGANISE PAR L’ASSOCIATION NUESTRA AMERICA (association de solidarité avec les peuples d’Amérique latine, qui s’organisent et luttent pour H leur émancipation, du sud du Rio Grande à la Terre de Feu).

    -SAMEDI 15 OCTOBRE JOURNÉE NATIONALE CONTRE TAFTA-CETA dans toutes les rues. Il y a environ 2 semaines grande manifestation en Allemagne (le TAFTA est mis en difficultés grace aux mobilisations mais n’a pas encore coulé et le CETA est bien avancé) importance de se tenir informé sur le sujet pour être au courant de la situation.
    https://www.collectifstoptafta.org/

    Reply
  6. CL

    CONVERGENCE DES LUTTES SOUTIEN A LA ZAD NOTRE DAMES DES LANDES
    RDV sur grenoble le jour ou ns serons informé par les reseaux sociaux de l’expulsion de la zad et sur zad.nadir.org
    PLACE NOTRE DAME A 19H ET LE LENDEMAIN AU 38 (rue d’alembert) A 19H pour décider des actions à mener en conséquences
    (pour info le 38 à organisé un pot de soutien et de sensibilisation le samedi 8 octobre à l’estacade en échos que raisonnes les chants des bâtons)
    Ne pas oubliez que Calais est également en grande difficultés et que les les expulsions des migrants sont actives et violentes sur l’ensemble de la France

    Reply
  7. CL

    PROCHAINE RÉUNION CONVERGENCES DES LUTTES
    MARDI 8 NOVEMBRE A 19H30-20H JUSQU’À ?
    rencontre – discussion( 20:00 )
    Comment allumer un feu de société !
    La soirée « Soufflons sur les braises » du 13 septembre, bilan et perspectives du mouvement contre la Loi Travail, a été l’occasion de nous retrouver nombreux-ses pour échanger sur le passé et l’avenir de nos luttes. Le retour des braises aura lieu le mardi 8 novembre à Antigone et s’intitulera  » comment allumer un feu de société » !

    RENDEZ VOUS MULTIPLEX NATIONALE ND TOUT LES 1ER VENDREDI DU MOIS

    2ème MUTIPLEX ND NATIONALE VENDREDI 7 OCTOBRE (dvt la bobine à 19h)
    RENCONTRE NATIONALE NUIT DEBOUT
    (suite à la 1er rencontre à la forêt de Paimpont), ANGERS se propose de nouveau d’accueillir VERS ANGERS DANS LE MAINE ET LOIRE toutes le ND ils ont une salle qui peut accueillir sans limites pour travailler LE 11 NOVEMBRE avec possibilité en étant serré de 100 couchages en lieu fermé et il y a un terrain aussi pour camper et un parking ( Donc Grenoble ne maintien pas sa proposition d’accueil). Il est primordiale que certains membres de Grenoble si rende. De plus il est prévu de contacter les ND du sud de la France pour qu’ils puissent proposer un lieu pour les 3ème rencontre afin de consolider le mouvement. Il est envisagé également d’avancer sur les réflexions d’organisation en utilisant le PAD AMÉLIORATION DES ND EN INTERNE ( on doit m’envoyer le lien que je ferai tourner ) et d’avancer sur les thématiques et les groupes de travail des nuits debout nationales dans la perspective convergences des luttes.
    https://pad.bombastus.duckdns.org/GYVhGYAYDZgJgLQEYDsAWARgtTKIBxICGIC0SaAxhpfgCZxFJxA

    ND CLERMONT-FERRAND
    TENTE UNE CONVERGENCE AVEC ND DE RHÔNE ALPES AUVERGNE
    Propose une grand tirage au sort de groupe de travail des nuits debout et de lister les thématique commune sur via l’outil Mumble

    APPEL DU MEZENC DIMANCHE 23 OCTOBRE 11H LES ESTABLES(parking de la maison forestière)
    Au nom de la Dignité, de la Justice et de la Fraternité, nous appelons à refuser toute incitation à la haine et au rejet de l’autre.Inspirés par la démarche humaniste de ces Justes parmi les Nations
    qui naguère furent l’honneur de la région, Afin de gravir ensemble le Mont Mézenc et y affirmer haut et fort que :De tous temps et en tous lieux,l’accueil des réfugiés, ces hommes et femmes
    qui fuient les persécutions, la guerre, la misère, les désastres environnementaux
    est un acte d’humanité et un impératif moral.
    Repas partagé + assemblée conviviale en pied du Mézencdes citoyen-ne-s d’Auvergne-Rhône-Alpes

    ND METZ
    place d’armes sous le sons des cloches de l’église, les actions collectives ne fonctionne pas très bien et les actions individuels fonctionnent bien
    https://nuitdebout.fr/ville/metz/
    Metz – NuitDebout
    nuitdebout.fr
    Lieux. Place de la Comédie; Organisation. Deux modes d’organisations : Organisation Light : rassemblement quotidien, en semaine, à 18 h 00 pour discuter …

    ND AMIENS
    MERCREDI 19 ET JEUDI 20 OCTOBRE « RELAXE DEBOUT » ( Jugement à 9H)
    Nous sommes tous des GOODYEAR, TOUS À AMIENS
    Nos 8 camarades de Goodyear passent en appel à Amiens
    https://www.facebook.com/events/1086582818097265/

    Les 19 ET 20 octobre TOUS ENSEMBLE A AMIENS (ACTION NATIONALE)
    http://www.facebook.com
    Les 19 ET 20 octobre Nous serons Toutes ET Tous des Goodyear …. Que vous soyez un comité de soutien, un syndicat d’établissement, une UL, une UD, un groupe de …

    ND LYON
    Nous arrivons à rassembler entre 20 et 30 personnes sur les ND , utilise l’outil Mumble, tablette de communication, wiki depuis longtemps et se coordonne via le site et utilise le multiplex depuis le départ c’est le 9ème pour eux même si il n’y a pas encore suffisamment de communication faite à se sujet, nous avons 2 plateformes mumble aux caractéristiques différentes mais complémentaires.

    Le 7 octobre prochain, de 18h30 à minuit une seconde Nuit Debout aura lieu Place Guichard.
    Et à l’occasion de cette nuit une ASSEMBLÉE DE CONVERGENCES DES LUTTES ET DES ALTERNATIVES afin de parler des diverses actions, et mobilisations nationales, régionales, locales, et d’envisager des rendez-vous communs (notamment LA JOURNEE VAULX DEBOUT/ZAD SAMEDI 8 au mas du Taureau, L’ACTION DES ASSEMBLÉES LOCALES « PIRATER 2017 », etc…)
    https://nuitdeboutlyon.fr/
    Nuit Debout Lyon Global Debout nuit debout
    nuitdeboutlyon.fr
    Foire Aux Questions Qui sommes nous ? Nuit Debout est un mouvement né de la contestation à la Loi travail El Khomri, qui rassemble spontanément des citoyen·ne·s …

    ND GRENOBLE
    multiplex 10 personnes
    Au sujet de la coordination nos actions ne sont pas toujours décidées en AP pour des raisons nécessitant la confidentialité. Nous avons plusieurs commissions dont la commissions communs qui à tenu une AP thématique dernièrement (40 personnes) il a été voté de poursuivre cette commission, de proposer une 2ème AP thématique et un travail d’écriture sérieux sur le sujet à visé plus large en terme de communication sur ce travail. Étant donné que le mouvement social est en berne car il n’y a pas u d’intersyndicale nationale (et qu’il y a les élections des syndicats prévues fin novembre-décembre), mais ici une intersyndicale locale c’est tenue pour discuter de la suite à donner, nous favorisons les actions en locale et soutenons les actions nationales et plus quand nous le pouvons, nous travaillons sur la convergences des luttes locales NOUS AVONS UNE DATE POUR LA 2ème RÉUNION CONVERGENCES DES LUTTES LE 8 NOVEMBRE . Il nous semble également important de valoriser toutes les actions des nuits debout dans son ensemble pour motiver les villes ou ND est en difficulté.
    ACTION NATIONALE un groupe est actuellement entrain de travailler sur une proposition d’action nationale avec également d’autres réseaux qui sera relayé à tous (pour des questions de confidentialité et de sécurité tous les collectifs et mvts et groupes ne seront pas nommé.
    UN MEMBRE DE ND GRENOBLE SERA PRÉSENTE AUTOUR DU 22 OCTOBRE SUR LYON EST PRENDRA CONTACT AVEC LES ND DE LYON ET PEUT ÊTRE ÉGALEMENT SUR PARIS COURANT AUTOMNE HIVER

    PROPOSITIONS AUX NUITS DEBOUT
    Au vu de ce qui c’est dit ce soir, nous proposons et il a été décidé par l’ensemble des acteurs du multiplex que Grenoble fasse un communiquer via Gazette Debout en vue d’une convergences sur les groupes et travaux avancés dans les différentes villes et différents groupes, il apparait que 3 thématiques ressortent:
    -RENNES: thématique DÉMOCRATIE
    -GRENOBLE: thématique LES COMMUNS
    -PARIS: thématique ÉCOLOGIE
    C’est un APPELLE A TOUTES LES ND : vous faire connaître pour faire converger nos forces de travail, ce qui a été souhaité ce soir au travers du multiplex.
    ENVIRON 21H NOUS DEVONS QUITTER LE MULTIPLEX NOUS AVONS PLUS DE BATTERIE, MERCI A TOUS

    ND RENNES
    4 personnes au multiplex : le mouvement contre la loi travail à du mal à repartir, manque de force vive.

    – Rennes s’inspire de l’expérience qui c’est faite à la forêt de Paimpont : chercher à se rapprocher des correspondants inter luttes, banquet à l’abordage sur le plan politique, les répressions policières…+AG interpro.
    – Un correspondant ce rend à l’assemblée de Madrid du 15M
    SAMEDI 8 OCTOBRE ZAD ND RENNES ce joint à la contestation de la zad notre dames des landes avec les musulmans,les banlieux,syndicalistes,la coalition répression…et souhaite pérenniser le réseau en syndicale
    ZAD NOTRE DAMES DES LANDES http://zad.nadir.org/
    Que résonnent les chants de nos bâtons ! http://zad.nadir.org/spip.php?article3991
    https://mars-infos.org/appel-de-la-zad-face-aux-menaces-d-1614
    zad@riseup.net
    MERCREDI 19 ET JEUDI 20 OCTOBRE SOUTIEN RASSEMBLEMENT POUR LA RELAXE DES GOOGYEAR A AMIENS
    SAMEDI 15 OCTOBRE réunion avec Educ Pop Debout (laisser sont mail sur la liste en ligne)
    ND RENNES SE JOINT A LA CONTESTATION DES ZAD AVEC LES MUSULMANS, LES BANLIEUX,LES SYNDICALISTES, LA COALITION REPRESSION…ET SOUHAITE PÉRENNISER LE RÉSEAU EN SYNDICALE
    LA COMMISSION DÉMOCRATIE de Rennes propose 10 propositions pour une véritable démocratie et un processus consultatif en ligne.
    https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdSh_2iuriEo7axtPfwAvbHGz5eLKWc3DEoSkS_1JKkQpI2AQ/viewform
    Nuit Debout Rennes – Démocratie
    docs.google.com
    Nous avons souhaité mettre en avant dix propositions simples pour améliorer la démocratie. Ce n’est qu’un début ; maintenant, allons plus loin ! Partagez avec nous vos propositions, remarques ou critiques. Elles seront ajoutées à la réflexion collective et débattues en septembre. Le détail de la démarche est par ici https://wiki.nuitdebout.fr/wiki/Villes/Rennes/Démocratie_vivante/Réinventons_la_démocratie Organisons-nous pour faire entendre nos voix lors des échéances à venir !
    PRÉSENTATION A PARIS DES PROPOSITIONS DÉMOCRATIQUE DE ND RENNES (VIDÉO ET AUDIO)
    https://educpopdebout.org/2016/09/27/daniel-nous-a-presente-les-propositions-democratiques-de-nuit-debout-rennes/
    Daniel nous a présenté les propositions démocratiques de Nuit Debout Rennes- educpopdebout.org
    Dimanche 25 septembre / 209 mars à 17h. Sur la place de la République, Daniel est venu à Debout éducation populaire nous présenter les propositions démocratiques de Nuit Debout Rennes. Appel à venir…
    RENNES ND PARTICIPE SAMEDI MANIFESTATION 15 OCTOBRE A LA JOURNÉE D’ACTION CONTRE LES TRAITE DE LIBRE ÉCHANGE STOP TAFTA-CETA

    ND PARIS
    multiplex place de la république
    Les nuits de bout à Paris existe toujours me^mes si il y a moins de personnes qui s’inscrivent dans la pérennité; Paris souhaite influer sur toutes les prochaines élections.
    Il est rappelé qu’un mouvement tels que ND à besoin d’environ 5 ans pour grandir en maturité.
    POUR FEDERER LES NUITS DEBOUT
    https://nuitdebout.fr/blog/2016/08/30/pour-federer-nuit-debout/
    Pour fédérer Nuit Debout : à vos propositions – NuitDebout-nuitdebout.fr
    POUR FEDERER LES NUITS DEBOUT : Sur Paris, nous sommes quelques-uns, mais en nombre grandissant, à vouloir consolider Nuit Debout afin de nous redynamiser.
    Biblio et sites pour en savoir plus sur les communs :http://balises.bpi.fr/economie/pour-en-savoir-plus-sur-les-biens-communs

    ÉDUCATION POPULAIRE Place de la République, nous organisons des interventions suivies de débats avec le public pour le partage des savoirs pratiques et théoriques.
    Samedi 8 octobre / 222 mars : Journée thématique avec la commission écologie
    Expression populaire « la faute à l’argent »- Notre Dame des Landes-Boîte à questions sur l’écologie
    Dimanche 9 octobre / 223 mars :Atelier graphisme, affiche et marionnettes-Atelier graphisme, affiche et marionnettes-Parler de musique et politique-Boîte à questions
    https://educpopdebout.org/2016/04/24/notre-charte/
    Notre Charte – Debout Education Populaire-educpopdebout.org-
    Nous,citoyen.ne.s indépendant.e.s, faisons vivre un espace de débat et de partage des savoirs sur la Place de la République à Paris, depuis le dimanche*41 mars*10 …
    https://educpopdebout.org/2016/08/19/contactez-nous/
    PARIS DÉBAT SUR LA QUESTION DES STATUT DES COMMISSIONS ET A CRÉE UNE CHARTE DES FONCTIONNEMENT DES RÉSEAUX SOCIAUX
    https://nuitdebout.fr/blog/2016/08/18/charte-de-fonctionnement-des-reseaux-sociaux-aout-2016/
    https://wiki.nuitdebout.fr/wiki/Ressources/uneconstitutionpourlanuitdebout.fr
    Une pétition et une proposition de Constitution numérique pour le mouvement.
    La pétition est un appel général au rassemblement d’une Assemblée numérique constituante.
    On peut la trouver ici : https://www.change.org/p/assembl%C3%A9e-g%C3%A9n%C3%A9rale-des-nuits-debout-une-constitution-pour-nuit-debout

    PARIS CONVERGENCES DES LUTTES
    MARDI 11 OCTOBRE 2016 RASSEMBLEMENT ET APPEL A TOU-TE-S A LA GRÉVE« Touche pas à ma ZEP »
    Le collectif « Touche pas à ma ZEP » et les lycées mobilisés pour l’éducation prioritaire appellent à la grève mardi 11 octobre.

    Occupation des établissements la nuit du 10 au 11 octobre 2016,

    mardi 11 octobre, matin action locale

    mardi 11 octobre à 14h – rendez-vous devant le Ministère de l’Education Nationale

    Plus d’informations à venir. Lien : https://paris.demosphere.eu/rv/50367-Source : http://www.sudeducation93.org/Touche-pas-a-ma
    EN PARALLÈLE DE LA MANIF ANTI TAFTA-CETA DU SAMEDI 15 OCTOBRE PARIS ORGANISE EN CONVERGENCES DES LUTTES UNE MARCHE ANTI RÉPRESSIONS DE TOUTES LES FORMES DE RÉPRESSIONS, EN AMONT A 12H DÉPART PLACE DE LA RÉPUBLIQUE JUSQU’À STALINGRAD ARRIVÉE 14H
    CONVERGENCES DES LUTTES ET COMMISSION ACTION TRAVAIL SOCIAL
    Soutien à la Commission SDF/Nomades/Sans-Logis
    14/15/16 OCTOBRE 17h00 Place de la République REVUE DE LA MISÈRE vous invitent à débattre et à décider comment nous organiser.
    LUNDI 17 OCTOBRE JOURNÉE INTERNATIONALE REFUS DE LA MISÈRE
    la commission travail action social a pour objectif de créer du lien entre les différents acteurs du travail social, afin de faire converger les luttes en présence et d’organiser des actions communes.
    https://www.convergence-des-luttes.org/
    Bienvenue sur Convergence des luttes – Convergence des luttes-www.convergence-des-luttes.org- Convergence des luttes entre Syndicalistes, intellos, zadistes, ouvriers, mal-logés, étudiants, précaires. Unir nos diversités pour en faire une force.
    AGENDA CONVERGENCES DES LUTTES
    https://www.convergence-des-luttes.org/actualites/
    Actualités – Convergence des luttes
    http://www.convergence-des-luttes.org
    Actualités concernant la page convergence des luttes sur facebook : photos, vidéos, revue de presse et événements.

    PARIS ND RÉFLÉCHIT A CRÉER UNE COMMISSION AGENDA ET COMMUNICATION
    PÉTITION VOTE BLANC:
    PARIS ND PÉTITION POUR QUE LE VOTE BLANC SOIT COMPTE PARMI LES SUFFRAGES EXPRIMES
    https://nuitdebout.fr/paris/commissions/vote-blanc/
    Vote blanc – Paris – nuitdebout.fr
    nuitdebout.fr
    Pétition pour que le vote blanc soit compté parmi les suffrages exprimés : https://www.change.org/p/pour-que-les-votes-blancs-soient-pris-en-compte-dans-les
    https://blogs.mediapart.fr/taldebert/blog/270416/nuit-debout-commission-vote-blanc-entre-reflexion-et-pistes-daction
    PARIS COMMISSION ANTI PUB
    http://antipub.org/la-commission-antipub-de-nuit-debout-est-en-marche/
    https://gazettedebout.fr/2016/05/25/reportage-comment-nuit-debout-lutte-contre-la-publicite/
    Reportage : Comment Nuit Debout lutte contre la publicité …
    gazettedebout.fr
    REPORTAGE – Dans nos villes et nos campagnes, la publicité est une pollution visuelle, une pollution mentale qui gangrène la société et contre laquelle lutte la …

    PARIS ND OUTILS AMELIORATION DES ND EN INTERNE- VOIR LE PAD ET S’INSCRIRE SUR LA MAIL LISTES
    https://pad.bombastus.duckdns.org/GYVhGYAYDZgJgLQEYDsAWARgtTKIBxICGIC0SaAxhpfgCZxFJxA

    IMPORTANT ZAD A DEFENDRE
    NOTRE DAMES DES LANDES
    http://zad.nadir.org/spip.php?rubrique70
    CALAIS
    http://www.lci.fr/france/info-lci-comment-les-policiers-preparent-l-evacuation-de-la-jungle-de-calais-2006457.html (désolé pour la référence média que l’on ne soutien pas)

    Reply
  8. CL

    VENDREDI 30 SEPTEMBRE RASSEMBLEMENT GRENOBLE
    Dénoncé par un employé de La Poste, il risque l’expulsion

    Sans-papiers, Emmanuel Kundela devrait être expulsé dimanche. Demain, un rassemblement est organisé à Grenoble pour exiger la libération et la régularisation de ce Congolais qui vit en France avec sa femme et ses quatre enfants.

    Samedi 20 août, Emmanuel Kundela se rend à La Poste. Il souhaite retirer de l’argent. Présentant un récépissé non conforme, l’homme est immédiatement dénoncé par le guichetier de l’agence qui appelle la police, laquelle arrête le « sans-papiers ».

    Placé au centre de rétention administratif (CRA) de Nîmes, Emmanuel Kundela entame alors ses premiers jours d’incarcération. Après une tentative de transfert vers le CRA de Marseille, qu’il refuse pour ne pas être éloigné de sa femme enceinte et de leurs quatre enfants, M. Kundela est finalement amené dimanche 18 septembre à Roissy.

    De force, le père de famille est alors conduit dans un avion en direction de Kinshasa, au Congo. Devant son opposition, les autorités n’hésitent pas à le menotter et à le bâillonner : « Ils m’ont menacé, brutalisé et attaché avec du scotch, raconte Emmanuel Kundela, blessé durant cette tentative d’expulsion aussi rapide que discrète. Je dois mon débarquement aux passagers qui ont refusé de s’asseoir et au pilote qui a demandé aux policiers de me faire sortir. »

    Depuis, l’homme est retenu au CRA du Mesnil-Amelot. Une plainte a-t-elle été déposée pour dénoncer les violences dont il a été victime ? « Auprès de qui ? », rétorque Emmanuel, qui pense « n’avoir aucun droit ».

    Plus que jamais, Emmanuel Kundela vit sous la menace d’une expulsion. D’ailleurs, « ce sera pour dimanche, le 2 octobre », assure Alice Dupouy, responsable régionale Rétention pour la Cimade Île-de-France. Soit deux jours avant la fin de la durée maximale de rétention autorisée, fixée à 45 jours.

    Engagés dans la demande de sa libération et de sa régularisation, les militants du Réseau éducation sans frontières (RESF) organisent jeudi 29 septembre un rassemblement solidaire à Grenoble, à partir de midi. Celui-ci se tiendra au Jardin de Ville, près de l’école élémentaire. Une pétition a également été mise en ligne.
    L’acharnement de la préfecture de l’Isère contre un père de famille

    Éprouvé par plus d’un mois d’incarcération, Emmanuel Kundela n’a plus d’espoir. Au téléphone depuis le centre de rétention, l’homme ne cache pas son inquiétude. Enceinte, sa femme se retrouve seule et sans aucun revenu pour s’occuper de leurs quatre enfants. « Elle ne va pas bien », résume simplement M. Kundela. Originaire du Kivu, à l’est du Congo, le père de famille explique qu’il n’envisage aucun avenir dans son pays d’origine « où il n’ y a que la mort qui puisse [l]’attendre ». Ancien opposant politique, l’homme décrit une région empêtrée dans un conflit meurtrier où il ne serait pas en sécurité.

    En 2011, Emmanuel Kundela arrive sur le sol français aux côtés de sa femme et de leurs deux enfants. Très vite, la famille souhaite être régularisée. Le jeune Congolais réclame alors l’asile politique auprès de l’Office de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra). Une requête qui n’aboutira pas « pour insuffisance de preuve, comme dans plus de 85% des cas », s’attriste Martine François, membre de RESF. Installée près de Grenoble, où les enfants du couple sont scolarisés, la famille tente tout de même d’obtenir un titre de séjour vie privée et familiale. À trois reprises ! Mais les dossiers déposés à la préfecture sont systématiquement refusés.

    Dans un communiqué appelant à la régularisation de toute la famille Kundela, RESF dénonce un acharnement contre des personnes « très bien intégrées dans la vie locale » alors que « le conseil départemental refuse de donner un sou aux familles étrangères sans papiers, sans tenir compte de leur situation et leurs demandes de régularisation ». Indignée devant une telle situation, Martine François souligne d’ailleurs qu’Emmanuel Kundela subvient seul au besoin de la famille. Bien que « privé du droit de travailler légalement », celui-ci s’est trouvé un emploi et parvient à construire sa vie ici, en France.
    Un département qui régularise peu ?

    Arrêté près de Grenoble, la préfecture fait valoir le fait qu’il n’aurait jamais dû se trouver sur le territoire. D’après son avocate, « Emmanuel Kundela fait l’objet d’une interdiction de territoire prononcée dans le cadre d’une OQTF [Obligation de quitter le territoire français, NDLR] ». Après avoir refusé d’embarquer pour Marseille quelques jours après son arrestation, M. Kundela s’est d’ailleurs vu reprocher par un tribunal administratif le non-respect de cette mesure, assortie d’une assignation à résidence.

    Engagée dans la demande de libération d’Emmanuel Kundela, Annie David, sénatrice de l’Isère membre du groupe Communiste, républicain et citoyen (CRC), a par ailleurs sollicité « une intervention urgente » du préfet du département. Dans cette lettre, adressée au préfet Lionnel Beffre, la sénatrice rappelle qu’Emmanuel Kundela a « fait toute les démarches nécessaires » en vue d’une régularisation, lui demandant, « au titre de la protection de l’enfance et à titre humanitaire », de bien vouloir « arrêter la procédure » :

    Il n’est d’autre reproche à lui adresser que de chercher à assurer la sécurité de sa famille et ne pas s’être conformé aux dispositions de l’assignation à résidence de son OQTF qui l’obligeait à s’absenter de son travail.

    D’autant que, d’après son avocate, la situation de ce père de famille correspond aux critères exigés par une circulaire de Manuel Valls qui « envisage une régularisation si la famille peut justifier de cinq années de présence en France, et de trois ans de scolarisation des enfants ». Des conditions que la famille remplit : les deux aînés qui sont arrivés en France avec leurs parents sont scolarisés depuis leur arrivée sur le territoire, soit cinq ans. Les deux autres enfants, nés en France en 2011 et 2014, également.

    Pourtant, cette circulaire ne peut être invoquée devant un tribunal « puisqu’elle n’a pas force de loi, explique Me Aurélie Marcel. Il s’agit d’une consigne adressée aux préfets lorsque ceux-ci étudient les dossiers. Mais ils ne sont pas contraints de suivre ces recommandations. » D’ailleurs, « cette circulaire n’est jamais appliquée en Isère », se désole l’avocate.

    Martine François, la militante de RESF qui accompagne la famille Kundela, constate elle aussi un changement de comportement de la part de la préfecture de l’Isère, qu’elle juge plus sévère dans ses choix de régularisation qu’il y a une dizaine d’années. Mme François raconte notamment avoir « accompagné une Congolaise très malade dans ses démarches », estimant qu’elle ne pouvait pas être correctement soignée dans son pays. Mais « n’ayant pas obtenu son titre de séjour au motif de la santé, et ne pouvant pas non plus être transportée, cette dame a été maintenue en centre d’accueil de demandeurs d’asile (CADA) et y est finalement décédée ».

    Craignant de telles perpectives, Martine François se demande comment interpeller plus largement l’opinion publique face à ces refus de régularisation dont l’issue est parfois tragique. Si la préfecture assure qu’Emmanuel Kundela ne risque rien au Congo, présentant les mêmes arguments que ceux de l’Ofpra, les inquiétudes persistent sur ce qu’il pourrait advenir de ce ressortissant congolais, une fois de retour au pays.

    Reply
  9. CL

    Jeudi 29 septembre 18:00-20:00
    Conventions internationales et protections des réfugiés : le statut des réfugiés palestiniens au Liban et en Syrie

    Conférence débat avec Maître Souheil El Natour, avocat, directeur du Centre d’études juridiques palestinien , membre de la Ligue palestinienne des droits de l’Homme au Liban

    Mots de bienvenue : Armand Samba Sambeligue, avocat, Président de l’Institut des Droits de l’Homme, Pierre Gaillard, Président de la Ligue des Droits de l’Homme section de Grenoble-Métropole, Anne Tuaillon, Présidente de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS)
    Modérateur Benoît Pin, avocat, ancien Président de l’IDH

    Interventions :

    Maître Souheil El Natour : « Le statut des réfugiés palestiniens au Liban et en Syrie »
    Maître David Huard, avocat : « Crise migratoire en Europe et au Moyen Orient : du réfugié au demandeur d’asile »
    Maître Armand Samba Sambeligue : « Le statut de réfugié : entre fausses sécurités et vraies précarités.

    Org. Institut des Droits de l’Homme du Barreau de Grenoble
    45, rue Pierre Sémard 38000 Grenoble
    Tel : 04 76 43 75 58 / 04 76 15 10 36
    Courriel

    Grenoble, Maison des Avocats
    45, rue Pierre Sémard
    Tram B, arrêt Palais de Justice

    Reply
  10. CL

    Rassemblement de soutien – libertés syndicales – 27 septembre 2016

    mercredi 17 août 2016
    Mardi 27 septembre 2016 : rassemblement à 12h pour les libertés syndicales au Tribunal de Grenoble

    12h : stands, petite restauration
    13:30 : prises de parole
    14h : audience

    palais de justice de Grenoble Ce rassemblement devant le Palais de Justice de Grenoble, place Firmin Gautier, s’inscrit dans la lutte de la CGT contre la criminalisation de l’action syndicale.

    En particulier, ce 27 septembre 2016, Pierre Coquan, ancien secrétaire général de l’Union Départementale CGT du Rhône, comparaît pour la troisième fois en correctionnelle dans la même affaire. Il est en effet poursuivi pour avoir… distribué un tract contre la réforme des retraites, à un péage de l’autoroute A6… en 2010 !

    Cette comparution devant la Cour d’appel de Grenoble est un nouvel épisode du long marathon judiciaire engagé par le procureur de Villefranche, puis par le procureur général de la Cour d’appel de Lyon, depuis 2012.

    Pierre Coquan a été relaxé d’abord par le tribunal correctionnel de Villefranche sur Saône, puis par la Cour d’Appel de Lyon début 2014. Le jugement a constaté l’absence de banderoles, drapeaux, haut-parleur, rassemblement, au péage… et donc, l’absence de manifestation. Rassemblement de soutien – Lyon – janvier 2014

    Las ! Le parquet s’est alors pourvu en cassation. Le 9 février 2016, la cour de cassation a renvoyé l’affaire devant la cour d’appel de Grenoble, où elle sera donc examinée ce 27 septembre 2016.

    Cet acharnement judiciaire à faire juger qu’une simple distribution de tract constitue une manifestation, a pour objectif de soumettre ce type d’action à une déclaration préalable en préfecture. Seuls les régimes où la démocratie est absente invoquent de tels préalables à ce qui constitue l’un des fondements historiques de la liberté d’expression.

    La CGT appelle au rassemblement pour demander à nouveau la relaxe de notre militant, l’arrêt de la criminalisation de l’activité syndicale, alors que notre organisation est au coeur de la lutte contre les régressions sociales.

    Cette affaire ne doit pas aboutir à un nouveau recul de la démocratie en France. Nous devons continuer à militer sans redouter qu’un matin, on se retrouve en garde à vue, poursuivi, traqué pour avoir juste voulu défendre l’intérêt de tous et recherché le progrès social.

    En savoir plus en cliquant sur les liens :
    – communiqué de l’UD CGT 69 du 6 janvier 2014
    – communiqué de l’UD CGT 69 du 30 janvier 2014
    – communiqué de la CGT du 7 février 2014 (sur site confédéral)
    – arrêt de la cour de cassation du 9 février 2016
    – article de l’Humanité du 25 février 2016
    – tract CGT « Journée de mobilisation pour le respect des libertés syndicales »
    – Tract CGT Rhône pour le 27/9/2016 : cliquez sur l’image pour ouvrir le document au format « .pdf » :

    PDF – 340.2 ko

    Reply
  11. CL

    Linky profite le crime ?
    Publié dans le numéro de Avril / Mai 2016

    ERDF, le promoteur du Linky, est une institution. Comme il se doit, elle est respectée par toutes les autres institutions. Si le Linky est de plus en plus critiqué et rejeté par de simples habitants de la cuvette,
    1 OCTOBRE JOURNÉE COMMUNE ANTI LINKY A GRENOBLE
    ERDF sait pouvoir compter sur le soutien des élus locaux et de la presse locale.
    Lire la suite
    Linky rira le dernier ?
    Publié dans le numéro de Avril / Mai 2016

    Pour tous leurs promoteurs, les compteurs intelligents sont incritiquables car ce sont « des éléments indispensables à la transition énergétique ». Sous-entendu : on en a besoin pour sauver la planète, alors ceux qui s’y opposent n’ont vraiment rien compris. D’ailleurs, même les élus écolos grenoblois sont pour, c’est dire.

    Reply
  12. CL

    Haro ! > Les dessous de la cuvette > Condamné, Le Postillon fait appel

    Condamné, Le Postillon fait appel communiqué de presse

    lundi 26 septembre 2016
    par :

    Il y a deux mois, nous avions interrogé le Postillon à l’occasion de son procès intenté par Christophe Ferrari, président de la Métro, pour injures et diffamation. Le rendu vient de tomber : le journal est reconnu coupable et condamné à payer 6900 €. Les vilains garnements du Postillon ont décidé de faire appel. Nous reproduisons ci-dessous leur communiqué. La liberté de la presse ne s’use que si on ne se bat pas !

    « Le Postillon est reconnu coupable ». On l’attendait avec impatience, le jugement rendu ce lundi 26 septembre 2016 à Grenoble. Notre journal était attaqué pour injure et diffamation par le maire de Pont-de-Claix et président de la métropole, Christophe Ferrari, et sa directrice de cabinet à la mairie, Yveline Denat. Le procès avait eu lieu le 29 juin et les juges s’étaient donné l’été pour réfléchir.

    Mais ce 26 septembre, la juge qui lisait le rendu n’y mettait pas beaucoup d’entrain. En 49 secondes, le Postillon et son directeur de publication ont été déclarés « coupables » et condamnés à verser « 2 000 euros d’amende, dont 1 000 avec sursis », à « publier en une du journal et sur son site internet le jugement », à verser également « 2 000 euros de dommages-intérêts à Yveline Denat », plus « 1 500 euros de dommages-intérêts à Christophe Ferrari », plus « 1 200 euros chacun pour le remboursement de leurs frais de justice ». Vous pouvez sortir vos calculettes : ça fait 6 900 euros, plus 1 000 euros avec sursis. C’est pas rien : ça correspond à 2 300 Postillons vendus cash – et encore heureusement qu’on vient d’augmenter le tarif à trois euros.

    Quelque chose clochait, et pas seulement le ton trop neutre de la juge. D’abord l’amende pénale est étonnante. Il est rare que le tribunal aille au-delà des réquisitions du parquet, et dans notre cas la procureure n’avait rien requis contre nous.

    Et puis il y a une demande des plaignants à laquelle le tribunal n’a pas accédé : « l’exécution provisoire », c’est-à-dire que notre journal n’est pas obligé de publier le jugement en une avant la fin de la procédure. Si nous faisons appel, nos lecteurs ne sauront rien de notre condamnation initiale. On l’a vu comme une invitation à retenter notre chance.

    Enfin ce qui nous surprend le plus, c’est d’être déclarés « coupables » suite à la façon dont s’est déroulé le procès.

    On n’a jamais été objectifs, et là encore moins, mais franchement notre avocat, Me Steinmann, avait fait ce 29 juin une plaidoirie qui déchirait tout. Faut dire qu’on lui avait facilité la tâche, obligeant Ferrari et Denat à changer de ligne d’attaque. Dans les citations à comparaître, ils arguaient que les éléments à charge présents dans notre article « Le système Ferrari à plein régime » (Le Postillon n°33) étaient issus de « prétendus témoignages ». Sous-entendu : nous aurions tout inventé pour nous payer le président de la Métropole. Comme les fonctionnaires tenus au « devoir de réserve » n’ont pas le droit de témoigner publiquement sous peine de sanction, ils pensaient pouvoir tenir cette accusation. Une tactique qui n’a pas fonctionné : pour le procès, nous avons présenté une dizaine d’attestations d’anciens agents de la mairie de Pont-de-Claix, à la retraite ou partis travailler ailleurs. Ces témoignages – dont certains étaient accompagnés de longs textes écrits plusieurs années auparavant pour alerter sur la situation – confirmaient largement les éléments à charge présents dans notre article. Notre avocat souligna même qu’au vu de ces documents, nous avions fait preuve d’une « grande prudence ».

    Comme l’avocat des plaignants, Me Supplisson, ne pouvait plus affirmer qu’on avait tout inventé, il chargea ceux qui avaient relaté leur souffrance au travail, en prétendant qu’il s’agissait de « mécontents » et « d’aigris du système qui se défoulent ». À court d’arguments, il en était réduit à fustiger également la non-signature des textes dans notre journal, prétendant qu’on était un « journal à cagoules », comme peuvent le confirmer les milliers de personnes nous ayant déjà vu vendre notre journal à la criée, tête nue.

    Devant cette faiblesse de la partie adverse, et la démonstration de notre avocat, on s’attendait donc légitimement à une issue positive. On ne peut pas encore expliquer cette incongruité : nous n’avons pas encore pu lire les motivations du tribunal sur ce jugement.

    Mais nous pensons à cette juge, qui a rendu le verdict en quarante-neuf secondes de cette voix sans conviction. En janvier 2015, sans doute était-elle Charlie. Peut-être a-t-elle mis des posts sur Facebook sur la liberté de la presse et le droit à la caricature. Peut-être a-t-elle même donné de l’argent pour sauver la presse indépendante.

    Et quelques mois plus tard, voilà qu’elle condamne le seul journal papier indépendant de Grenoble et sa région. Alors c’est sûr : depuis Charlie, il y a eu Paris, Nice, Saint-Etienne-du-Rouvray, et ils sont loin maintenant les dessins de stylos et de kalachnikovs, et les déclarations d’amour à la satire. Mais quand même : ça doit relever d’une certaine dissonance cognitive, voire même d’une vraie souffrance au travail, d’énoncer un tel jugement.

    Alors pour elle, mais aussi pour Ferrari et Denat, qui eux aussi ont été « Charlie », et se déclarent à l’occasion « extrêmement respectueux de la presse et de la caricature », nous faisons appel de cette décision. Parce que la justice, et Le Postillon, méritent mieux que ça.

    A Grenoble, le 26 septembre 2016,
    Le service juridique du Postillon

    PS : La meilleure manière de nous soutenir est, on le répète, de nous fournir des informations et de nous acheter. À ce propos, le numéro n°37 est sorti depuis trois jours et est disponible chez tous les bons buralistes (http://www.lepostillon.org/-Octobre-2016-.html). La parole à notre meilleur commercial, Jérôme Safar, qui le 24 septembre écrivait sur sa page Facebook :

    « Dire que je suis super fan du journal en question serait assez exagéré même s’il est beaucoup plus drôle à lire quand on est dans l’opposition… mais là… je ne peux que vous inciter à le lire et vous verrez ainsi comment aujourd’hui une première adjointe travaille sérieusement sur le dossier du « plan de sauvegarde ». Pour moins que ça on a réclamé des démissions ! »

    Reply
  13. CL

    Condamné, Le Postillon fait appel
    Publié dans le numéro de Avril / Mai 2016

    « Le Postillon est reconnu coupable ». On l’attendait avec impatience, le jugement rendu ce lundi 26 septembre 2016 à Grenoble. (…) Visiblement, la juge qui lisait le rendu n’y mettait pas beaucoup d’entrain. En 49 secondes, le Postillon et son directeur de publication ont été déclarés « coupables » et condamnés à verser « 2 000 euros d’amende, dont 1 000 avec sursis », à « publier en une du journal et sur son site internet le jugement », à verser également « 2 000 euros de dommages-intérêts à Yveline Denat », plus « 1 500 euros de dommages-intérêts à Christophe Ferrari », plus « 1 200 euros chacun pour le remboursement de leurs frais de justice ».
    https://www.lepostillon.org/

    Reply
  14. CL

    La bac pour empêcher les blocages lycéens

    « Empêcher les blocus de se tenir revient à empêcher le premier geste politique qui se développe au sein des lycées… »

    La bac pour empêcher les blocages lycéens

    « Empêcher les blocus de se tenir revient à empêcher le premier geste politique qui se développe au sein des lycées… »
    paru dans lundimatin#73, le 20 septembre 2016

    https://lundi.am/La-bac-pour-empecher-les-blocages-lyceens

    Reply
  15. CL

    Jeudi 15 septembre manifestation
    J’ai repéré au niveau du quai Stéphane Jay pendant la manif 2 hommes chauve crâne rasé, pas très grand de taille, un portait une veste kaki l’autre un t-shirt gris, les deux en jean’s ayant à la main chacun leur portable et une oreillettes à l’oreille, je les ais suivit pendant 10 minutes, ils étaient toujours collé l’un à l’autre sauf au moment ou celui à la veste kaki c’est arrêté prendre en photo quelques affichette sur un murs , puis il a accéléré pour retrouver son pote et un peu plus loin ils ont tourné à droite rue Guy Pape rejoindre une centaine de mètres plus loin le groupe csr en poste. En faisant des recherches sur la presse je tombe sur un reportage photo de france 3 région et je tombe sur eux !!!!! Merci F3 !!! donc je vous suggère d’aller voir sur le liens ici bas la 3ème photo sur l’article loi travail : 3000 personnes manifestent à Grenoble plus bas : le reportage photo, Manifestation contre la loi travail 15 septembre .Afin de les identifier (gars devant à droite) , la prochaine fois on ce les fait à coup de paillettes !!!!
    http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/isere/grenoble/loi-travail-3000-personnes-manifestent-grenoble-1086567.html

    Reply
  16. CL

    NUIT DEBOUT AVIGNON
    Un grand rendez-vous citoyen aura lieu à Avignon les 7,8 et 9 Juillet durant l’ouverture du festival.
    A l’initiative Nuit Debout, Attac, StopTafta, l’intersyndicale, les Intermittents (CIP), et la confédération paysanne…
    Le programme
    Facebook
    Source : Courriel à Reporterre

    Reply
  17. claire

    SOUTIEN ECOPLA – SCOP
    Unique fabricant français de barquettes aluminium, notre usine est à l’arrêt et nous sommes tous licenciés.
    Située à St Vincent de Mercuze, dans notre belle vallée du Grésivaudan, nous faisons appel à votre ESPRIT CITOYEN
    Aujourd’hui un collectif de salariés très motivé se bat pour SE RÉAPPROPRIER LEUR OUTIL DE TRAVAIL et SAUVEGARDER DES EMPLOIS.
    LES AMIS d’ECOPLA
    173 rue Aimé Paquet-38660 Saint Vincent de Mercuze
    Contact: les.amis.decopla@gmail.com
    06 89 88 38 87
    ou
    https//fr.ulule.com/ecopla-veut-devenir-une-scop /
    FB : http://www.facebook.com/Ecopla SCOP

    Reply
    1. spoutnik

      A l’heure actuelle, la campagne de financement ulule est stoppée, puisqu’elle a atteint et même dépassé les 50000E necessaires au projet de scop… soutien financier en chèques adressés au amix decopla toujours appréciés, mais surtout carte postale, messages de sympathie ou même visite sur place plus que bienvenus pour les 26 futurs associés de la scop… ils rechechent aussi un.e ingénieur.e e, controle qualité alu alimentaire prêt a participer (financierement et professionnellement) a l’aventure dès que la scop sera rendue possible et légale au tribunal de commerce debut septembre… si tant est que les concurrents italiens ne versent pas les 1, 5 millions de remboursement des créanciers pour voler l’entreprise avant… le 21 juillet en principe, affaire a suivre de très près.

      Reply
  18. claire

    CENTRE D’INFORMATION INTER PEUPLES
    28 juin Palestine : on ne nous fera pas taire !
    Appel à signer et à faire signer la pétition pour la liberté d’action citoyenne et le droit au boycott

    14 juin Le Conseil départemental de l’Isère discrimine les familles étrangères
    Le Conseil départemental de l’Isère a décidé de ne plus donner d’argent aux familles qu’il juge « ne pas avoir le droit de rester en France », contrairement à ce que dit le Code de l’Action Sociale et des familles.
    Pétition à signer sur http://Famillessanslesou.wesign.it/fr et diffuser auprès de votre entourage !

    8 avril #NuitDebout
    Le CIIP soutient cette initiative citoyenne et toutes les « Nuits debout » partout.
    Il appelle à signer l’appel #NuitDebout

    11 mars Maroc : faux procès contre journalistes et formateurs
    Poursuite de la répression contre les journalistes critiques et les enseignants

    24 juin 2015 Appel pour un programme d’accueil d’étudiants syriens à Grenoble
    Appel à signatures pour obtenir du Ministère des affaires étrangères et des collectivités locales (Région, Conseil général de l’Isère, Métropole et municipalités de l’agglomération de Grenoble) la mise en place d’un programme d’accueil pour étudiants syriens dans les établissements d’enseignement supérieur et de recherche grenoblois.
    AGENDA
    Tous les événements
    Mois précédent
    Mois suivant

    Reply
  19. claire

    DÉSOLE J’ESPÈRE NE PAS VOUS AVOIR TROP EMBROUILLE CT PAS LE BUT
    C’est tenu aussi hier VENDREDI 8 PLACE VERDUN -PREFECTURE
    SOUTIEN AUX RÉFUGIES
    LA CISEM coordination isèroise de solidarité avec les étrangers migrants :
    collectifs de soutien aux réfugiés politiques Algériens -maison des associations-

    PERMANENCE ACCUEIL POUR NOS AMIS RÉFUGIES – DEMANDEURS D’ASILE
    LUNDI APRÈS MIDI A PARTIR DE 14H30
    MAISON DES ASSOCIATION bureau 002
    6,bis rue berthe de boissieux Grenoble
    04.76.86.44.31

    A SAVOIR :
    GRENOBLE : les permanences pour les réfugiés et demandeurs d’asile
    *ADA (Accueil des Demandeurs d’Asile)
    Maison des associations – 6 rue Berthe de Boissieux – 38000 Grenoble
    Téléphone : 04 76 42 84 73 ou 06 73 85 49 08
    * La Cimade
    Maison des associations – 6 rue Berthe de Boissieux – 38000 Grenoble
    Téléphone : 04 76 50 16 39 – Fax : 04 76 50 14 55
    Email : grenoble@lacimade.org
    * APARDAP (Association de parrainage républicain des demandeurs d’asile et de protection)
    Maison des associations – 6 rue Berthe de Boissieux – 38000 Grenoble
    Téléphone : 09 51 93 48 18 ou 06 34 96 60 75
    * Ligue des Droits de l’Homme
    Maison des associations – 6 rue Berthe de Boissieux – 38000 Grenoble
    Téléphone : 04 76 56 90 44
    * CSRA (Comité de soutien aux réfugiés algériens)
    Maison des associations – 6 rue Berthe de Boissieux – 38000 Grenoble
    Téléphone : 04 76 86 44 31 ou 06 15 11 62 10
    * MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) – Comité local de Grenoble
    Maison des associations – 6 rue Berthe de Boissieux – 38000 Grenoble
    Téléphone : 04 76 46 18 98

    Reply
  20. claire

    STOP STOP ERREUR SUR LE PROGRAMME DONNE COMME AYANT AU LIEU DIMANCHE POUR LR JARDIN DES UTOPIE , DESOLE C LA FATIGUE KI S’ACCUMULE
    DONC JARDIN UTOPIE DIMANCHE 10 JUILLET
    concernant Welcom CT bien aujourd’hui samedi 9 juillet

    Reply
  21. claire

    DIMANCHE 10 JUILLET
    A EU LIEU
    – PICNIC SOLIDAIRE – RÉSEAU WELCOM « derrière la préfecture » A partir de 11h
    -JARDIN UTOPIE 16h :Jardins d’Utopie
    devant la bibliothèque droit-lettres du campus de Saint Martin d’Hères

    Les Jardins d’Utopie sont menacés : l’Université Grenoble Alpes souhaite commencer des travaux dès la mi-juillet et la principale parcelle serait touchée !
    ……………………………………………………………………………………………….
    Les Jardins invitent donc toutes les bonnes volontés à les soutenir ce dimanche à 16h sur le campus, devant la BU droit-lettres, pour organiser la lutte. Il y aura aussi un goûter partagé (chacun/e amène quelque chose à boire ou à manger) et un repiquage spontané de salades pour les volontaires.

    Reply
  22. claire

    donc 3 RDV LUNDI 11 JUILLET (de ce que g compris)
    ASSEMBLÉE GÉNÉRALE CGT ISÈRE: A LA BOURSE DU TRAVAIL
    PERMANENCE DE LA CIP 38: LES INTERMITTENTS ET PRÉCAIRES RÉUNIS A LA BOBINE
    SOUTIEN AUX AGENTS DE LA VILLE : PERTURBER LA MAIRIE DES 17H

    Reply
  23. claire

    LUNDI 11 JUILLET GROSSE JOURNÉE
    – ASSEMBLÉE GÉNÉRALE CGT ISÈRE
    BOURSE DU TRAVAIL
    9H-12H PERMANENCE DE LA CIP 38
    – SOUTIEN AUX AGENTS DE LA VILLE
    LES INTERMITTENTS ET PRÉCAIRES RÉUNIS
    LA BOBINE
    – CONSEIL MUNICIPAL A PERTURBER A LA MAIRIE 17H30

    Reply
  24. Gael et les pantins

    Bonsoir. Question bête et naïve… ça a un rapport avec le mouvement du 14 juillet, le cntf, la demosophie, eric fiorille ou sylvain baron ta proposition ? Car si c’est le fas, ils sont poir le moins… douteux ! Car si a nuit debout beaucoup songent a une destitution de nos trop chers élus zélés et à une revolution permanente, certains infiltrés ne sont sans doute les bienvenus, restons prudents… bref, viens ou reviens avec tes infos et proposer ta commission, on verra ce que l’on en fait, jamais entendu parler de ces affaires là avant toi… bisous.

    Reply
  25. Wilfried

    Je proposerai, demain, une commission « Destitution et Révolution ».

    François HOLLANDE étant *établit* complice *par volonté* de délits *et* d’un crime commis au préjudice d’enfants de 10, 13 et 15 ans (délits) puis de 15, 18 et 20 ans (crime),
    et peu de citoyen(ne)s pouvant rêver d’un « ton Président est un criminel qui maltraite les mineurs » partout dans le monde, du Maroc à la Suisse en passant par la Russie et l’Argentine, sans oublier la Chine, le Vietnam, ou la Corée du Nord.
    Voici pour la destitution.

    Le défilé : l’OBJECTIF est de réunir 500.000 personnes (selon les autorités :)) pour … le 14 juillet à Paris 🙂
    Le mot d’ordre sera simple :
    . défilé en tenue similaire (chausses marrons, jean bleu, t-shirt blanc, et bonnet phrygien… rouge :)),
    . au pas et au son des tambours, sans paroles ni chants ni cris,
    . de la place de la Bastille à 10h à la place de la Concorde à 11h45 (4,3km en 1h45), 80% rejoignant la rue de Rivoli grâce à toutes les rues perpendiculaires),
    place de la Concorde sur laquelle la Marseillaise sera chantée, toujours au son des tambours.

    Au passage, j’ai découvert https://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_démocratie : je vais proposer à certaines ambassades de se joindre à nous 🙂

    Wilfried.
    PS : https://www.youtube.com/watch?v=39r8bA5S0PY si on en trouve assez qui en sont capable, « j’te dis pas la crise ! » 🙂

    Reply
    1. Wilfried

      Suite à des échanges lors de l’AP d’hier, j’ai modifié et affiné la proposition pour le 14 juillet. Je la présente vraiment lors de l’AP du 22.Vous connaissez La Marseillaise ? eh bien relisez ses 15 couplets. Oui, ses QUINZE couplets 🙂

      Reply
      1. Gael et les pantins

        Mea culpa, wilfried, après discussion avec toi samedi 18 au soir, j’ai bien mieux compris ton projet, mais j’en suis désolé, marcher au pas… cela ne m’intéresse pas comme disait l’autre (Brassens l’éternel…), et je n’ai aucun patriotisme particulier à défendre, sinon mes origines provençales et donc d’être né ici par chance , et de vouloir toujours y (re)faire et vivre en société, pas à la marge… Bien que je distingue très volontiers la Nation (le peuple, nous autres) de l’Etat (nos trop chers élus et l’administration si lourde), dans une démocratie idéale, voire une sociocratie, l’Etat ça serait nous, mais du coup un jour, j’irai vivre en Théorie, car en théorie tout va bien ! Lol
        Plus d’infos sur la sociocratie et autres sujets d’agitation politique sur le site http://www.toupie.org qui vient de fêter ses 10 ans, tout comme les Jardins d’Utopie, joie ! Bisous.

        Reply
  26. CL

    Jeudi 9 mars à Grenoble, c’est tenu la poursuite de l’affaire de Maître Ripert à la cours d’appel du Palais de justice, un procès normalement public, donc ouvert aux citoyens, mais pour la la 2ème fois, après le 2 juin, aujourd’hui le 9 juin, les citoyens ont trouvé portes closes, en effet les forces de l’ordre ont reçu l’ordre de nous interdire l’accès, seul quelques journalistes et avocats venus soutenir Maître Ripert ont eu accès à la salle d’audience; pour autant nous avons maintenu notre mobilisation en soutien à Maître Ripert et avons rédigé un document témoignant de cette situation :  » Nous citoyens portons à l’attention du Palais de justice et à la cour d’appel de Grenoble, de la cour européenne des droits de l’homme, de la Présidence de la République, et du Ministère de la Justice, que ce jeudi 9 juin 2016 à Grenoble nous avons constaté qu’à nouveau l’accès du public au procès de Bernard Ripert nous a été interdit alors que l’audience n’était pas à huis clos. L’accès au Palais de justice nous a été interdit et les portes de la salle d’audience sont restées closes. »
    Plusieurs citoyens ont apporté leur signature sur le document. Dans l’après -midi alors que l’audience venait de reprendre sont cours, nous avons réussi à adresser ce document par fax au Palais de Justice et nous avons été informé que les avocats ont pu réceptionner le fax . Nous savons que la partie demandeuse de l’action à clairement comme objectif de radier Maître Ripert du barreau. Personnellement j’ai du quitter les lieux vers 17h30, je ne peux donc pas témoigner de la suite des évènements et j’espère que d’autres prendrons le relais, je vous incite à vous rendre sur le site internet de soutien à Maître Ripert : http://www.petitions24.net/grenoble ET DE SIGNER LA PETITION !!!! RESTONS MOBILISE

    Reply

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *