Monthly Archives: avril 2016

L’appel de Grenoble

 

L’appel lancé à toutes les Nuit Debout de France
le 30 avril – 1er mai 2016

 

nuitdeboutlappeldegrenoble

 


 

La réponse à l’appel de Grenoble

 

Nuit debout lune debout

Préambule

Depuis le 40 mars (anciennement 09 avril 2016), Nuit Debout à Grenoble occupe l’espace public devant la MC2. Les rencontres entre les hommes et les femmes debout qui s’y déroulent ont montré la diversité de ceux et celles qui veulent agir dès maintenant pour la réalisation de mondes nouveaux. Suite à l’appel de Grenoble, discuté par plusieurs villes le week-end des 61 et 62 mars (30 avril et 1er mai 2016), il apparaît primordial que Nuit Debout se dote d’un outil appropriable par toutes et tous prenant en compte les spécificités de chaque Nuit Debout dans le respect de leur localité, de leur autonomie, de leur liberté.

Cet outil textuel itératif se compose de différentes briques déplaçables, modifiables, ajoutables, qui prennent comme point de départ un début de réponse aux cinq questions posées par l’appel de Grenoble. Nous proposons que ce texte soit lu et discuté dans toutes les assemblées Nuit Debout puis retravaillé, complété, trituré lors des rencontres de convergence de Nuit Debout qui se tiendront chaque week-end.

Notre volonté est d’inventer ensemble cet outil commun qui nous manque aujourd’hui pour réussir à mettre en situation permanente dans l’espace et dans le temps Nuit Debout. L’objectif est de permettre à toutes et tous d’exister dans le processus continu de convergence puis d’union, à la fois des luttes menées et des diversités des moyens d’agir. Il s’agit de dépasser l’idée d’un consensus inhabitable pour parvenir ensemble à la réalisation ici habitable de notre devenir.

La problématique du campement des Nuits Debout.

Nous avons discuté des occupations respectives des espaces publics. A Paris, Toulouse, Lyon, Aix-en-Provence et Marseille, l’occupation est temporaire afin d’organiser des temps d’assemblées populaires et de commissions. A Grenoble, un campement permanent a été construit. Tenir un lieu au quotidien demande de la détermination, entraîne de la fatigue et fait émerger de nouvelles problématiques. Mais cela permet également de ré-insuffler de la politique dans le quotidien pour commencer à transformer nos rapports sociaux dès maintenant. Le campement est un grand espace d’expérimentation et de politisation, qui permet d’avoir du temps et les moyens de déconstruire et d’analyser nos vies.

Quelle stratégie à court terme pour le retrait du projet de loi travail ?

Nous poursuivons la lutte de manière déterminée en organisant de nouvelles actions et des manifestations locales et nationales. Les député.e.s et futur.e.s candidat.e.s aux législatives seront interpellé.e.s personnellement pour qu’ils ou elles se positionnent clairement contre ce projet de loi. Nous exigerons des pouvoirs locaux (conseils municipaux et métropolitains) qu’ils adoptent des prises de position contre la loi travail, l’austérité et la précarité. Nous envisageons s’il le faut de mener des actions d’occupation des CCI, des locaux parlementaires et de toutes les institutions. Enfin, des actions de blocage économique seront lancées dans le cadre d’échanges et de coordinations entre les différentes Nuits Debout, les syndicats et les associations.

Quelles réactions coordonnées face aux violences policières et à l’état d’urgence ?

Nous avons tous vécu ou constaté ces dernières semaines que le pouvoir utilise la police et la gendarmerie pour la défense des intérêts des dominants et dans le but de décrédibiliser injustement notre mouvement. Nous dénonçons vivement toutes les violences policières envers les manifestants du mouvement social et envers les habitants des quartiers populaires qui vivent ces violences au quotidien. Nous dénonçons aussi le régime d’état d’urgence qui, ne l’oublions pas, a historiquement une origine coloniale. Nous pensons que l’organisation et l’existence même des forces de police sont à remettre en cause : elles sont aujourd’hui instrumentalisées par les détenteurs des pouvoirs économique, politique et médiatique. Nous affirmons enfin notre droit légitime de nous rassembler et de nous exprimer dans l’espace public.

Quelles conditions d’une convergence avec les quartiers populaires, les organisations syndicales et toutes les luttes révolutionnaires ?

Au-delà de la loi travail et son monde, nous voulons revoir la notion même de travail, refuser la propriété lucrative pour une propriété d’usage, combattre le capitalisme et toutes les formes d’exploitation et de domination des humains et du vivant en général. Nous condamnons l’identification des individus en fonction de leur statut social, de leur travail ou de leurs revenus. Nous refusons les élites, le patriarcat, le régime parlementaire et les discriminations sous toutes ses formes.

Comment articuler nos moyens d’action entre citoyennisme, activisme radical et désobéissance civile ?

Ne nous leurrons pas, l’insurrection est là, elle découle d’un mécontentement global qui fait émerger des formes d’action et de protestation composites. Nous avons tendance à catégoriser et juger ces formes d’action, mais gardons à l’esprit que ces catégories pourraient nous diviser alors que nous devrions multiplier, diversifier et inventer des moyens de lutte dont les objectifs sont précis et en accord avec les revendications de tous ces mouvements qui nous constituent. A l’heure où l’unité sera notre seule force face aux oppressions croissantes dont chacun et chacune fait face à chaque instant, donnons-nous les outils qui permettent de nous regrouper et d’incarner une réelle puissance sociétale. Imaginons une école populaire technico-pratique à partir de nos expériences et ainsi lutter plus efficacement. Démultiplions nos rencontres dans les différentes villes.

Comment organiser un processus constituant populaire, faut-il aller vers la chute de la 5ème République ?

Nous nous organisons en vue de la destitution de l’État représentatif et libéral actuel et appelons à un processus instituant une nouvelle constitution et une réelle démocratie. Un processus constituant est proposé à Toulouse, suffisamment avancé. Il vise à permettre une écriture directe d’une constitution par les assemblées « Nuit Debout ». Il semble intéressant que l’ensemble des Nuits Debout qui le souhaitent procèdent à un test de ce processus à l’échelle de son assemblée. Ceci afin d’améliorer le processus, en vue de le mettre en œuvre à l’échelle nationale des Nuits Debout. Nous appelons l’ensemble des assemblées populaires qui le souhaitent à tester ce processus en local avant la fin de l’été afin d’être en mesure de le mettre en place nationalement à l’automne.

L’appel de Toulouse est lancé pour le week-end du 68 et 69 Mars (anciennement 07 et 08 mai 2016): toutes les Nuits Debout qui le souhaitent sont appelées à y converger, pour se rencontrer et continuer de construire ensemble perspectives, actions et solutions communes.

CR de l’Assemblée Populaire du #61 mars (30 Avril)

Commission Loi du Travail

Proposition CIP : jeux d’acteurs pour prendre la parole au sein de lieux publics

1er Mai 16h mini formation pour ce genre d’actions.

Conclusion d’atelier avant AP

Importance du campement et du lieu

—- Problèmes du soir ——-

Pas assez de personnes dorment sur les lieux,besoins d’occupants la nuit pour garder le camp et veiller sur les autres.

Ateliers le soir et assemblées débats pour éviter les débordements ?

Discussion sur le 1er Mai avant le débat sur la constitution

Retour sur l’utilité de garder un campement ou non et d’occuper l’intérieur de la MC2

-> non : le campement ne se passerai pas mieux à l’intérieur et poserai de nouvelles problématiques et responsabilité

-> réenvisager de nouvelles formes de soutien aux intermittents

Mettre à jour et refaire vivre le point info

Recueillir expressions et réactions quant à la manifestation de Jeudi 28

Texte lu sur les sujets de violence-non violence « Petit totonome en cagoule »

Vives réactions et retours sur « quelles violences? » et où se situe la violence?

Discussion autour des prises de paroles. La parole est -elle toujours libre?
Une parole faschiste qui agresse, rejette ou exclue peut-elle être acceptée?

Questions sur le sujet du Premier mai? Quelles actions? Barnum? Relations syndicats? Qui est sur place pour faire le lien et discuter de Nuit Debout, de ses actions?

RDV collectif à 9h devant la MC2 avant de se rendre à la gare.

—– Thématique du jour : CONSTITUTION —–

Se retrouvent ici à Nuit Debout des personnes porteurs de plusieurs luttes, dont la convergence pourrait être la constitution.

Dans ce texte, est programmé notre puissance, et/ ou notre impuissance.

Une réflexion intéressante autour de la constitution serait d’établir et de décider de quels contre-pouvoirs sont possibles à mettre en place.

Retour historique sur la Révolution Française :

Le prix du du pain est devenu trop cher, la famine s’est abattue sur le peuple, la révolte a pu être possible.

La bourgeoisie propriétaire s’est emparée de cette révolte pour imaginer ce que deviendrait le pouvoir.

A l’époque, la démocratie est mal vue : ce sont les bourgeois qui mènent la révolution et utilisent le peuple contre l’aristocratie, la monarchie.

Le régime institué n’a pas pour vocation d’être démocratique, ce terme est venu et s’est imposé petit à petit par la suite.

Aujourd’hui, rien n’a été changé, les règles du jeu donc il n’y a encore aujourd’hui aucun pouvoir laissé au peuple dans les textes institutionnels.

Le peuple ne peut toujours pas imposer quoi que ce soit à ses représentants, ce qui est logique puisque la constitution a été écrite par et pour des homme de pouvoir.

Exemple donné du Traité pour l’Europe où le referundum populaire a décidé d’un non massif  mais où la solution a été de modifier et « détricoter » ce traité pour lui permettre d’être mieux accepté.

RETOURS :

– dans ses fondements, il faut rappeler que la démocratie était censitaire : seuls les hommes et riches pouvaient voter.
Cela pose la question des fondements à requestionner de cette dernière.

– On ne vit pas en démocratie puisque les décisions ne sont pas faites par le peuple mais par le capital

– Retours de Toulouse : questionnement sur la mise en place d’une démocratie directe dans la conception d’une constitution finale

Comment la mettre en pace concrètement? jours de vote? jours de débats?

Au niveau de Nuit Debout, des thèmes doivent être regroupés par toutes les AP/AG/AC : thèmes qui ne s’opposent pas et thèmes qui s’opposeraient tranchés en referendum

Proposition de processus réfléchi à Toulouse le 14/04

Distribution d’un livret « Processus constituant Nuit Debout » constitué de plusieurs étapes :

Etape 0 : Adoption du processus par les ND souhaitant participer

Etape 1 : Rédaction des thèmes

Etape 2 : Formation d’une assemblée tirée au sort qui compilera les listes de thèmes pour produire une liste commune.

Etape 3 : Compilation des thèmes : attention aucun pouvoir décisionnel de l’assemblée tirée au sort

Etape 4 : Referendum intermediaire 1 : validation et suppression de thèmes

Etape 5 : Liste nationale des thèmes

Etape 6 : Referundum 1 -> Liste de thèmes constitue une structure de constitution et est soumise à toutes les assemblées ND

Etape 7 : Redaction des articles

Etape 8 : Formation d’une seconde Assemblée Tirée au sort

Etape 9 : Compilation des articles

Etape 10 : Referendum intermediaire 2

Etape 11 : constitution finale

Etape 12 : Referundum 2

====> CONSTITUTION NUIT DEBOUT !

CR de l’AG du 60 mars (29 avril)

Compte rendu de l’AG du vendredi 29 avril

Thème de l’AG : Garder le camp ou pas face aux problèmes de fatigue du noyau dur qui dort sur place, de violence et de sécurité 42 Interventions, 14 prises de paroles par des filles

Intervenant 1 garçon Deux croisées des chemins : 1°Le problème est que la communauté de vie n’est pas au service de la communauté politique. Problème de l’épuisement du noyau dur qui gère le lieu de vie. La question du maintien du lieu de vie se pose. 2°On doit se réunir autour du dénominateur commun de nos idées. On n’a rien inventé encore, on a tous des cultures politiques différentes. Il faut construire notre base idéologique, arrêter les imitations, et se rendre compte de notre disparité idéologique.

Intervenant 2 Fille J’ai appris beaucoup de choses grâce à ce lieu de vie et j’ai rencontré pleins de gens différents.

I 3 F J’apporte du positif : hier, très belle et grande AG + les 3 syndicats : on construit un mouvement social. Le 1er mai, on peut faire encore un autre lien avec les syndicats. On n’a pas de représentants, on peut faire un mandat pour un temps restreint

I4 G Le lieu de vie est menacé, pb de sécurité, de qui tient la cuisine. C’est important de s’unir de prendre ses responsabilités.

I5 G Vous êtes des beau gosses et nous on est moche, nous on dort par terre dans la flotte. Quand je vais à la mairie, des crs, à la préfecture, pareil.

I6 G Nous (noyau dur) voulons savoir ce que vous pensez de ça

I7 G Est ce qu’on sait où on va ?

I8 (désolé, pas de note)

I9G 20 personnes pour tenir le camp c’est pas assez, si l’occupation s’arrête, c’est pas une défaite, On peut se concentrer sur les AG et les commissions. Il faut des actions concrètes pour faire avancer le mouvement. Proposition de laisser tomber le camp et de l’expliquer dans un communiqué

10 G Quelque chose d’historique qui se passe aujourd’hui. Je viens à la base comme citoyen pour participer à des réflexions sur la société et il y a des soucis sur le camp, la société qu’on critique, on la vit dans ce camp. Abordons les complémentarités de lutte.

11 G Gre est une des rares villes qui autorisent ce mvmt. A côté de l’AG c’est la jungle. A quoi ça rime de partir, de laisser les gens qui sont là, de leur tourner le dos ? On peut avoir de l’empathie pour ces ges

12 I G Je viens raconter ND à Lyon, Nimes et Montpellier. Lyon dimanche et lundi il y a marché, donc ils bougent et sinon, ça dort un peu sur la place Guichard. Nimes, c’est RDV 17H micro barbeuc et tous les soirs ils refont, Montpelleir RDV que les samedis soirs car pb de violence dés le début.

13 I G Partir aujourd’hui, c’est pas un pb, le plus important c’est écouter et exprimer mon point de vus, entendre autre chose que la TV et des gens qui savent bien parler.

14 I F On peut essayer de s’investir, de donner un coup de main chacun, tout remballer n’est pas une solution. La fatigue se fait sentir, alors que si chacun s’en occupe un peu, ça peut marcher.

15 I G Si on n’est plus là, on perd de la visibilité, on invente une nouvelle forme de mobilisation réfléchir à sortir de là par le haut.

16I G Le plus important, se retrouver ici. Lyon est très structuré en terme d’AG avec des propositions en début d’AG et des vote dés le début de l’AG. 70 % des gens ne connaissent pas encore la loi travail, on a plein de boulot

17I F Ici on a des AG à thème depuis une semaine

18 I G Campement au service de la politique, là où on parle le plus,c’est pas à l’AG c’est sur le campement. Faut faire des petits trucs, chacun, on est assez nombreux.

19 I F Problèmes concrets qui bouffent les débats politiques, mais pour le moment, c’est trop tôt pour laisser le campement. Il s’y passe des ateliers. Un super échos, poésie debout, dans les tram, et pour recueillir la parole des gens. De belles actions.

20 I G Les classes populaires ne votent plus, la question c’est comment en finir avec la lutte des classe. Si on enlève le campement, c’est une perte. Mise en acte dans la communauté de vie. Du bonheur d’être là. On devrait pouvoir dire dégage, si il y a un pb une fois avertissement, deux fois, dégage. Le campement c’est de la poésie, de l’action et du rêve à la fois.

21 I G On change le monde tous ensemble, la nuit debout, je vous vois jamais debout. Venez nous aider même la journée à la buvette, arrêter de juger. On veut faire un autre monde mais on garde nos préjugés.

22 I F Si on quitte le camp, je le vivrais comme un échec. C’est une leçon de politique et d’humilité incomparable, on dépose notre égo à l’entrée. Accepter de regarder les choses en face, d’autres formes de mobilisation , mais se réapproprier le lieu. Sans camp, ça sonnera creux. Ce lieu m’a permis de prendre connaissances des associations et ce n’est pas sur ces marches que ça se construit. Nd c’est un concept, ça ne veut pas dire que c’est nuit blanche. Faire preuve d’autodiscipline. Si on voit quelqu’un faire une nuisance aux autres, aux constructions, lui dire : barre toi.

23 I G La question de notre objectif : loi travail= notre dénominateur commun. Si ND en tant qu’entité existe, peut elle lancer un préavis de grève sans passer par la paperasse syndicale ? Un autre dénominateur commun : la lutte contre le capital

24 I G Mieux gérer les choses si chacun fait quelque chose.

25 I G Quoi penser, alors que Gre a pour spécificité le lieu de vie, qui crée quelque chose d’intéressant. Monter et démonter comme à Paris, c’est autant d’énergie que de tenir un campement. Lieu de vie et politique ça marche ensemble. AG pas légitime pour voter ça mais c’est le noyau dur qui doit décider.

26 I G Lieu de vie c’est épuisement et en même temps, bonheur car ça fait grandir, c’est un plaisir de cotoyer les SDF et de casser sa routine.

27 I F Il faut être uni en harmonie face à la police.

28 I F Moi je passe la nuit si 2 personnes sont avec moi.

29 I G Je préfèrerai qu’on capitalise nos idées et qu’on passe à des actions concrètes plutôt qu’on risque un accident sur le site.

30 I F Au départ se concentrer sur la politisation et les actions, finalement ça tient à peu de choses si on décide tous de passer une nuit. Comment prendre une décision sur la tenue du camp si on n’y dort pas ?

31 I F C’est pas parce qu’on est une fille qu’on est faible, venez dormir les filles, ça se passe très bien. 32 I G ND c’est mon école de vie, un espace militant et de solidarité, il n’y a aucune raison de baisser les bras.

33 I G Il faut faire un vote car les gens partent de l’ag. Rappel : 6 à 10 mains levés tout à l’heure pour savoir qui dormaient là. Si le camp se lève, la lutte ne s’arrête pas. Soit on vote soit on compte le nombre de gens prêts à rester et si plus de 25 c’est ok. Il faut un vote pour avancer.

34 I G 25 sur le camp ? C’est trop, ça s’est jamais passé.

35 I F L’AG a toute la légitimité pour voter.

36I G Rappel qu’il y a des problèmes, et que une décision doit être prise. Si on dit, que l’AG est pas légitime, ça ne fait que reporter la décision. Que veut exactement le noyau dur, décision ou pas ? 37 I G (désolé)

38 I F L’AG doit aider à décider. A la commission animation, il y a eu des pbs trop durs à gérer seul et de moins en moins d’atelier politiques proposés.

40 I F Quel est le symbole de camp ? Pour plein c’est important, la médiatisation est bonne. Deuxièmement peut on alléger l’orga ? Exemple : apporte ton sandwich

41 I G Je viens pas de grenoble, c’est parce qu’il y a une occupation que je suis là.

42 I F et conclusion On fait un sondage de l’AG pour savoir qui est pour garder le camp. On vote sur ça le dimanche 1 mai à l’AG. Qui peut dormir ce soir ? 10 Personnes se lèvent, et qui dimanche ? 25 Personnes se lèvent.

VOTE 50 Pour 10 Contre 3 Abstention

Suite de l’AG HORS DEBAT

Intervention 1 Retour sur la réunion à 17H pour organiser le 1er mai. RDV Demain à 11H pour finir d’organiser le 30 et le 1er mai. 14H RDV MC2 pour accueillir les autres ND. Thème : la démocratie participative si pluie, on va à la BIFURK

Intervention 2 Je souhaite faire du théâtre avec vos paroles , ok ou pas ? Vote pour

CR de l’AG du 58 mars (27 avril)

Nuit Debout Grenoble – Compte-Rendu Assemblée Populaire (ex-AG)

Compte-Rendu de l’Assemblée Populaire du Mercredi #58Mars

Action au CCAS Aujourd’hui 14h, témoignage d’une famille, de l’action : En soutien à 4 familles expulsées hier matin d’un squat appartenant à l’église mormone. Mis dans des hôtels (plus tard témoignage). Devant le CCAS, présence de vigiles qui refusent l’entrée, demande de voir des responsables qui sont descendu… Dialogue de sourd, le CCAS se dit non-décisionnaire et rejette la responsabilité sur la préfecture. Les 11 personnes « relogées » à l’hôtel ne peuvent pas faire la cuisine sur place qui est forcée à heure fixe pendant seulement une heure… La préfecture travaillerait « ardemment » à trouver une solution de relogement pérenne.

La MOUSS : dispositif aidant au relogement, qui choisirait les familles à aider de manière très sélective, avec des critères opaques. Demande de transparence sur ces critères, réponse évasive langue de bois…

Fin de journée : 2 familles auraient des perspectives de relogement pérenne, 2 familles sont dans l’attente, RDV Vendredi #59Mars devant le CCAS à l’arrêt de Tram « La Bruyère » à 10h.

Témoignage conditions de vie pendant le relogement en hôtel : S., 2 enfants et logée à l’hôtel « Alizée » depuis 4 mois. Petite chambre avec toilettes sans porte, pas de cuisine, impossibilité de se reposer. Le CCAS paye 2000€ par mois pour ce « logement » insalubre, qui pourraient être utilisés pour un logement décent en appartement. Elle est malade, et sa famille est malade, les conditions de vie sont trop dures.

Commission des intermittents et Précaires : AG ce midi à la bobine, Appel à RDV à la fin de la manif à 15h à Nuit Debout Grenoble sur le parvis de la MC3 POUR ACTION SECRETE !

Commission Anti-répression : Intervention de Joëlle Bernet, ex-avocate du SAF (0611410221): Tout le monde doit avoir à la manifestation le numéro d’un de ces avocat et son nom écrit sur le bras :

– Marie Fraquet 0620997579

– Claude Coutaz (travaille mairie) 0476033043

– Céline Roux 0476033048

– Stéphanie Segard 0660452699

En cas d’interpellation / GAV :

Ne PAS choisir l’avocat commis d’office,

REFUSER à tout prix la comparution immédiate,

GARDER LE SILENCE avant d’avoir vu son avocat, ne JAMAIS faire de déclaration, même en « off ».

VERIFIER ce qu’on nous fait signer, et bien cocher les cases « examen médical », « demande de contact à la famille », « désire un avocat », bien TOUT lire et cocher SOI-MÊME.

Plantation Debout de végétaux à l’Espanade, suivie par des journalistes de Gre’net, sensibilisation des passant

Commission poésie : Poésie et Lecture musicale ce soir à 21 heure en bas des marches, venez nombreux.

Débat : « Au-delà de la loi El Khomri et de son monde, faut-il être contre le travail, et qu’est-ce que le travail ? »

Débat suivi et très intéressant, qui s’est vite axé sur la définition du travail, du salariat, et sur les idées révolutionnaires progressistes de la mise en place d’un salaire à vie (à différencier du revenu de base, qui reste dans une logique d’assistanat), idées défendue notamment par Bernard Friot (économiste et sociologue)à Pour une explication pédagogique et synthétique sur la notion de Salaire à vie, voir la vidéo d’USUL (#OnVautMieuxQueCa) « Le salaire à vie (Bernard Friot) », disponible en streaming sur les plateformes classiques de vidéos en ligne.

Pour plus de détails sur les débats, venez aux assemblées populaires et participez !

Interruption suite à une intervention de la police nationale sur le parvis de la MC3:

Une personne « dealer, ou agresseur » de Teisseire (selon la Bac) est venu ici se croyant à l’abris, la Police est venue l’interpeller. Question de notre rapport par rapport à la Police. Un numéro de téléphone d’avocat a été donné à la personne interpellée. Cette personne était apparemment blessée lors de son interpellation. Appel à la discussion et au calme pour éviter qu’un événement comme celui-ci ne se retourne contre nous. Proposition de création d’une commission « sérénité ». C. met l’accent sur le flou des déclarations de la police. L’altercation a été filmée par plusieurs participants de Nuit Debout. La police s’est attardée avant de partir, quel en était le but ? Provocation ? Attente que ça dégénère pour avoir des raisons d’intervenir ? On rappelle que la police se doit de s’expliquer à la population de leur action !

– Plusieurs sont pour essayer d’empêcher ce type d’arrestation floue et a priori arbitraire par une action non-violente type « chaîne humaine ». D’autres pointent que c’est un test pour la manifestation de demain, que des éléments peuvent être apportés comme les vidéos prises, le numéro d’avocat donné au prévenu.

– Proposition de débat et d’actions concernant la répression policière

– Besoin de personnes qui filment toute la manif de demain pour prévenir !

Non, nous ne sommes ni démunis, ni sans ressources face à la répression d’état.

– Appel à la création d’un communiqué à la presse disant ce qu’il s’est passé, créant ainsi un contre-pouvoir face à la couverture déformée des médias dominants locaux type « Dauphiné Libéré ».

– Appel à la création d’un groupe d’information et de décision en réaction face aux événements.

– On peut faire des actions face à la police, déterminés mais seulement dans le calme le plus absolu, besoin de déterminer des actions-type à réaliser face à ce type d’événements

CR de l’AG du 55 mars (24 avril)

Nuit Debout Grenoble – Compte-rendu AG du 55 mars (24 avril)

Commission lieu de vie

  • Problèmes habituels : vols de portables etc . : il y a trop peu de gens qui sécurisent, donc ceux qui sont sur place dorment peu => appel à volontaires + réinvestir le lieu lors des AG en semaine , penser à la musique, que les gens aient envie de venir. Garder les AG sur les marches le week-end
  • Penser à rendre le lieu accueillant, surtout dans la perspective des Rencontres du WE prochain (ND d’autres villes) : beaucoup de choses à faire => faire un planning
  • Appeler à débrayer : trouver un moyen pour communiquer (framapad ?)

DAL38 :

  • Mal logés au bout du processus de logement provisoire : demander le prolongement. Pas hôtel car ne peuvent se faire à manger. Beaucoup de personnes à reloger : demander à occuper des bâtiments vides.
  • => RV tous les vendredi à 17h30 au GOOLPE (rue Christophe Turc)

Actions désobeissance

  • Pour réveiller les consciences : trouver des cibles concrètes
  • Lundi RV 6h45 pour tractage 7h
    • porte de France,
    • Pont de Catane (Vallier Catane)
    • Hôtel de ville
  • RV 10h à l’université (Amphi A) pour préparer l’AG de mardi 18h
  • Mardi 6H45 3 personnes sur les lieux suivants :
    • terminus Tram B pour tractage au CEA
    • Centr’alp à Moirans
    • 13 Mal Joffre pour centre aide à domicile
    • 79 cours J Jaurès centre garde enfants
  • Mercredi après-midi 16h Grand-place (être nombreux)
  • Avant jeudi avoir contacté des salariés, envoyer courriels, sensibiliser, agir vraiment

Lecture du tract : approuvé (des réserves concernant le registre de langue : employer des mots simples, être pédagogique)

Commission poésie Idées (besoins suivront)

    • Afficher les poèmes collectés ou écrits sur place
    • Proposer la continuat° du poème lu en AG et affiché « Tu me nuis je te nuit debout »
    • Dire des poèmes dans le tram (après répétition) : RV lundi 16h
    • Mettre à la disposition de tous
      • un cahier pour un « journal intime collectif » (« écrivain public » possible)
      • un cahier (si pas fait par la commission communication) pour un « journal extime » (Michel Tournier) pour consigner les faits marquants de ND
    • Mettre une boîte aux lettres pour recueillir des textes, bribes, etc. qui seront lus 2x par semaine lors d’une criée
    • Faire une anthologie de poèmes révolutionnaires (écrivains de la résistance ts pays)
    • Créer une page facebook

Commission Constitution

  • « Constitution » : trop normatif => Proposer plutôt des thèmes (éducation, culture, économie, referendum révocatoire, etc. pour aboutir à des « chartes » qui sont moins prescriptives.
  • S’inspirer d’exemples :
    • La Suisse (démocratie directe, même si ce n’est pas parfait)
    • Saillans
    • Les Scops (même si certaines …)
  • Faire des ateliers constituants le WE (mettre en avant l’intérêt général et le bien de tous)

Commission Convergence des luttes Pb : groupe peu stable & suivi apparemment difficile.

  • Idée d’utiliser les mots de Gattaz
  • Atelier « monnaie »
  • Nécessité de varier : remarque que les assemblées ne sont pas assez « mixtes » socialement
  • Idée d’une réunion spéciale « page nationale » : des listes de propositions existent : besoin d’une mise au clair, d’une plate-forme commune
  • Tractage RU Diderot
    • lundi RV 12h &
    • mercredi 7h
  • Conférence-débat « parlons du travail » amphi G (occupé en ce moment) mercredi 15-18h
    • à 16h 2 juristes viennent expliquer la loi-travail
    • à 18h : comment on détourne les mots du travail
  • Film « Danger travail » toutes les semaines (prochain mardi)
  • Lutte contre la précarité dans l’enseignemt supérieur (depuis le 13/04) campus RV me 12h
  • Les précaires présents sur place sont importants : le leur montrer et leur dire par exemple qu’ils peuvent manger à la cantine parce que certains ne le savent pas.
  • Sécurité : s’organiser, sans que ça fasse « milice »
  • Préparation de la Rencontre avec d’autres ND le 30 : préparer un exposé de 30’ sur des expériences en cours (Saillans, SCOPs etc.) les inviter, et proposer un débat sur ces expériences, et les autres ND en proposent aussi.

Commission Action (chaque action proposée a un référent et si l’AG dit oui elle aura lieu)

  • Proposition sur la tenue des Agora : établir un cahier des charges pour que ce soit un espace politique et non de gestion
  • Idée de faire des compte-rendu de commissions au cours de l’Agora : c’est l’aspect le plus intéressant (on fait remarquer que certains CR ont déjà lieu à ce moment-là)
  • Action tractage-animation place Grenette 11h (et on se rend sur le lieu de l’action)
  • Le 3mai vélorution » El Khomry’ tours avec arrêts devant les « bras armés de la loi »
  • Jeudi 17h devant le Méliès (village associatif) sortie d’un débat autour du film « demain »
  • Ben propose la construction d’une cabane en bois pour l’accueil : des volontaires pour un chantier d’une semaine environ ?

Commission Anticipation de la répression :

  • Une pancarte avec de nombreux conseils a déjà été réalisée (la lire et la relire …)
  • Trop peu de participants, or c’est très important : reprendre le flambeau ! (et le cahier)
  • Comment s’organiser dans les manifs ?

Expression libre


thjh

Pour vous exprimer, laissez un commentaire à la fin de cette page
Cela sera modéré dès que possible…

 



Haro :

Souvenez-vous, c’était le 23 juin dernier, chaude journée de lutte contre la loi travail et répression musclée. 6 personnes avaient été arrêtées. Haro avait livré un récit en 4 rounds :

Round 1- Blocage de la Presqu’île scientifique – La France qui se lève tôt
Round 2-Manif de jour
Round 3- Manif de nuit – Les flics s’en donnent à coeur joie
Round 4- Prison ferme, perquisitions, interdiction de manifester – Suivi de la répression

Parmi les interpellés, Romain et Damien* avaient refusé d’être jugés en comparution immédiate. Après quatre mois obligés de pointer au commissariat 2 jours par semaine – l’un étant interdit de se rendre à Grenoble, l’autre de participer à tout rassemblement ou manifestation – ils sont passés tous les deux en procès ce lundi 7 novembre.

Initialement, ils étaient accusés de jet de projectiles sur les forces de l’ordre et de jet de projectiles sur une banque. Malgré les allégations de la procureure dans ce sens (elle a requis 4 mois de prison), la justice, faute de preuves, n’a pas pu leur faire endosser la responsabilité de ces actes (qu’ils n’ont pas commis). Qu’à cela ne tiennent : ils ont tout de même été condamnés à 105 heures de travaux d’intérêts généraux, en vertu de l’article 222-14-2 du code pénal :

« Le fait pour une personne de participer sciemment à un groupement, même formé de façon temporaire, en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, de violences volontaires contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende. »

Cet article issu de la loi du 2 mars 2010 « renforçant la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d’une mission de service public », permet de condamner des personnes participant à un rassemblement où des actes délictueux sont commis, même si elles n’ont personnellement commis aucun délit. On voit l’intérêt pour l’Etat de telles dispositions légales en période de mouvement social.

C’est la première fois que Romain était arrêté et qu’il passait 36 heures en garde à vue. Il a ressenti le besoin de mettre des mots sur cette expérience. Le texte qu’il nous envoie a été terminé la veille de son procès. On le partage avec vous parce qu’il nous a touché. Loin des fanfaronnades militantes, il dit la peur, le doute et la sollitude qui nous envahissent lorsque les griffes du pouvoir se referment sur nous. Le texte a été publié ici : https://haro-grenoble.info/spip.php?article142

Nous publions également un compte-rendu de son procès écrit par l’intéressé : https://haro-grenoble.info/spip.php?article144

On vous invite également à jeter un oeil au blog que Romain tient avec un (ou une ?) ami-e : https://copiequonforme.wordpress.com/


Haro ! > Les dessous de la cuvette > Condamné, Le Postillon fait appel

Condamné, Le Postillon fait appel communiqué de presse

lundi 26 septembre 2016

Il y a deux mois, nous avions interrogé le Postillon à l’occasion de son procès intenté par Christophe Ferrari, président de la Métro, pour injures et diffamation. Le rendu vient de tomber : le journal est reconnu coupable et condamné à payer 6900 €. Les vilains garnements du Postillon ont décidé de faire appel. Nous reproduisons ci-dessous leur communiqué. La liberté de la presse ne s’use que si on ne se bat pas !

« Le Postillon est reconnu coupable ». On l’attendait avec impatience, le jugement rendu ce lundi 26 septembre 2016 à Grenoble. Notre journal était attaqué pour injure et diffamation par le maire de Pont-de-Claix et président de la métropole, Christophe Ferrari, et sa directrice de cabinet à la mairie, Yveline Denat. Le procès avait eu lieu le 29 juin et les juges s’étaient donné l’été pour réfléchir.

Mais ce 26 septembre, la juge qui lisait le rendu n’y mettait pas beaucoup d’entrain. En 49 secondes, le Postillon et son directeur de publication ont été déclarés « coupables » et condamnés à verser « 2 000 euros d’amende, dont 1 000 avec sursis », à « publier en une du journal et sur son site internet le jugement », à verser également « 2 000 euros de dommages-intérêts à Yveline Denat », plus « 1 500 euros de dommages-intérêts à Christophe Ferrari », plus « 1 200 euros chacun pour le remboursement de leurs frais de justice ». Vous pouvez sortir vos calculettes : ça fait 6 900 euros, plus 1 000 euros avec sursis. C’est pas rien : ça correspond à 2 300 Postillons vendus cash – et encore heureusement qu’on vient d’augmenter le tarif à trois euros.

Quelque chose clochait, et pas seulement le ton trop neutre de la juge. D’abord l’amende pénale est étonnante. Il est rare que le tribunal aille au-delà des réquisitions du parquet, et dans notre cas la procureure n’avait rien requis contre nous.

Et puis il y a une demande des plaignants à laquelle le tribunal n’a pas accédé : « l’exécution provisoire », c’est-à-dire que notre journal n’est pas obligé de publier le jugement en une avant la fin de la procédure. Si nous faisons appel, nos lecteurs ne sauront rien de notre condamnation initiale. On l’a vu comme une invitation à retenter notre chance.

Enfin ce qui nous surprend le plus, c’est d’être déclarés « coupables » suite à la façon dont s’est déroulé le procès.

On n’a jamais été objectifs, et là encore moins, mais franchement notre avocat, Me Steinmann, avait fait ce 29 juin une plaidoirie qui déchirait tout. Faut dire qu’on lui avait facilité la tâche, obligeant Ferrari et Denat à changer de ligne d’attaque. Dans les citations à comparaître, ils arguaient que les éléments à charge présents dans notre article « Le système Ferrari à plein régime » (Le Postillon n°33) étaient issus de « prétendus témoignages ». Sous-entendu : nous aurions tout inventé pour nous payer le président de la Métropole. Comme les fonctionnaires tenus au « devoir de réserve » n’ont pas le droit de témoigner publiquement sous peine de sanction, ils pensaient pouvoir tenir cette accusation. Une tactique qui n’a pas fonctionné : pour le procès, nous avons présenté une dizaine d’attestations d’anciens agents de la mairie de Pont-de-Claix, à la retraite ou partis travailler ailleurs. Ces témoignages – dont certains étaient accompagnés de longs textes écrits plusieurs années auparavant pour alerter sur la situation – confirmaient largement les éléments à charge présents dans notre article. Notre avocat souligna même qu’au vu de ces documents, nous avions fait preuve d’une « grande prudence ».

Comme l’avocat des plaignants, Me Supplisson, ne pouvait plus affirmer qu’on avait tout inventé, il chargea ceux qui avaient relaté leur souffrance au travail, en prétendant qu’il s’agissait de « mécontents » et « d’aigris du système qui se défoulent ». À court d’arguments, il en était réduit à fustiger également la non-signature des textes dans notre journal, prétendant qu’on était un « journal à cagoules », comme peuvent le confirmer les milliers de personnes nous ayant déjà vu vendre notre journal à la criée, tête nue.

Devant cette faiblesse de la partie adverse, et la démonstration de notre avocat, on s’attendait donc légitimement à une issue positive. On ne peut pas encore expliquer cette incongruité : nous n’avons pas encore pu lire les motivations du tribunal sur ce jugement.

Mais nous pensons à cette juge, qui a rendu le verdict en quarante-neuf secondes de cette voix sans conviction. En janvier 2015, sans doute était-elle Charlie. Peut-être a-t-elle mis des posts sur Facebook sur la liberté de la presse et le droit à la caricature. Peut-être a-t-elle même donné de l’argent pour sauver la presse indépendante.

Et quelques mois plus tard, voilà qu’elle condamne le seul journal papier indépendant de Grenoble et sa région. Alors c’est sûr : depuis Charlie, il y a eu Paris, Nice, Saint-Etienne-du-Rouvray, et ils sont loin maintenant les dessins de stylos et de kalachnikovs, et les déclarations d’amour à la satire. Mais quand même : ça doit relever d’une certaine dissonance cognitive, voire même d’une vraie souffrance au travail, d’énoncer un tel jugement.

Alors pour elle, mais aussi pour Ferrari et Denat, qui eux aussi ont été « Charlie », et se déclarent à l’occasion « extrêmement respectueux de la presse et de la caricature », nous faisons appel de cette décision. Parce que la justice, et Le Postillon, méritent mieux que ça.

A Grenoble, le 26 septembre 2016,
Le service juridique du Postillon

PS : La meilleure manière de nous soutenir est, on le répète, de nous fournir des informations et de nous acheter. À ce propos, le numéro n°37 est sorti depuis trois jours et est disponible chez tous les bons buralistes (http://www.lepostillon.org/-Octobre-2016-.html). La parole à notre meilleur commercial, Jérôme Safar, qui le 24 septembre écrivait sur sa page Facebook :

« Dire que je suis super fan du journal en question serait assez exagéré même s’il est beaucoup plus drôle à lire quand on est dans l’opposition… mais là… je ne peux que vous inciter à le lire et vous verrez ainsi comment aujourd’hui une première adjointe travaille sérieusement sur le dossier du « plan de sauvegarde ». Pour moins que ça on a réclamé des démissions ! »

 Claire

11 juin
à lire en AP à ma place tout le texte qui suit jusqu’en bas, mon nom peut être mentionner :
je peux pas être aux AP avant mercredi.
Les services techniques de la mairie viennent lundi matin enlever les poubelles et sacs pleins d’excréments laissés aux abords des anciennes toilettes sèches.
Lundi, lorsque les employés des services techniques se seront salis à déplacer des poubelles intransportables et auront respirer l’odeur irrespirable, Nuit Debout Grenoble (nous tous) aura mérité l’image que les Services Techniques se feront de nous à l’occasion de cette corvée.
Killian a déplacé les poubelles en les faisant glisser précautionneusement pour éviter tout renversement) pour que tout ça paraisse plus ordonné. 
Chaque poubelle est insoulevable même à deux personnes. Elles sont gorgées d’eau de pluie car les couvercles étaient trop petits.
Il serait sage de songer à être là lundi matin pour épauler les services techniques de la mairie.
leur proposer toute solution pouvant les aider et même un coup de maain et au moins la présence pour qu’ils comprennent qu’on est au courant de la nuisance et de la corvée.
il faut sans doute leur moyens techniques : intransportable en voiture ou camionette fermée à cause de l’odeur qui impregnerait le véhicule. faire glisser les poubelles sur des palettes pour ne pas avoir à les soulever à la main, puis monte-charge, … , camionette sans toiture pour que les poubelles soient à l’air libre.
nous ne savons pas si une déchetterie acceptera une telle marchandise.

Le compostage de ces excréments pourraient être composté (ailleurs bien sûr, à cause de l’odeur exclue en ville), mais dans les vrais conditions de compostage : il faudrait refaire le compost en manipulant de nouveau tout ça, extraire les déchets plastiques et verres, réintroduire des déchets de cartons pour faire une vraie qualité de compost, et laisser la température au coeur du fumier chauffer, longtemps : c’est la chaleur qui détruit les germes. info technique : les germes sont détruits à 40 degrés.

nous ne pouvons pas au « jardin de Boue » de la MC2 utiliser le contenu des fameuses poubelles telles quelles pour composter nos légumes, surtout pas : sur la ZAD de Sivens ou de Notre Dame des Landes, je ne sais plus laquelle, des eaux de ruissellement venus de contenus de toilettes sèches déversés en forêt avaient provoqué l’intoxication de tout le campement car les eaux de ruissellement contaminées avaient touché des fruits / légumes.
nous ne pouvons pas non plus au jardin de Boue de la MC2 vous décharger de cela en prenant en charge ce compostage au jardin à cause de l’odeur trop forte. ce serait irrespirable.
Pour info : la présence de ces déchets nous a valu les foudres des services techniques et des fonctionnaires de la mairie venus sur site ce vendredi et menace directement l’autorisation demandée de cultiver officiellement le « jardin de Boue ».
Voilà, l’image de Nuit Debout Grenoble dépend de nous, de nos actes passés et à venir. sur cette action-là comme sur une autre.

Sylvie


Carte postale de Maastricht

Il a fait gris et froid pendant la semaine, et là, le ciel, la ville et les gens, tout est ensoleillé. Les ruelles courbes sont pleines de monde, les oiseaux de bonne humeur et les terrasses de cafés bondées. Une librairie est installée dans une église du 13° siècle. Le printemps est toujours surprenant.

Et, au milieu d’une phrase anodine, une question surgit en moi : comment vont réagir les gens, tous ces gens de bonne humeur, quand ils vont comprendre que tout ça c’est fini. Non, pas cet après midi, mais ce soir, demain ou dans une semaine. Le miroir dans lequel nous nous regardons consommer est brisé. Les morceaux sont toujours en place, mais la prochaine secousse les fera tomber. Qu’y a-t-il de l’autre côté ? Et nous n’aurons plus tous ces objets inutiles qui servent de pansements à notre mal-être.
Comment réagirons-nous ?

Beaucoup de gens auront besoin de parler la nuit, debout.

Sylvie T.

Le 17 mai

Bonsoir,
Suite aux diverses discussions lors des manifs, je vous informe que le SNES-FSU appelle les personnels des collèges et lycées à la grève le jeudi 19 mai pour le retrait de la loi travail et pour le retrait de la réforme Collège 2016 contre laquelle nous nous battons depuis plus d’un an et pour laquelle la seule réponse du gouvernement a été la publication en urgence des décret et arrêté le 19 mai 2015.
Depuis, la seule réponse aux mobilisations n’est que mépris et déni de la réalité de ce que le collège a besoin.

Debout la nuit, le jour, toujours…

François Lecointe
Secrétaire académique adjoint du SNES-FSU de Grenoble
www.grenoble.snes.edu


Le 15 mai

Bonjour,

Je regrette que nous n’ayons pas pris le temps dans les AG de préparer Global Debout de ce Dimanche, A Grenoble, par sa spécificité et ses multiples ressources militantes, nous aurions pu faire une belle journée et relancer une dynamique dont nous avons tant besoin. J’ai tenté d’en parler depuis le début du lancement de l’appel en avril dernier, mais peu d’écho, on me dira que j’aurais du prendre en main une commission de préparation, mais de multiples actions étaient lancées de part et d’autre, donc dilution de militants dans de diverses commissions qui au final n’ont pas été suivies d’effet, beaucoup de commissions tournent au ralenti ou se sont éteintes…. Une commission organisée à « l’arache » hier soir pour préparer cette journée, donc pas de temps pour communiquer large et donner visibilité à cet événement important à mon sens.

J’ai néanmoins informé et invité mon réseau et carnet d’adresse pour informer que l’AP se passera au Jardin de Ville dans le cadre du mini Global Debout 😉

Je me rends aux Ag tous les jours depuis le début, ces derniers jours nous sommes englués dans des divisions, d’une part sur la logistique du camp, avec ses problèmes humains et sociaux qui sont difficilement gérables et qui font fuir les gens même les plus intéressés par le processus de Nuit Debout.

D’autre part un dissensus très marqué sur les modes d’actions : je ne reviendrai pas sur le débat, mais l’AG de jeudi dans laquelle nous étions nombreux et nombreuses, sauf que de nombreuses personnes étaient là juste pour faire basculer des votes sur des positionnements (de part et d’autre).

A mon sens le format des AG et le lieu n’est plus adapté pour faire évoluer le processus de Nuit Debout à Grenoble. Des outils démocratiques doivent se mettre en place pour éviter ce qu’il s’est passé jeudi soir à l’AG (je reconnais néanmoins que cette AG était très intéressante sur les discussions de fond…)

A mon grand regret je ne peux être présente en dehors des AG du soir…j’ai tenté de participer à la commission communication mais pour l’instant tout est trop confus et désorganisé pour moi.

Aussi je prends peu la parole, je regarde parfois sidérée, j’aimerais dire tellement de choses (et participer) mais je n’ose plus tellement les relations sont tendues et que malgré tous les efforts engagés pour permettre à chacun-chacune de prendre la parole, une grande retenue se fait sentir pour la plupart des participant-e-s. Il n’y a plus de « bienveillance » mais un rapport de force entre certaines personnes, ça se voit comme un nez au milieu de la figure pour celle ou celui qui prend du recul, c’est très dommageable.

Je n’ai pas de solution, mais je crois qu’il faut absolument que Nuit Debout sorte de ce piège d’un campement permanent et mettre en place des outils démocratiques pour permettre l’implication du plus grand nombre et d’égal à égal. Difficile de dire cela devant des hommes et des femmes qui vivent sur le camp depuis un mois et qui y trouve une vie sociale…très difficile.

Bref j’espère que les mobilisations de la semaine prochaine permettront de repartir sur des Nuits Debout réorganisées et avec un projet pour agir dans la durée et se coordonner avec les autres villes (partage des outils collaboratifs, de communication, partage des expériences, mutualisation des actions…et donner à voir au plus grand nombre que ce processus dépasse le microcosme Grenoblois….

Et bien entendu, la transversalité des luttes, indispensable pour tenter d’accumuler des forces face à un régime politique qui devient dangereusement autoritaire.
A bientôt

Myriam


Salut,
J’ai un problème : je suis intervenu en AP mercredi soir en proposant de soumettre un texte en commission, mais je suis carrément indisponible ces jours-ci. Je le regrette car j’ai conscience qu’une proposition se présente « en vrai » et se débat en collectif, mais je me dis que l’outil du site (bravo à ses artisan-e-s: j’ai pas et ne veux pas avoir facebook…) peut servir comme ça aussi.
Ce texte peut paraître inhabituel, mais j’espère qu’il ne sera pas jugé cucul. C’est juste un truc qui peut peut-être contribuer à sortir de la problématique « violence/non-violence » sans incriminer personne et en essayant de capter la sympathie des gamins, mais surtout de leur entourage… Il est destiné à nous aider à ne pas tomber dans le sempiternel piège du pouvoir, celui de la division. Et puis ça peut faire rire aussi un peu, ça peut pas faire de mal…
Y’a 2 versions : une que je differai dans la mesure de mes moyens mardi et/ou jeudi prochains, pas spécialement signée (et peut-être avec des ballons de baudruches/slogans pour les gamins, youpi) et une version « Nuit debout », que je n’utiliserai évidemment pas si le texte n’est pas jugé utile. Le tout est bien sûr amendable et modifiable.
Merci, courage, et à bientôt dans la rue,
Xavier

«  » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » »
Tract pour les petit-e-s (et les grand-e-s)

Bonjour !
Tu as peut-être entendu parler de la loi travail. C’est le président et son copain Manuel et Monsieur Gattaz qui l’ont décidée tous seuls. Ils se prennent pour des dictateurs ou quoi ?
Mais y’a plein de gens qui sont pas d’accord, comme nous, parce qu’on veut pas que ça soit toujours le plus fort (le patron) qui décide et qu’on trouve que y’a déjà plein de choses qui sont pas justes, alors faudrait mieux s’occuper de ces choses-là d’abord. Et puis les patrons riches, le Président leur a donné déjà des milliards et des milliards, plein plein d’argent, et ils veulent jamais partager.
Dans les manifestations, y’a beaucoup de policiers et ils en ont marre parce que les manifestations, ça leur fait du travail. Ils sont pas contents contre les manifestants et même souvent, ils sont pas d’accord avec eux, alors ils voudraient qu’ils arrêtent de protester et de défendre leurs droits. Alors ils essayent de leur faire peur, et des fois ils tapent en vrai avec leurs matraques et ça fait très mal à des copains et des copines qu’avaient rien fait de mal. Du coup, y’en a qui se mettent aussi très en colère et des fois, aïe, c’est la bagarre avec les policiers. Et la télé, beurk, elle montre ça au lieu de laisser les gens expliquer pourquoi ils protestent.
On espère que quand même, ça te plaît, les manifs. Nous, même si on est en colère contre la loi travail, on aime bien quand c’est la fête. Alors on est content-e-s que tu sois là et on espère que tu vas revenir avec tes parents et leurs ami-e-s et tes grands-parents et pleins de copines et copains, parce que quand on se rassemble à plein, c’est plus facile de se faire entendre pour se défendre et pour que le monde il soit plus juste et plus rigolo.

A bientôt !


En 48 ans quelques détails ont changé.

En 1968, on était en plein dans les 30 glorieuses. Ces années où la croissance alimentait la machine économique et l’espoir d’une vie meilleure pour tous. Pas de chômage, ou si peu. Pas de SDF, juste quelques clochards que tout le monde connaissait. Des gouvernants qui avaient l’air de suivre ce qu’il se passait. Pas de migrants socio économiques, des travailleurs qu’on allait chercher dans les anciennes colonies parce qu’il fallait bien que quelqu’un construise les routes pour une société où les voitures commençaient à pulluler. Un monde séparé en 2 blocs : facile à comprendre.

Un monde où les gens croyaient sincèrement que le bonheur passait par la possession d’une sorbetière.

Des jeunes gens de classe aisée, on ne choisit où on nait, ce sont révolté contre l’autorité poussiéreuse de leurs pères. L’espoir imbibait tellement la société que tout le monde a suivi pour un monde meilleur. Il en est sorti du bien … mais pas que.

En 2016, la société est au bord du gouffre, ou plutôt des gouffres. Le changement climatique s’amplifie. La nature n’en peut plus de nos pollutions. Des espèces animales et végétales disparaissent. Même celle dont nous avons besoin pour vivre ? Les migrants socio économiques sont devant nous, à voir et à accueillir. L’énergie fossile est presque épuisée. L’économie mondiale n’est plus sous contrôle. La prochaine crise sera pire que celle de 2008. Juste, on ne sait pas quand. Les gouvernants ne gère plus que leur intérêt propre … ou sale.

L’excès d’information nous assourdi, nos emplois n’ont plus de sens, l’avenir nous fait peur. La croissance ne reviendra pas, nous le savons tous, même ceux qui ne cesse de l’appeler. Et pourtant ses exigences sont toujours plus grandes. Sa violence n’est pas une vitrine brisée, ce sont des vies brisées.

Les sorbetières ont pris le pouvoir sous forme de téléphones, tablettes et autre GPS. L’espoir a fui. Google nous regarde. Nous sommes déchirés entre la sidération et le déni.

68 a canalisé un trop plein d’espoir.

Nuit debout exprime un trop plein de désespoir.

Plus difficile, plus long, plus incertain.

Sylvie T.


« C’est le dialogue qui compte » de Robin, Julie, Rachid, Radu, Alex peut importe qui je suis.

Voila, salut tout le monde.

Je participe au mouvement depuis le début. De ce fameux 31 mars… à aujourd’hui. Je suis là, j’écoute, j’écoute les gens causer, j’écoute attentivement les interventions et le déroulement des AG.

Chaque soir 18h vous pouvez être sûre que j’sois là, bien en chair ! Je ne veux surtout pas passer à côte de ce qui se passe parce que c’est plutôt important tout ce petit truc à la mc2.

Mais voilà, je me pose des tas de questions.

Je ne sais pas où me mettre dans ce mouvement, je n’arrive pas à y trouver ma place, à me sentir « à l’aise » ici.

Parfois il y a des moments où je me sens vivre en vous, où je sens cette petite flamme de l’espoir s’allumer ! Mais parfois j’ai le sentiment que votre projet s’écarte de certaines valeurs que je pensais communes… , que votre lutte, vos moyens de luttes, vos valeurs sont différentes, divergentes de celles qui nous rassemblent.

Pourtant, nous défendons la même cause, les même objectifs, qui vont bien plus loin que le retrait de la loi du travail.

Alors voilà : Qui est tu nuit debout?

Je vois des choses magiques qui se passent ici, à Grenoble et qui me transcendent : des AG ouvertes, des commissions, bref la mise en place d’un lieu de réflexion, de recherche, de lutte. Mais pas que, un lieu de partage, de vie, de joie, de fête.

Comment ne pas se sentir heureux en voyant un petit bout de ses rêves se réaliser?!

C’est simple: LA PEUR, le sentiment de ne pas être libre de sa parole, de ses idées. D’où cette lettre ! J’aurai pu vous faire face avec courage mais MERDE non! J’avais peur de ne plus pouvoir remettre les pieds ici. Peur d’être accueilli comme une merde alors que je veux faire avancer. ET CA CRAINT.

Ce sentiment de « peur » qui m’envahi car sous ses apparences, le dialogue n’est pas véritable ici. Par exemple, OUI les AG c’est super, il y a des idées, mais voilà, à chaque fois lorsqu’on arrive au vote quelque chose me travail… J’ai souvent eu envie de lever la main pour le « NON » , pour montrer mon désaccord sur la question posée. Mais le « non » n’est jamais bien reçu. D’ailleurs il n’existe presque pas. Et donc j’ai peur de lever cette main et de me faire envoyer chier. Alors soit je ne prend pas part au vote, soit je fais comme les autres je vote « oui »… car c’est lui qui l’emporte à chaque fois. Alors OUAI JE BAISSE MON FROQUE et CA CRAINT! MAIS PUTAIN C’EST PAS CA LA DÉMOCRATIE!

Je vais vous dire un truc, peut être pas plaisant, mais bon tenpis. La peur est une forme de répression. Peut être même la pire. ATTENTION, je ne vous accuse pas, loin de là. Je tire la sonnette d’alarme.

Je ne suis peut être pas le seul à me sentir comme ça, à avoir peur des répercussions si je m’exprime, si je vote non.

CHAQUE individualité est à prendre en compte. Il va de soi, qu’il faut S’ECOUTER entre nous, écouter ce que l’autre à à dire. Et justement c’est ça qui fait avancer le débat ou alors il n’y en a pas… Il faut écouter son prochain, écouter le PEUPLE… Nous combattons POUR la liberté, nous combattons CONTRE la répression, et la première arme de répression est la peur… Et moi, je me sent comme ça, pas libre ni de ma pensée ni de ma parole ici. ET POURTANT DIEU SAIT QUE JE LE VEUT!

Peut être que d’autre se sente comme moi, que se soit le passant ou l’habitué de la Nuit Debout.

Qui es tu Nuit Debout?

Je pensais que chaque personnes se retrouvant dans tes idées pouvait avoir sa place ici.

Es tu OUVERT à tous? Ou fermé à un CERTAIN public? Mais QUEL public?

J’aimerai DIALOGUER avec toi, et voir se putain de dialogue prendre racine dans ce lieu si symbolique qu’est la Mc2 (Mc3). Un dialogue où personne n’a peur de donner son avis, où la parole est libre tout comme la pensée.

MONTRE MOI que j’ai raison, que tu rassembles le peuple pour combattre ce capitalisme qui à pris le contrôle de l’économie, de nos politiques, de cette « gauche », de nos vies…

Une lettre, c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour te parler et me faire écouter.

Dis moi qui tu es? Dis moi si tu es ouvert à tous du moment où notre lutte est la même?

Cette lettre, elle est anonyme pour la simple raison que j’ai envie de continuer à assister à ce changement sans être mépriser et rejeter. MONTRE MOI QUE J’AI TORT DE PENSER CA!

PS: chaque jour ici est un jour de réussi.

Ah oui et encore un petit truc:

Que Piolle ou autre élu viennent voir ce qui se passe et prennent la parole : MAIS QU’EST CE QU’ON S’EN FOU ! MERDE!

C’est des gens comme vous et moi. Quand ils viennent ici, ils laissent leur travail là où il est et viennent en tant que citoyens. Ce n’est pas le maire qui est venu, c’est Eric comme Quentin, Thomas ou Julie.

Alors quoi? Maintenant il faut montrer sa carte d’identité, dire où l’on travail pour venir ici?! MAIS C’EST QUOI CE BORDEL? Qu’est ce que ça veut dire ?! On se bat contre ça non?! Alors ne reproduisons pas la même chose , ça serait CON.

Chacun a le droit à la parole. Soyons UNIS, tous autant que nous sommes, noirs, blancs, ivre, malade, français, africains, russe, américains, roumain, chômeur, étudiant, délinquant, ouvrier, cadre, élu etc. Nous sommes tous pareil, nous sommes d’abord HUMAIN et citoyens du monde.

Battons nous ENSEMBLE contre les mêmes choses en commençant par cette foutu loi. Si nos idées sont les mêmes, notre combat est le même, alors POURQUOI faire une DISCRIMINATION? Elle n’a pas lieu d’être ici, il me semble.

Laissons ceux qui veulent parler dire ce qu’ils ont sur le cœur, et surtout ECOUTEZ-LES, ECOUTEZ-VOUS, ÉCOUTONS-NOUS nous.

Robin, Julie, Rachid, Radu, Alex peut importe qui je suis, c’est le dialogue qui compte.

« Le lait sur le feux » par Olivier

Comme s’il y avait deux villes : celle qui imperturbable poursuit son enchevêtrement de journées routinières et laborieuses ; celle qui, bien plus petite, se fait bulle hors du temps, contre le temps, tout le temps, et se rêve éternelle – une question pourtant : durera-t-elle ?

Grenoble – le lait sur le feu – ne s’embrase pas encore, bouillonne à peine, quelques bulles à la surface qui s’agitent avec la ferveur naïve de l’enfance. Naïveté maintenue et revendiquée, malgré la pluie de matraques, malgré le brouillard asphyxiant des hommes aux carapaces bleues marines, malgré un premier rassemblement avorté – rien ne peut gâcher la fête d’un peuple qui se réveille : la nuit aura lieu, quelques jours plus tard. Il n’y aura pas eu de 31 mars à Grenoble. Tant pis. Il y aura un 40 mars, puis un 41, et un 42, et ce mois de mars est éternel – ne l’oublions pas : patience et longueur de temps valent mieux que force ni que rage. Peu importe le régime, il ne s’agit pas même de mordre le bâton qui tape, nous sourions encore à leurs faces écarlates – bien sûr qu’ils ont honte, et nous leur présenterons, au matin de chaque nuit désormais, ce même visage souriant et docile, puisqu’on ne se méfie jamais vraiment de l’eau qui dort. Nous ne dormons qu’à peine, certes, et nous limitons nos vagues – pour l’instant. Pour l’instant seulement. Notre seule présence les empêchera de dormir. Notre pacifisme les empêchera de nous écraser. Notre persévérance viendra à bout de leur indifférence de façade. Viendra le moment de porter l’estocade. Mais pour l’heure sourions et sourions encore. Le lait sur le feu monte lentement, presque sans bruit. Il faut raconter cette inexorable ascension.

Comme s’il y avait deux villes. La première, celle qui ne semble pas même avoir conscience de la seconde. La seconde, celle qui s’est établie au cœur de la première. La Maison de la Culture, la MC2, est devenue la MC3. Tout change. Les noms d’abord, évidemment. Et puis le temps. À partir du 40 mars, la MC3 fut fondée – sans fondations : la terre est respectée. Cabanes de fortune, constructions de bois, de palettes, de bâches, quelques clous, des fils tendus, des panneaux en carton, des inscriptions au feutre, à la peinture, on improvise des bancs, une place centrale et circulaire – le cercle est partout sur cet espace carré, de l’hémisphèrique assemblée aux rassemblements spontanés en ateliers, pôles et commissions – des tentes le long de la haie, après la cantine où l’on cuisine à partir de produits récupérés ou amenés par ces noctambules permanents que sont devenus les citoyens de la Nuit Debout, un point d’eau et l’électricité, fournis aimablement par la municipalité schizophrénique qui est aussi conciliante que répressive – sans savoir vraiment qui décide de quoi dans ce marasme d’état.

Dès le premier soir, l’enthousiasme est palpable – les gens se sont rassemblés sur les marches de la MC2 devenue 3, des centaines de tranquilles révolutionnaires conscients d’être condamnés à s’inscrire dans la durée pour fédérer, observent d’abord d’un œil amusé l’une des figures des soirées urbaines de Grenoble – Come Again – danser, gesticuler et éructer en tous sens, puis font face aux tribuns d’un jour qui défilent au micro – tous diront leur colère si longtemps tue, leur impuissance aussi, leurs rêves, surtout. Comme un symbole, en arrière-plan, le tram aux couleurs des soixante ans du planning familial, sous l’œil bienveillant du Vercors, cet ancestral repaire de l’insoumission.

Le lendemain – 41 mars de l’an 2016 – le campement s’étoffe et se discipline. Dans l’après-midi, des gens se rassemblent par grappes thématiques pour rêver à la construction du monde de demain, celui qui naîtra peut-être de tout ça – le monde fécondé sur les places de France, depuis République jusqu’à la MC3, en passant par les bouillonnantes de Rennes et de Nantes, par Toulouse, Bordeaux, Marseille, Lyon, Metz ou encore Le Havre et jusqu’en Guadeloupe et à Mayotte – le dernier département français, en grève générale dans un silence médiatique assourdissant depuis deux semaines – et l’Europe qui s’embrase dans un élan de pacifisme de citoyens déterminés à reprendre la démocratie qui leur a été volée. Et puis, une voix dans un micro, retentit l’appel à la grande messe citoyenne : l’AG – Assemblée Générale car tout le monde, oui ! tout le monde peut, non seulement venir y assister, mais également y prendre la parole : chômeur, étudiant, salarié, jeune ou moins jeune des quartiers populaires, retraité, sans-abris, marginaux de tous poils, activiste, syndiqué, handicapé, patron de petite ou moyenne entreprise, femme comme homme, et un enfant qui voudrait s’exprimer serait également entendu – deux minutes, comme tout le monde, même Eric Piolle, le maire, mêlé à la foule et exhorté à s’exprimer par celle-ci, ne doit pas déroger à la règle – aucun sujet n’est éludé, solidarité avec tous les démunis, tous les opprimés, tous les discriminés, tous les précarisés, tous ceux qui sont broyés par des décisions prises de plus en plus arbitrairement ces dernières décennies. On parle aussi d’actions à mener – légales comme illégales, malgré la surveillance inévitable des Renseignements Généraux – et la foule vote à main levée, selon le code en vigueur dans l’ensemble des Nuit Debout de France – ces mains qui s’agitent en l’air pour applaudir, qui moulinent pour intimer à l’intervenant d’abréger, qui réclament un point technique en formant un T brandi au-dessus de la tête. Il y a bien sûr celles et ceux qui rechignent à lâcher le micro, celles et ceux qui interviennent de manière intempestive depuis la foule, celles et ceux qui s’impatientent, qui veulent agir, qui disent que l’on manque de temps, qui désespèrent, qui râlent, qui se disputent, qui fulminent. Mais toutes et tous sont ici en apprentissage : il s’agit de renouer avec le débat, c’est-à-dire avec l’Autre – cet Autre pour l’instant si semblable et qui le sera de moins en moins à mesure que le mouvement drainera autour de lui celles et ceux qu’il appelle de toutes ses forces.

Je n’étais pas là le 42, mais je revins le 43, dans l’après-midi, pour faire à nouveau corps, mettre la main à la pâte, construire, agir, échanger, apprendre – ensemble. Là, dans la petite cité de la MC3, des personnages s’entrecroisent et discutent, coopèrent et fraternisent alors qu’ils ne se seraient pas même regardés dans la grande ville. Certains se reposent dans l’herbe, d’autres improvisent un spectacle acrobatique qui émerveille les enfants Roms du camp installé à proximité, d’autres encore, sous les tentes ou en plein air, tiennent des réunions en fonction de leur spécialisation (communication, action, cuisine, etc.) – des enfants tentent de chaparder des écussons représentant l’emblème du mouvement et ne restituent l’essentiel de leur butin qu’après avoir réussi à obtenir l’autorisation d’en garder quelques-uns – quelqu’un crie « Atelier clowns ! », d’autres peignent sur des pancartes les messages destinés aux passants longeant les abords de la MC3, certains épluchent des patates, quelques-uns s’affairent à la construction d’une nouvelle cabane. J’essaye de me rendre utile, on me propose de rédiger le compte-rendu de l’AG du soir. Plus tard, un homme de mon âge vient me voir pour me proposer son ordinateur – c’est lui qui finalement tapera le compte-rendu : on me laisse libre de faire ce que bon me semble du cahier qui m’avait été fourni. Je décide de prendre cette tâche à cœur, incertain cependant de pouvoir la mener quotidiennement – serai-je seulement là demain ?

Si le mouvement doit se doter de sa propre Histoire pour ne pas se laisser écrire par d’autres, il a alors bien sûr besoin de ses propres journalistes, secrétaires et autres scribes rendant compte – via… des compte-rendus – de ce qu’il se passe, nuit après nuit, jour après jour, commission après commission, AG après AG. Oui, il lui faut un journal, il lui faut du moins communiquer et résumer ce qu’il se dit ici.

Mais de même que la Nuit éternellement Debout doit contrôler son Histoire, elle peut aussi – n’en a-t-elle pas le devoir ? – rédiger son propre récit, sa narration – et puisque le rêve est permis ici : son épopée.

Comme il n’a pas de leader, ce mouvement ne doit pas avoir d’auteur. Les idées essaiment de tête en tête, le roman doit saigner de main en main, jusqu’au sublime de l’inachevé.

Je commence ce soir, pour la troisième AG – premier écrivain de la Nuit Debout de Grenoble – et m’éteindrai – peut-être – à son issue.

Je suis assis à même le sol de la modeste esplanade de la MC3 en attenant que débute la séance plénière. Soudain, l’animateur du soir appelle ses ouailles – appel salué par quelques vivats émanant des groupes éparpillés. Une chose frappe ici au-delà des sittings festifs et des déambulations curieuses : partout, tout le monde, tout le temps – ça discute. Les idées circulent, loin du prisme des télés, des journaux, des carcans quels qu’ils soient. Des enfants courent un peu partout entre les adultes et les installations – des enfants qui ne se rendent pas même compte de la beauté diverse et mélangée qu’ils nous présentent dans toute sa vitalité, jouent tous ensemble, sans distinction, qu’ils viennent du campement de l’autre côté de l’avenue Marcelin Berthelot ou qu’ils accompagnent leurs parents ingénieurs – ou autre.

Je migre, comme les autres, vers l’AG.

L’animateur amateur parle d’un « rassemblement de citoyens qui ont décidé d’agir ensemble » – une petite grappe de fillettes au teint hâlé situées au tout premier rang s’amuse à filmer l’assemblée avec un portable – elles, et quelques garçonnets tout aussi souriants et bronzés, naviguent parmi les gens rassemblés là, se promenant même parfois sur la modeste scène occupée par l’équipe d’animation (parité respectée).

La foule est d’une grande diversité et semble particulièrement attentive – quelques photographes, preneurs de sons, une poignée d’individus alcoolisés – le célèbre Come Again, dreads et veston à l’effigie de Bob Marley, vient s’assoir tranquillement sur scène. Des jeunes, en nombre, mais aussi des personnes plus âgées – syndicalistes, universitaires, soixante-huitard.e.s, salarié.e.s, retraité.e.s, etc.

Malgré les nuages, le soleil perce et chauffe ardemment, l’assemblée nimbée de la lueur du couchant, Vercors en arrière-plan. Décision est prise de diffuser largement les compte-rendus, à main levée, quasi-unanimité. Quelques flashs crépitent, des jeunes sont adossés à des vélos posés dans l’herbe.

Le point fort de ce mouvement est aussi son point faible à mon sens : fraîcheur et naïveté autant que détermination et lucidité. Mais la fraîcheur, si elle était nécessaire à notre quotidien si pesant, insinue le flottement, le manque d’assurance, et prête le flanc aux roués ennemis qui font face : système huilé par l’indifférence.

Nombreux points mis en avant dans le compte-rendu des commissions – atermoiements autour d’éléments de logistique concernant l’alcool, lequel est désormais banni le mercredi suite au vote de l’assemblée.

Evidemment, certains points sont de l’ordre du détail, mais la démocratie se fait aussi avec les détails – apprendre et réapprendre à débattre et décider par soi-même prend du temps, bien que certains ne semblent pas pouvoir le comprendre pour l’instant : « Ça ressemble à un camp de scouts ! » lance l’homme aux cheveux blancs ébouriffés, lunettes rondes et désinvolture agacée.

Les chiens aussi se promènent, quémandent un peu d’affection parmi la foule.

Il est question de créer un meilleur point d’accueil et de stockage du matériel – besoin d’une liste du matériel manquant à diffuser sur les réseaux sociaux, selon la femme qui rend compte des avancements de la commission Communication.

Le micro, malgré le relatif silence de la grosse centaine d’auditeurs, ne semble pas assez porter et est facilement couvert par les bruits de fond et interventions intempestives – volonté de créer un outil pour mettre en commun et diffuser les compte-rendus, recherche d’un ou d’une volontaire pour intervenir en direct sur la radio News FM.

Les nuages s’amoncellent, quelques gouttes éclaboussent l’agora improvisée. Ecouter sagement, même dans un esprit citoyen et d’interactivité, demande de la patience – je crois que le risque majeur que court le mouvement est très lié à ce manque inévitable de patience et/ou de temps pour être patient : l’essoufflement et le désintérêt croissant sont des épées de Damoclès qui doivent être émoussées par « des objectifs et des victoires intermédiaires », comme a pu le souligner l’un des orateurs les plus remarqués de la Nuit Debout parisienne.

Mais il faut être optimiste puisque des gens – nombreux – restent, reviennent, convergent et œuvrent pour maintenir la lutte.

Victoire notable, bien qu’anecdotique : obtention de cinq jours en hôtel pour un certain nombre de familles issues de centres d’hébergement qui ferment avec la fin de la trêve hivernale. L’homme au micro exhorte la foule à rester en nombre la nuit pour maintenir une présence sécurisante auprès du matériel et des personnes. À sa suite, intervention de Mathilde, voix éraillée de la commission Droit au Logement. Un par un, en couple ou en petits groupes, l’assemblée grossit continuellement en nombre. Il me semble qu’il y a plus de quadras-quinquas ce soir.

Un homme dénommé Jo est alors appelé au micro. La soixantaine tassée mais la détermination toujours vive, celui-ci alerte sur la situation des familles démunies qui se retrouvent à la rue. Sa colère à l’endroit des pouvoirs publics, bien que retenue, sourd puissamment de sa voix ferme et imprègne l’assemblée – froncements de sourcils, têtes qui opinent gravement, puis, enfin, applaudissements fournis saluant la silhouette désormais hésitante qui quitte la scène. Suivant cet exemple, deux autres hommes désirent alors intervenir sur cette thématique – mise en cause du déclin des aides sociales, notamment à l’enfance, puis désir de « faire tâche d’huile » pour mettre en œuvre des revendications au niveau national.

Pour ma part, ma mission du jour, ou du soir, ou de la Nuit – et encore un message demandant à ce que des gens restent la nuit – s’achève sur la prestation de l’inénarrable Come Again – auparavant Jeannot et son gilet jaune fluorescent invite la foule à s’éduquer à la lutte grâce au site Internet des zadistes de Notre-Dame-des-Landes – Come Again, venu faire un petit show tout en détente, demande d’abord à un jeune garçon de lui donner les lunettes de soleil qu’il lui avait confiées – « Allez, tout le monde y tape dans ses mains, oh ! » – et la foule se prête au jeu, rythme le soliloque de ce tendre fou peut-être bien moins fou que les autres, et salue enfin sa performance dans l’hilarité générale.

Je quitte alors la seconde ville pour reprendre le cours de mon existence dans la première, me jurant de revenir – que la Nuit de tous soit plus belle que l’écoulement sempiternel de nos jours – laissant là, à dessein, le lait sur le feu.

#37 par Olvier

#37

sous-marin sous-marin sous-marin
sous ma couette j’ai sorti le périscope
sur la place les idées fusent
se téléscopent
gens divers font le printemps
cherchent à reconstruire sur les cendres de maintenant
et ne bougeront pas
tant que ne bourgeonneront les graines ainsi semées
paysans veillant jalousement leurs plans
sur la comète traversent les étoiles en visant la lune
se sont arrêtés comme à tout jamais
le même jour qui se répète et se décale
avance en spirale
à l’infini depuis le 31 mars
la République revenue aux mains de tous le temps d’une place
et partout aux six coins du béret phrygien
et au-delà les cousins suivent le même chemin
de Puerta del Sol à Bruxelles
de Brest à Grenoble
les draps sont chauds et je m’enfièvre
dehors le froid les enflamme
coûte que coûte battre le pavé entre quidams
surtout pas de nom
surtout pas de visage
surtout pas de proue
il n’est pas question de naufrage
le radeau des médusés se métamorphose
en assemblées de capitaines
tous tiendront la barre tous moussaillons
peu importe où ils s’en alleront
ils décideront eux-mêmes et collectivement de leur destinée
et il n’y aura plus désormais que le peuple
guidant la liberté

CR de l’AG du 53 mars (22 avril)

Compte rendu d’ASSEMBLEE GENERALE du 53 mars / 22 avril

Ordres du jour :

-Temps d’infos avec quelques prises de parole.

-Lecture d’un texte appel à convergence

-Discussion autour d’une collaboration avec les syndicats

-Création d’une Commission Violence/Non Violence

-Retour des commissions et temps de parole

TEMPS D’INFOS

Lecture de l’appel à la convergence Grenoble et réactions :

Appel lancé à la convergence de la région et du pays vers Grenoble la semaine prochaine 30 avril et 1er mai.

Partout où il est possible de converger, nous devons le faire.

Amenez vos tentes et vos idées révolutionnaires !

Besoin de réfléchir aux stratégies et aux modalités d’actions pour une insurrection des communes de France.

Comment ne pas se focaliser sur la loi travail ?

Quelles conditions d’une convergence entre activisme radical et désobéissance civile en état d’urgence ?

Quelles stratégies de mobilisation ?

Réactions :

On se galvanise trop autour de la loi travail. Il faudrait aussi critiquer l’autisme économique. Important de rejeter le monde pourri en entier et la croissance obsessionnelle.

A propos de l’appel intersyndical :

-28 avril : grève générale.

Rassemblement 10h à la gare et arrivée à l’anneau de vitesse. Pourquoi pas faire ensuite un retour à la MC2 (déposer le trajet) puis AG ?

-1er mai journée du travail.

Proposer de dépasser et déplacer la manifestation traditionnelle du 1er mai.

RDV intersyndical avec stands au Jardin de Ville.

Nuit Debout s’est vu proposer un stand, mais pourquoi ne pas faire plutôt des temps de parole libre ?

Proposition de se retrouver ensuite à la MC2, lieu d’occupation permanente, autour de débats et de la projection du film Comme Des Lions.

Réactions : 

Peut-être trop tard pour changer le circuit déposé à la préfecture par les syndicats ?

Important que Nuit Debout s’adresse aux salariés. Important d’aller là-bas pour diffuser des infos autres que celles du Dauphiné Libéré.

Tous ensemble, bloquer l’économie pour ébranler le gouvernement Valls. Aller plus loin que la demande du retrait de la loi travail.

La MC2 est un endroit stratégique…

Le 1er mai est un RDV de lutte annuel des syndicats. Mais il ne faut pas que ça soit festif. Il faut une discussion concrète avec les syndicats sur la poursuite de la lutte. Si la loi passe, on ne jouera plus !

Le 1er mai, à la base un mouvement à Chicago en 1890, en réaction à l’attaque de leaders de grève immigrés par les autorités en 1886.

Il y a 3 jours, réunion de préparation de l’intersyndicale à la Bourse : apparemment, la CGT a regretté l’absence de représentants de Nuit Debout. Il faut discuter de quelle passerelle on tisse dans les deux sens.

Quelle stratégie adopter ?

Pourquoi pas définir une délégation qui irait rencontrer les syndicats au Jardin de Ville alors que le reste du rassemblement reste à la MC2 ?

Et la grève générale reconductible ? C’est comme ça qu’on peut bloquer le pays ! C’est le succès du 1er mai qui décidera.

La question de la convergence avec les syndicats est évidente. Mais quelle forme donner à cette convergence ?

Vote : appeler les syndicats à converger à la MC2 le 1er mai après les événements au Jardin de Ville.

104 voix pour.

Vote : on va tous au Jardin de Ville.

3 voix pour.

INFOS LIEU DE VIE

-Lettre de la MC2 pour enlever le feu sous le préau de la MC2 (intervention du service incendie)…

Il faut garder des relations correctes avec la MC2.

-La sécurité est la première des choses, il faut faire très attention, s’il vous plaît…

Réactions :

On parle trop de logistique et pas assez de politique.

On devrait aborder d’avantage des thèmes comme l’état d’urgence, les perquisitions administratives, l’islamophobie d’Etat, les clivages entre les classes sociales…

On doit faire front comme un seul homme, et pour ça il faut s’intéresser à l’autre.

RETOUR DES COMMISSIONS DE LA SOIRÉE

Commission Anonyme 

Appel à participants !

Commission Constitution

-Problème sur la parité de la commission : appel aux femmes !

-Contact des autres Nuits Debout, projet commun de réécriture d’une constitution ville par ville puis à un niveau national.

-Souci de représentativité, différentes propositions : AG thématique sur la constitution, Débats, Ateliers constituants dans les rues de Grenoble, Porteurs de parole…

Commission Convergence des Luttes

Thème du jour : la gouvernance.

Discussion autour des questions de l’Etat, de la constitution, de la police et de l’armée…

Gouvernance terme employé par le FMI et la Banque Centrale Européenne, peu apprécié par la commission…

Que fait l’armée dans le monde ? Mettre les citoyens au courant.

Gouvernement âgé pas représentatif des quartiers populaires.

On demande la levée de l’Etat d’urgence.

On demande l’égalité pour les dom tom. L’égalité pour tous !

Ne pas aller voter aux prochaines élections.

Commission Animation

Ce soir projection d’un film sur les travailleurs sans papiers pour qu’ils soient régularisés.

Arrivée d’un chamboule-tout, appel à boite de conserves.

Deux projections prévues sur Ali Ziri.

Appel aux autres commissions à nous donner des idées.

On invite ceux qui ont des problèmes d’ordre du lieu de vie à venir nous voir plutôt qu’à en parler en AG, afin qu’on parle plus de politique en AG et qu’on gère mieux les conflits éventuels.

Commission Non Violence

Débat : Où est ce que chacun pose sa limite à ce qu’il considère comme violent ou non.

Prochain RDV dimanche 24 avril à 16h30. Débat : comment accepter les choix de chacun ?

Commission Action

Demain tractage 11h00 Alsace Lorraine

15h00 : à Chavant

16h00 : Action secrète à La Bobine

Lundi tractage à 7h00, Bastille, Pont de Catane et Hôtel de Ville

Lundi tractage à 10h00 à l’université car AG là-bas mardi à 18h (demande d’intervention).

Mardi tractage à 7h00 au terminus tram B.

Mercredi tractage à Moirans, RDV à l’esplanade à Grenoble à 6h30.

Préparation de points de RDV et de covoiturage pour les opérations de tractage.

Mercredi tractage à Grand Place avant l’AG

Besoin de 10 000 tracts

Appel aux syndicats pour qu’ils nous aident à tracter.

Amenez des t shirts qui vont être sérigraphiés au nom de Nuit Debout (ce week end).

Discuter le sens et les modalités générales des actions et des actions secrètes en AG.

Nuit Debout Marseille propose une action nationale, RDV demain 13h00 à La Bobine pour explications.

CR de l’AG du 52 mars (21 avril)

Compte rendu ASSEMBLEE GENERALE du jeudi 52 mars / 21 avril

Rappel du programme du jour :

@09h00 – 13h00 : Action debout au pôle emploi @bibliothèque alliance (bd stalingrad)

@16h00 : Poésie debout

@17h00 : Atelier d’initiation aux techniques de clowns activistes

@18h00 : ASSEMBLEE GENERALE CITOYENNE

@21h00 : Projections et soirée débat sur les enjeux de la constitution

ASSEMBLEE GENERALE

Global debout –> quelqu’un pour aller à la délégation de Paris les 7 et 8 mai ?

15 mai:  occupation de places internationales (// guinseme Espagne).

Convergence de toutes les villes d’Europe et du monde.

Angleterre / Pays-Bas / Canada… Pourquoi pas la convocation d’une inter-syndicale?

Proposer aux syndicats de lancer un appel à la grève générale depuis Grenoble pour l’Europe et le monde?

VOTE  pour aller à la délégation : Vote pour. Qui monte à Paris les 7 et 8 mai?

Question : peut on organiser une caravane pour y monter ? Ou tout le monde par ses propres moyens ?

–> voir en tente communication.

ACTIONS et ANNONCES COMMISSIONS DU JOUR
Commission Action

Action au Pole Emploi :

Pas mal passé beaucoup discuté entre nous mais pas beaucoup de chômeurs vus (environ 25).

Mais personne employé a demandé de prévenir en avance une prochaine fois pour prévoir quelque chose ensemble…

Proposition d’action : élu Barbier vernissage exposition temporaire musée de Grenoble.

Rappel : Tractage La Bobine samedi 54 mars/ 23 avril, 16h00.

Commission Anti-répression

Organisation d’un atelier d’échanges « tout ce que vous vouliez savoir et que vous n’osez pas leur demander » face à la police et justice.

Dimanche 55 mars / 24 avril, 15h00 : rencontres avec des personnes ayant côtoyé justice ou police.

Cherche des personnes pouvant faire des photocopies pas cher.

TRIBUNE LIBRE

Jean : prévient qu’il sera absent vendredi et samedi.

Samedi : pluie maximum attention aux cartons.

La création d’emplois : Pour quoi faire? Ne défend pas des constructions de start-up et ne s’opposera pas aux licenciements d’entreprises qui polluent mais plutôt pour revaloriser chômage sur le plan moral car chômeurs pointés du doigt.

Préférer valoriser logement, santé et agriculture. Société non marchande ?

Cac38 : rue d’Alembert.

Sylvain: Lutte jeudi prochain: doit rester centrale.

5000 tracts sous la tente. Tout le monde est invité à en récupérer.

Commission action –> tractage ?

Pour que la manifestation du 28 soit massive et pouvoir continuer l’action.

Sarah : atelier « prise de parole gestuelle en groupe ». Zone d’expérimentation. Ceux qui souhaitent venir peuvent rejoindre l’atelier a 15h pour le faire entièrement.

Célia : action très très très grosse banderole en train de se monter. Drap estimé à 200€ (prix a baissé) donc cagnotte jusqu’à dimanche et si non suffisante dimanche reversée à Nuit Debout qui en aura l’utilité.

Jean : revient sur le fait qu’il avait soumis sa proposition de « manifestation populaire » plutôt que « Manifestation citoyenne ». Retour de Mylène : choix donné à commission communication.

Charlène : Rebondissement sur la contestation du début : manque de fond, de parole… Il faut reprendre le temps des échanges pour connaître son voisin. Une action ce n’est pas que tracter c’est aussi et surtout faire mal au système. Il faut interroger ce qu’il se passe.

Sam : rebondissement sur les propos de Charlène. Tout le monde ne participe pas, personne se sent concerné. Discrimination forte pour les gens de la rue.

Réponse directe : commence à mettre en présence différentes personnes qui font la démarche de venir et de discuter mais les efforts sont nécessaires. Faire des choses ensemble cela prend du temps. Cela prendra peut être 3 mois, 6 mois pour que les gens comprennent à quoi sert une AG, à quoi servent les actions… Il faut AGIR! Il faut avoir de la ténacité et de la confiance mutuelle.

Yves : toujours en AG et pas encore intervenu. Se pose beaucoup de questions mais pense que Nuit Debout peut être un vrai lieu de convergences des luttes. Faire de la politique dans le sens noble du terme.

Anonyme : Propreté du site à surveiller, par des initiatives collectives et  individuelles.

Bachir : vient car sa vie est lasse. Il a l’impression d’être dans une gare sans train, un port sans bateau et un aéroport sans avion. Se pose-t-on les bonnes questions ? Vient on ici par hasard? Il faut créer un réel espace de discussion.
Soixante-huitard conseille sur la récupération : le 15 mai c’est loin, il est discuté d’aller jusqu’à la loi reconductible. L’action se discute partout.
Norbert Dentressangle grève générale sur toute la Franc.
Docky gang : appel à une commission féminisme.

Débat inter-gradins : société mixte –> pourquoi cliver les genres?

CR de l’AG du 51 mars (20 avril)

Compte rendu ASSEMBLEE GENERALE du mercredi 51 mars / 20 avril

Rappel du programme du jour (mercredi# 51 mars)
@13h00 : Action debout contre la Société Générale (dresscode tropical)@square DrMartin

@14h00 : Aménagement du site, déco, panneaux

@15h00  Atelier bois, création de bacs à légumes @ jardin de boue

@17h30 : Rdv vie du lieu et logistique

@18h00 : ASSEMBLEE GENERALE CITOYENNE

@19h00 : RDV (point info) pour une mission récupération de nourriture "bonne à jeter" dans les super marchés.

@21h00 : Chorale de fin d’AG !

@21h30 : Soirée thématique sur les paradis fiscaux
RETOUR SUR LE TRAVAIL DES COMMISSIONS de ce jour.

Commission Anti-répression :

Dimanche 24/04: Atelier d’échange. ils croient savoir quoi faire contre la police.

Une avocate a expliqué des choses (15h)…

Appel à faire des photocopies des guides anti-repression (car plus en stock).

Une vedette internationale dans la commission anti rep ?

Traquet n’existe pas, c’est FRAQUET

Appel aux impressions au boulot.

Commission Action :

Action du jour : action Société Générale : une cinquantaine de personnes, bonne ambiance tropicale.

Ils avaient fermé l’agence et s’en excusaient…

Une suite sera discutée bientôt.

Atelier paradis fiscaux.

Action de demain : action pole emploi boulevard Stalingrad, pique nique partagé.

Préparation des action de la journée de mobilisation du 28 avril :

-Grande banderole, trois étapes : tissus, quoi écrire, comment l’accrocher ?

ll ne manque que le tissus (estimation à 300 euros)

-Char : remorque du petit vélo, n’hésitez pas a venir pour aider !

Appel à idées : Comment organiser la journée ?

Se retrouver tôt, en fonction du nombre de participants, plusieurs cortèges vers la gare…

Idée d’un dresscode (s’organiser en petit groupes de 10/15)

Recherche : des grosses boites de conserve, des draps de type très très grands, des palettes, des tracteurs de taille normales, un mégaphone, de la mousse de matelas, des chambres a air, A déposer en tente logistique,

Agenda :

Jeudi @09h15 : Action pôle emploi

samedi @11h Alsace lorraine – @15h chavant : tractage

Lundi @7h et 12h tractage campus

On cherche des gens pour reprendre la responsabilité de la cariole, de préférence des adhérents du « petit vélo ».

Commission Communication

Appel d’un journaliste radio couleur chartreuse, 1h de direct le 3 avril, 3 personnes volontaires pour y aller/

Nouveau tract A6 couleur
Besoin de 70 euros pour 5000 copies A6 en noir et blanc

Lecture du tract : le tract semble faire consensus…

Remarques:

1: assemblée populaire au lieu de populaire et citoyenne car le terme citoyen exclu des gens.

2 : pas obligé de pousser les gens pour qu’ils se bougent / se termine sur nuit debout. prenons nos affaires, elle propose prenons notre avenir

3 : tous les jours on distribue, personne ne connaît la loi, peut être des points pour expliquer, ou que les tracteurs expliquent.

Relecture du tract

Votes :

Êtes-vous pour déléguer la rédaction du tract a la commission communication ?

Vote pour

Voulez vous que la commission communication prenne un jour de retard ?

Vote contre

Venez donc nous aider en commission communication !

Commission Anonyme :

Pour la création de stickers Logo N8 2Bout, quelqu’un a mis 30euros

stickers vinyle classique (garantie 10ans) : 30cts (prix dégressif) 3×3 sur un A4

4×4, 20cts piece

Ils sont visibles en tente communication

stickers indécollable, X3 sur le prix 80cts pièce, comme un puzzle.

Commission Agriculture durable :

Grande opération 26 avril : Plantation de graines en ville, pots de fleur, gazons, pieds d’arbres,

On cherche volontaires avec des “plantoirs”.

Nous avons peut-être des plans compost…

RDV 20h au jardin

Nous avons des difficultés pour trouver des plans camionnette, si quelqu’un peut nous aider.
Commission Lieu de Vie :
Construction d’un bac a légumes → Besoin de palettes et d’outils de jardin

Toilettes sèches : personne ne les vide

si vous voyez que le bac est plein, des gants et gros bacs bleus sont derrière, de la sciure est arrivée,

Tous les jours, il faut emmener des bacs pour les vider, appels a véhicule et volontaires,
Débat debout → barnum avec nouveau panneau pour demande de siege, palettes etc

Le coin enfant a été réaménagé

Pensez le soir a ranger le matériel pour le mettre dans les tentes, toutes les affaires sont a ramener (outils, coin enfant) à la tente logistique,
installation de signalétique

la commission prend les adresses des plans palettes, un gros camion est disponible

Ramassez les déchets par terre…

Remerciements aux 16 personnes hier pour l’aménagement

ANNONCE : sécurité incendie MC2. Ne pas aller uriner sous les fenêtres mais plutôt dans les haies.

Commission Animation :
Quiconque a envie de proposer un atelier (sport, éducation populaire…), n’hésitez pas à proposer à la tente communication ou a la commission animation…

TRIBUNE LIBRE :

Marie : La commission immigration. Que veut dire immigration ? Nous sommes tous des immigrés, les trois mots principaux a ne pas oublier, liberté égalité, fraternité. Tant qu’ils ne seront pas mis en place, on se crée la fraternité,

Frédéric :Quand on est dehors, on est dehors et il y a de la sympathie, de l’amour, de la haine, tout ce qu’on veux. Y'a le mauvais êtres, après on fait ce qu’on veut. Au moins on est la on est vivant, c’est pas parce qu’on est SDF qu’on est rien. Vous vous voyez juste un sdf et rien d’autre, mais après l’etre humain, y’a quelqu’un. Ça peut avoir a voir avec la situation actuelle. “AIMEZ MOU”

Galak est d’accord, pourquoi j’ai choisi cette vie, c’est pour ma liberté

Myriam : Veut nous lire un appel national du mouvement nuit debout. Appel international a converger à paris et a occuper toutes les places le 15 mai.
Lecture de l’appel 7 et 8 mai, convergence a paris pour parler du 15 mai.

Pour dire que ça ne se passe pas qu’ici…

Marc : Pour compléter sur le 15
Deux jours de préparation le 7 et 8, préparation d’une délégation.
Un panneau a été mis en place a l’entre de la com convergence, n’hésitez pas a partager les contacts.

Je viens ici depuis le début, des choses très touchantes se passent ici, une belle diversité, des enfants, des sourires, des témoignages, j’espère que ça va continuer.

Dans la forme que ça prend, certains sont dans l’action, d’autre dans la com, d’autres ont besoin de philosopher. Lecture d’un texte court sur l’environnement sous la petite tente qui est la bas ^^

Kévin :j’ai perdu une boite de feutre posca, merci de la ramener.

Mathieu : Petit debriefing action société générale : mouvement national, réflexion sur où va notre argent, il existe de nouvelles banques, crédit coopératif, la NEF, essayons de penser contre les banques.

Depuis samedi, j’assiste quotidiennement aux AG, beaucoup de choses ont évolué, les idées sont plus claires, on touche de plus en plus de monde. Le mandat jusqu’à vendredi, c’est une aubaine. Merci

Quentin : budget participative on en parle après

Jano : ceux qui sont un peu timides peuvent parler depuis leur place. Je me suis fait faire un tatouage temporaire, de la MMA.

Revue de presse du daubé (pris a la cantine, faut pas déconner) : Nuit debout est il en train de faiblir?

Dans la rubrique sociale : interpellations
A cote, des unités d’élites plus unies
Titre : policiers : au bout du rouleau  Soyez compatissants et ça veut dire que c’est bon.
Suspicion d’évasion, McDo doit 300000000 euros au fisc.

Mustapha : on a parlé du tract. Qu’est-ce que c’est un tract. Dans ma culture, un tract c’est communiquer quelque chose dans la clandestinité. Je préfère “manifeste”. Nuit Debout n’est pas un clan clandestin et sa vision est tout a fait clairvoyante.

Michael : Je propose une activité soufflée par Joanna : opération nettoyage jusqu’à la Bifurk Vendredi matin 10h12h
Anonyme en fauteuil : Pendant la manif, ne me faite pas péter un pétard a coté (“PAN” dans la foule), je suis très sensible au bruit.
Je veux bien nettoyer, je l’ai déjà fait dimanche

Annonce :Besoin de bombes de peinture
Anonyme : On a demandé a carrefour de nous prêter 50 caddies. Qqn en a récupéré 67 dans les quartiers

Frédéric : On est tous dans cette même merde, on est comme on est, on fait tous ce qu’on peut avec ce qu’on a. Continuez a être correctement avec vous et les autres. A deux, on peut faire une situation et une situation nous mène a ça. On doit arriver a jauger et a être compréhensif du prochain. C’est compliqué, j’avoue mais on peut. Ça pourrait être vous mon prochain, vous aussi…(bonne poigne).Amour fraternel

Anonyme : revue de presse. Valls veut deux mois de plus pour l’état d’urgence, y’a de l’eau a rajouter au moulin (fred : Valls il va valser)

Retour des commissions :

Rappel débat évasion fiscale, et projection de films sur le sujet
Commission Action :

Chars. Plusieurs petits aurons le même impact qu’un gros.
Il faut quelqu’un pour récupérer la carriole mardi matin pour la décorer…se manifester.

Action pole emploi Stalingrad de 9h a 15h. Ne pas rentrer dans pole emploi, tractage en extérieur , sensibilisation, convention unedic. Conférence de presse a 12h15 A coté de la rue des alliés.
Les organisateurs invitent les personnes qui le souhaitent a venir se mobiliser le temps de midi pour le pique nique.

Action du 28 :
Organisation de blocage qui ne doivent pas emmerder le monde. Bloquer l’économie…Ne pas desservir le mouvement. Faire chier d’accord, mas faire chier sélectionné !
IDEE : sit-in lieux sélectionnés centre de Grenoble et ses magasins

World Trade Center
Bureaux des partis
Chambre de Commerce (sensibilisation sur le droit des salaires)

Technique : Soit après Verdun (dur de faire repartir les gens)

ou mise en place de bifurcations préréglées qui iront faire les blocages.
Avez vous des contacts avec les syndicats.

Un gars de solidaires est passé pour dire que solidaires avait reposé une demande de parcours pour qu’un cortège rallie la Nuit Debout (MC3)
Romain : des gens des syndicats sont à nuit debout, il y a eu dans l’idée que Nuit Debout rencontre l’intersyndicale. Il faut s’organiser en temps que collectif ce qu’on veut faire avec.

IDEE : un avant 28 pour mettre en place des tractages. Des expériences montrent que ça marche. Faire passer un message. Expliquer le mouvement, sensibiliser sur Loi EK. Et qu’ils ne sont pas obligés de prévenir pour faire grève.

IDEE : mettre en panne tous les composteurs de façon simultanée de façon temporaire.

anonyme : argent public la tag, argent privé les péages.

IDEE : comparaison entre le temps de germinal et loi EK

Atelier t-shirt nuit debout pour la manifestation en préparation. A suivre

Demain avant l’AG, Emilie (qui lève les bras) a proposé un atelier de chants. Au point Accueil. Un panneau est disponible pour des idées de slogans.

rectification : vendredi 17h atelier chants de manifs

Commission lieu de vie et animation :
prise contact avec un constructeur de meubles en palettes
Contact avec les graveurs de Grenoble (graffs et atelier)
Une table de Ping-Pong est arrivée.
Un filet de volley sera installé
Longskate, vélo, baseball

Avant toute projection, plusieurs petits clips seront projetés

Vendredi 22 de 15h à 16h30 : atelier pour adulte prise de parole et gestuelle en groupe

Vendredi 22 a 16h30 : fanny : atelier imprime ton slogan (amenez vos slogans)

IDEE: créer un clip audiovisuel

Installation d’un tipi, “référent SDF”

Possibilité d’avoir un algeco, fermer des choses a clés ou douches. On cherche une grue

IDEE : Demande de soirée festive pour samedi (non amplifiée)…appel aux groupes. Non

validée mais a voir. Ou gros BUFF
IDEE : action éclair évasive
Pour ce WE on cherche des personnes pour gérer le coin enfants.

Commission Galak :
On parle beaucoup de nous, il faut pas nous dénigrer. Toute ma vie, c’est mon chien et mon sac. Nous on est a la rue et vous vous en rendez pas compte. J’ai 37 balais, 2 gamins….C’est pas une vie facile, mais on est la, on est présents.Soyez pas distants avec nous (!!!) C’est un rassemblement ici, on est ensemble. Faut qu’on se rassemble, qu’on arrête de se rejeter. Je sais qu’il faut du temps mais si ça pouvait aller un peu plus vite, ce serait bien.
Commission constitution :
La constitution c’est la colonne vertébrale de notre société
Il est nécessaire de rappeler les valeurs Liberté, Egalité, Fraternité (Et la justice)

Il est nécessaire qu’on reparte d’un certaine base.

Il faut faire vivre la com constitution

Aujourd’hui on est dans un système compartimenté ou le peuple n’a plus la parole. Mais avec notre mouvement on a su se réapproprier l’espace public.

Il faut mettre en interaction tous les secteurs (éducation, culture par ex)

Il faut sortir du présidentialisme. On peut pas laisser des gens nous gouverner de telle sorte.

Faire des mandats impératif. Révocation si promesse pas respectées.

Referendum révocatoire.

Ne pas faire en sorte qu’une personne se présente plusieurs fois a plusieurs élections…
Nos idéaux pourrons prendre forme si on est tous ensemble.
Pourquoi pas sortir de la logique de partis.
“au boulot” dans l’assemblée.

Atelier environnement :

Le poing et la plume

Sobriété heureuse

Capitalisme

Anti capitalisme

Éveil

Constituante

Relation Homme nature

La boucle est bouclée

Tout est relié et la question constituante est la clé

Communication :
Réflexions sur le tract

Débat citoyen ou populaire comment on utilise les mots.

Pas mal de nouveaux on relevé un manque de visibilité.

IDEE : AG volantes et actions en centre ville
IDEE : lieux fixes pour les commissions.
Une personne s’est proposé de faire un joli plan.

Une personne va refaire le site internet. PRISE EN COMPTE DES BESOINS DES DIFFERENTES COMMISSIOONS.
Rappel radio chartreuse.
ANNONCE EXPRESSE : la chorale des barricades vont arriver APPLAUSE

Commission Anonyme :

IDEE : mettre le mot déchet pour le vider de son sens…
Un gros truc dans lequel n’importe qui peut venir inscrire ce qu’il jetterai a la poubelle.

Quand c’est bien rempli, on le ramène en centre ville et on théâtralise.
Des breakers s’entraînent et il pourraient rejoindre le mouvement
CHANSONS A l’ombre des jugements, Kenny Arkana
Rajouter dans le tract le fait que les gens peuvent faire grève sans prévenir.

CHORALE !
débat évasion fiscale

Anti répression :
on était encore que 2… Besoin des impressions
Fly disponibles a la tente communication pour photocopies si quelqu’un peut en faire.